‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 136 sur 142 · T. III, p. 364; t. V, p · texte numérisé non relu

T. III, p. 364; t. V, p

un auxiliaire utile et dévoué'. Ses deux frères montrèrent d'abord moins d'empressement à renoncer au rêve de leur père ^, mais ils comprirent, eux aussi, qu'ils devaient accepter l'inévitable.

Après sa victoire, Rome abandonna aux fils de Masinissa quelques miettes du butin ^; elle garda l'emplacement de Carthage et, sous le nom d'Africa, une zone qui en défendit l'approche. Elle ne désirait pas étendre sa domination plus loin. La Numidie ne lui paraissait pas assez riche, ni assez civilisée, pour payer une conquête qui eût été difficile, et une occupation militaire qui eût pu causer de grands embarras. Il lui importait seulement de maintenir dans son alliance, c'est-àdire sous sa tutelle, les souverains de cette contrée barbare ; elle n'entendait point leur permettre de prendre des allures indépendantes, d'oublier que, loin d'avoir des droits sur VAfricaj ils ne détenaient le pays numide que parce qu'elle avait consenti à l'abandonner à Masinissa. Ainsi le voulaient son prestige et la sécurité de sa province. Ces vassaux pouvaient, du reste, lui rendre quelques services, en faisant la police autour de ses frontières africaines, en lui fournissant des secours militaires et des vivres, en favorisant chez eux le commerce italien.

Gulussa et Mastanabal moururent peu d'années après leur père*, et Micipsa resta seul roi". Rome n'eut pas de motifs de s'en alarmer. Le fils aîné de Masinissa avait presque atteint la vieillesse*^ et il étaitd'un caractère fort paisible\ Dans sa ville

Page 1