‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 142 sur 142 · Ibid., VI, 1; Vil · texte numérisé non relu

Ibid., VI, 1; Vil

7. Il fut populaire, non seulement chez les Numides (Jug., VI, 1 et 3; Vil, 1), mais peut-être aussi chez les Maures {ibid., CXI, 2; sur ce passage, voir cependant infra, p. 250, n. 1). Il séduisit même les Romains auprès desquels il combattit en Espagne (Jug., VII, 4).

8. Conf. Lallier, dans Annales de la Faculté des Lettres de Bordeaux, IV, 1882, p. 278; G. Bloch, M. Aemilius Scaurus, p. 49.

redevient subitement un barbare, impuissant à se maîtriser. Les brillantes qualités de Jugurtha l'avaient, dès sa jeunesse, rendu populaire parmi les Numides. Si l'on en croit Sallusle', Micipsa s'en serait alarmé et aurait songé à se délivrer d'un neveu si supérieur à ses fils et sans doute si désireux de les supplanter. Mais, n'osant pas le faire périr, par crainte d'une révolte de ses sujets, il l'aurait envoyé devant Numance avec l'espoir qu'il s'y ferait tuer, victime de sa bravoure.

Jugurtha se rendit donc en Espagne, à l'armée de Scipion Émilien^ Il s'y fit promptement une belle place, exécutant les ordres avec docilité et intelligence, très courageux dans l'action, capable de donner des avis judicieux, sympathique à tous par sa bonne grâce. Le général, au caractère duquel il savait se plier à merveille, lui confiait les missions les plus difficiles ^ Les officiers, parmi lesquels se trouvaient deux de ses futurs adversaires, Marius * et Rutilius Rufus ^ traitaient en ami ce Numide qui avait appris sans peine à parler le latin ^; certains d'entre eux l'engageaient à donner libre cours à son ambition".

Après la chute de Namance (dans Tété de l'année ISS'*), î^cipion loua et récompensa Jugurtha devant toute l'armée, puis le congédia, en lui donnant pour Micipsa une lettre dans laquelle il vantait son rare mérite''.

Le vieux roi comprit qu'il ne pouvait plus désormais s'opposer à la fortune de son neveu. Il l'adopta (soit aussitôt, soit seulement en 120) : ce qui donna au fils illégitime de

i.Jug.,\l, 2-3; VII, 1-2.

2. Voir, outre Salluste, Appien, Iber., 81); Velléius Paterculus, II, 9, 4.

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