IX, 424-6 : (la Libye
In nullas vitiatur opes : non aère, nec auro Excoqiiitur, nullo glebarum crimine, pura Et penitus terra est.
7. Salines près d'Utique : César, Bell, civ., II, 37, 5 (conf. Pline l'Ancien, XXXI, 81; G. /. L., VIII, 1180= 14310); près de Thapsus : Bell. Afric, LXXX, 1.
8. On fabriquait peut-être aussi, dès cette époque, des figurines en terre cuite à Hadrumète, industrie qui y fut assez florissante dans les premiers siècles de notre ère.
9. U y a lieu, cependant, de signaler des réchauds et des cassolettes, avec un
formes, souvent d'origine hellénique, restent celles qui étaient usitées à Carthage dans les derniers temps de cette ville ' : par exemple, on continua à façonner, je ne sais où, jusque dans le cours du premier siècle avant J.-C, de ces lampes, imitées de modèles grecs, qu'on ornait parfois de l'image, proprement punique, dite signe de Tanit^
En dehors des achats et des expéditions de blés, destinés à l'Italie, le commerce ne paraît pas avoir été très actif . Sur mer, il était gêné par la piraterie. Nous ne connaissons pas d'autres exportations que celles des grains. L'Italie, pays d'élevage, n'avait pas besoin de recevoir d'Afrique du bétail, qui aurait été d'ailleurs d'un transport difficile, ni des laines, d'une qualité inférieure aux siennes. Si on lui envoyait des esclaves, ils étaient sans doute capturés au delà de la province. Celle-ci importait probablement du vin, comme l'Espagne et la Gaule, mais, semble-t-il, en quantité médiocre \ Avant la destruction de Carthage, l'Afrique recevait assez abondamment des poteries fabriquées en Campanie et dans le Sud de la péninsule : lampes de types grecs*, petits vases copiés sur des modèles en métal et recouverts d'un vernis noir brillante Ces importations continuèrent sous la domination de Rome, au second siècle et pendant une partie du siècle suivant : elles sont attestées par des trouvailles faites surtout dans des sépultures ^ Il est vrai
décor estampé et incisé : voir t. IV, p. 62, n. 3; p. 162, n. 5; Renault, Bull, archéol. du Comité, 1913, p. 349-350 et pi. XXXII, flg. 2.