Appien, Lib., 100. Diodore, XXXIY-V
de Cirta, qu'il prenait soin d'embellir', il se plaisait surtout, — du moins on l'affirme, — à s'entretenir de science et de philosophie avec des Grecs ^ Il semble ,bien qu'il n'ait pas négligé non plus de tirer de ses sujets de quoi remplir largement ses coffres ^ Son règne se passa ainsi, sans événements importants.
A l'égard de Rome, il remplit ses devoirs avec fidélité, déclarant*, comme son père, qu'il n'était que l'intendant d'un royaume dont elle restait la légitime propriétaire. Comme Masinissa, il mit à sa disposition des troupes, des éléphants, du blé. Ainsi, en 141 avant J.-C, il envoya dix éléphants et trois cents cavaliers au proconsul Q. Fabius Maximus Servilianus, qui avait à combattre Viriathe et les Lusitaniens ^ Peu de temps auparavant, il avait peut-être fourni d'autres éléphants à Q. Ccecilius Métellus Macédoniens, qui guerroya dans la péninsule ibérique en 143-142, comme consul, puis comme proconsul \ En 134, il en envoya douze à Scipion Émilien, chargé de détruire Numance, ainsi que des archers, des frondeurs, des cavaliers, sous la conduite de son neveu Jugurtha\ Il se peut aussi qu'il ait fourni à Cn. Domitius Ahénobarbus les éléphants qui, en 121, causèrent une grande frayeur aux Gaulois et contribuèrent à la victoire de ce proconsuls En 126 ou 125, il avait expédié du blé à des troupes combattant en Sardaigne : C. Sempronius Gracchus, le futur tribun, était alors questeur