Voir t. IV, p
n'y aurait donc pas eu dans la péninsule de débouchés pour les huiles et les vins africains : la culture du blé, assurée de ces débouchés, devait paraître préférable.
Pour l'élevage,' nos renseignements se bornent à quelques mentions de bétail dans la loi de 111 ', dans Salluste"^ dans le journal de la campagne de César ^
Des pêcheries de thons, créées sans doute à l'époque carthaginoise, sont signalées sur la côte orientale de la Tunisie, près de Monastir et au cap Kaboudia, par Strabon *, c'est-à-dire peut-être par Artémidore", qui écrivait tout à la fin du second siècle.
Aucun texte n'indique que des mines aient été exploitées en Afrique; un poète, Lucain "^j affirme même qu'il n'y en avait pas^
Avec Carthage, disparut un des grande centres industriels du monde antique. Si les importations de cette métropole avaient , fait obstacle au développement économique des cités qui lui étaient soumises, il ne semble pas que celles-ci aient beaucoup profité du triomphe des Romains. Le mobilier des tombes ne nous fait guère connaître, comme produits du pays, que des poteries, qui devaient] être fabriquées à Utique, à Hadrumète et dans quelques autres lieux encore *. Ce sont des objets vulgaires et d'une technique plus ou moins grossière ^ Les