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6. Voir un propos, d'ailleurs peu vraisemblable, attribué à Pétréias dans Appien, II, 95. Dion (/. c.) présente cette bataille comme une défaite de César. Strabon, au contraire (XVII, 3, 12), la mentionne comme une victoire du dictateur.
7. Pour la topographie des régions de Ruspina et d'Uzitta, voir Atlas archéol. de la Tunisie, (^' Sousse et Djemmal; Veith, l. c, p. 76i-782, 795-810 et cartes 17-19.
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unie', s'allonge sur plus de vingt kilomètres vers le Sud et s'ouvre largement'^ entre les hauteurs qui la flanquent à l'Ouest et à l'Esté Un petit port, à l'abri des vents d'Ouest, avait été établi sur la cote orientale de la presqu'île; à quelques kilomètres au Sud-Est, était le port de Leptis.
C'est ce plateau, où s'élevait la ville de Ruspina, que César avait décidé d'occuper. Il en ferait une citadelle qui défierait les attaques des républicains; il y exercerait ses jeunes soldats; par la mer, qui lui resterait ouverte, il recevrait le matériel et les vivres dont il aurait besoin. Et, bien résolu à ne pas risquer une offensive prématurée, il attendrait les trou'pes, ou, tout au moins, une partie des troupes qu'il n'avait pu emmener avec lui à son départ de Sicile, et qui étaient les meilleures de ses forces\ Quand le temps serait venu, il livrerait la bataille décisive dans cette plaine qui s'étendait à ses pieds et qui paraissait avoir été faite pour des rencontres d'armées.
Ruspina n'était pas, comme on l'a cru % à Monustir, sur le rivage, vers la pointe de la presqu'île. Elle se trouvait à une certaine distance de la mer", et il est très vraisemblable qu'elle est représentée par les ruines d'Henchir Tenir", dans un angle que forme, au-dessus de la plaine, la bordure du plateau. De là, il y avait, vers l'Est, deux kilomètres en droite ligne jus-
1. Conf. B. A., XIX, 7; XXXVII, 4: LI, 1. Comme nous lavons dit (p. 08), la sebklia de Sahliue, qui occupe la partie septentrionale de cette plaine, n'existait sans doute pas dans l'anliquité.
2. Elle s'étrangle à la liauleur des ruines d'U/.illa, mais, à cet endroit, elle a encore 4 kilomètres de largeur.
3. L'auteur du Bellwn Africuni (XXXVII, 4) décrit ainsi celte plaine : « Hic campus mirabili planitie patet milia passuum XV [du Nord au Sud], quem iugum cingens a mari orlum ue(iue ita praealtum velut tlit?alri efUcit speciem. » Cette ceinture de hauteurs est ouverte au Sud, mais Veitli l'ail remarquer que, du plateau de Ruspina, on ne s'en aperçoit pas.
4. Conf. les réflexions de l'auteur du Belluni Africum, XXXI, 7-9.
5. Et comme je l'ai répété : t. II, p. 136. V. contra, Veith, p. 768 et suiv.
6. Puisque César établit une ligne fortifiée, allant de Ruspina à la mer : B. A., XX. 1. — Silius Italicus, III, 260 :
Quaeque propul eavit non acquos Ruspina fluctus.
7. J'adopte l'opinion de Veith, p. 779-781. Conf. Holmes, l. c, p. 317.