Ibid., XIU
8. Ce que untie auteur ne dit pas. GonL un épisode de la bataille de Curion, supra, p. 22.
y. VoirB. A., XYIII, 4.
mis ^ Cependant, les fantassins numides se portent en avant, avec les cavaliers auxquels ils sont mêlés. Les uns et les autres lancent leurs javelots sur les légionnaires; puis les cavaliers se retirent, tandis que les fantassins s'arrêtent jusqu'à ce que les cavaliers reviennent à la charge. Le désordre se met dans les rangs des Césariens. Ceux qui s'avancent vers l'ennemi ne peuvent atteindre de leur lourde arme de jet les cavaliers en fuite, mais eux-mêmes sont atteints de flanc par les javelots des fantassins les plus proches. César doit défendre à ses légionnaires de s'éloigner de plus de quatre pieds de la ligne de front". Aux ailes, ses cavaliers commencent à céder devant des charges de plus en plus pressantes. Bientôt, sa petite armée est partout cernée ^ Labiénus, au premier rang, tête nue, encourage ses troupes et raille les Césariens. L'un d'eux, un vétéran de la X" légion, lui répond fièrement, en rejetant son casque; il lui lance son pi lum, qui atteint et blesse grièvement le cheval de Labiénus^. Mais la plupart des soldats du dictateur sont des conscrits^; ils ont peur et ne font plus qu'éviter les traits. Leurs regards se tournent vers César" : les sauvera-t-il?
C'est alors qu'il rétablit par des manœuvres géniales une situation presque désespérée. Malheureusement, les explications de Pauteur du Dellum Africum manquent de clarté; le texte même des manuscrits n'est pas très sûr. Voici l'interpréi,ation la plus vraisemblable \
Les Césariens sont donc complètement enveloppés : sur le