‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 113 sur 142 · T. IV, p · texte numérisé non relu

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114 LA PROVJiNGE D'AFRIQUE SOUS LA RÉPUBLIQUE.

sont enfermés dans des coffrets en pierre, des caisses en plomb, surtout des urnes en terre cuite • ; à Hadrumète, celles-ci offrent souvent une inscription punique peinte en noir, indiquant, entre autres choses, le nom du- défunt'. En quelques lieux, subsistent encore des rites indigènes, que nous avons étudiés ^ A Lemta, Thapsus^ El Alia, des morts ont été couchés dans une attitude repliée *. A Mahdia et à Henchir Béni Nafa, des ossements qui n'offrent aucune trace de feu et qui appartiennent fréquemment à plusieurs individus sont rassemblés sans ordre : les corps ont donc subi un décharnement complet avant l'ensevelissement définitif; à El Alia, peut-être par application du rite nouveau de l'incinération à d'antiques usages, une combustion sommaire avait, semble-t-il, pour objet de produire aussitôt le décharnement.

A l'exception de ces vieilles pratiques libyennes, tout est punique dans les sépultures de la province romaine d'Afrique entre le milieu du second siècle et le milieu du premier. Rien n'y indique que cette contrée eût changé de maîtres.

Ce qui prouve le mieux combien les mœurs et les coutumes restèrent immuables, ce sont des découvertes faites à Carthage même, au lieu dit Bir ez Zitoun^ Là, sous des tombes de l'époque impériale, on en a rencontré d'autres, à inhumation ou à incinération, contenant des poteries qui auraient pu être tirées des caveaux funéraires les plus récents de la Carthage punique. Certaines de ces sépultures étaient surmontées de stèles, identiques à celles qui se retrouvent, en si grand nombre, dans les cimetières carthaginois des iii*-if siècles, et qui représentent un personnage levant la main droite et tenant de la

t. Ibid., p. 451.

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