LE CAMP UE RUSPINA
vement blessé et a dû quitter le combat'. Beaucoup d'autres ont reçu aussi des blessures et Labiénus les transporte sur des chariots à Hadrumète-. Nombreux sont ceux que César a faits prisonniers, ceux qui viennent à lui en transfuges ^ Après son succès, il reste quelque temps sur les hauteurs qu'il a occupées et où les siens se reposent. Puis il les ramène sans hâte au camp*.
Il avait probablement essuyé d'assez grosses pertes, — ce que l'auteur du Dellum Africum ne dit pas% — et, s'il avait su éviter un désastre, il n'avait pas remporté une véritable victoire, car ceux qu'il avait repoussés n'étaient nullement hors de cause. Ils prétendirent même avoir eu le dessus^ : en quoi ils exagéraient. Mais César, heureusement rentré dans son camp de Huspina, ne tenta plus de nouveau l'aventure.
Entre Sousse (Hadrumète) et Lemta (Leptis), la presqu'île de Monastir forme une grande saillie \ Dans sa partie Nord- Est, elle est constituée, sur un espace d'environ 15 kilomètres carrés, par un plateau qui s'élève en pente douce depuis la mer et qui, à l'Ouest et au Sud, domine de 20 à 30 mètres le pays environnant : forteresse naturelle, protégée sur ces deux faces par un rebord en talus, et, ailleurs, par les flots. La surveillance des approches est facile : une plaine, en général très