B. A., Xll
il. B. A., XIII, 1 : ■■ dux erat Labiénus et duo Pacidei » [sic dans les manuscrits; la correction Ti. Pacideius, proposée par ISctineider, est probablej. Le vrai chef était Labiénus.
CESAR EN AFIUQUE. 69
gènes ', des fantassins numides et des archers -. En moins de quatre jours ', il avait parcouru environ 180 kilomètres', et il était maintenant en face de son ancien chef. A très peu de distance derrière lui, s'avançait Pétréius, conduisant aussi des cavaliers et de l'infanterie légère ^ Mais Labiénus se jugea en état de gagner seul la bataille que César se montrait prêt à engager.
11 constitua un front étendu, composé de cavaliers et de fantassins mêlés, où les rangs étaient si serrés que, de loin, on pouvait croire qu'il n'y avait là que de l'infanterie. Aux deux ailes, il plaça de grandes forces de cavalerie, avec lesquelles il projetait d'envelopper les Césariens" et de leur faire subir le sort des compagnons de Curion.
César disposa son armée sur une seule ligne, précédée des archers, flanquée aux ailes par les cavaliers, qui devaient la protéger contre l'encerclement. H croyait qu'il allait avoir à livrer une bataille. qui serait surtout une lutte entre deux infanteries, front contre front'.
Après quelque attente, la cavalerie pompéienne se déploie. Tandis qu'une partie va occuper les collines voisines, sans doute pour empêcher les Césariens de s'y réfugier^, le reste vient harceler les cavaliers du dictateur et s'apprête a les tourner. Ceux-ci ne sont que quatre cents, et beaucoup de leurs montures ne sont pas encore remises des fatigues de la traversée ', Ils résistent avec peine à cette multitude d'enne-
1. B. A., XIX, 6. Peut-être Labiénus s'était-il adjoint une partie de ces Numides à son passagre a Hadruniète : u. supra, p. 39 (n. 11), 63.