Salluste, Jug., V, 7. Gonf. Jean d'Antioche, L c
oncle Micipsa, qui le fit élever'. En 134, quand il fut envoyé devant Numance, il devait avoir une vingtaine d'années ^
Il avait les avantages physiques de son grand-père : il était, dit Salluste^ beau et vigoureux. Nous n'avons de lui aucun portrait qui nous permette d'en juger, car les monnaies où on a voulu le retrouver représentent sans doute un dieu. Hercule \ Il aimait avec ardeur les exercices du corps, l'équitation, la chasse^ Brave jusqu'à la témérité, il sut plus tard montrer aussi les talents militaires d'un chef, conduire fort habilement la guérilla, où les Africains excellaient, livrer de vraies batailles, entreprendre même des sièges selon les méthodes romaines. D'une intelligence très vive% ilmitautant d'énergie que de souplesse au service de son ambition; adroit à séduire', d'ailleurs dépourvu de scrupules, perfide, cruel, persuadé, dans son mépris des hommes, que la corruption est le plus sûr moyen d'acquérir des partisans, n'hésitant pas à se débarrasser de ses ennemis par le crime.
Son caractère offrait, il est vrai, d'étranges contradictions ^ Cet homme, qui paraît si capable de concevoir et d'exécuter de vastes plans, a l'esprit mal équilibré; des crises nerveuses l'abattent ou l'entraînent à des actes insensés : accès de désespoir, où sombrent son courage et sa volonté; fureurs qui l'aveuglent et lui font commettre des fautes irréparables. Il