‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 129 sur 142 · Voir t. V, p · texte numérisé non relu

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montre Jugurlha entourant Cirta d'un fossé' : la source commune de cette bévue est probablement Posidonius. De son côté, Strabon^ affirme, comme Salluste*, que la partie occidentale du royaume de Numidie est plus fertile et plus peuplée que la partie orientale : on peut admettre aussi que l'un et l'autre ont emprunté à Posidonius cette assertion contestable. Dans un passage où les formes adoptées pour les noms propres décèlent une source grecque*, l'historien romain place inexactement les Autels desPhilènes; or Strabon commet la même erreur^ au cours d'un développement où il se réfère à Posidonius*^. On voit que Salluste n'a pas toujours été heureux dans ses emprunts, et nous sommes en droit de nous étonner qu'un ancien proconsul d'Afrique se soit contenté de chercher chez un savant grec des renseignements sur la géographie africaine, alors qu'il lui eût été bien facile de recueillir des informations plus sûres.

Ce n'est pas qu'il ait copié Posidonius d'une manière servile : une telle hypothèse serait absurde à l'égard d'un écrivain de la valeur de Salluste; elle serait réfutée par la comparaison du Jugnrtha avec les fragments qui nous restent de Diodore et qui ne se superposent pas rigoureusement aux passages correspondants du texte latin '. Ajoutons que Posidonius était un partisan de la noblesse romaine : il ne devait pas montrer

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