Appien, Lib
2. Provinciae. Le terme provincia signifiait proprement le domaine sur lequel un magistrat exerçait Vimperium, c'est-à-dire la plénitude de l'autorité publique.
3. Ce qui le prouve, c'est que, pour Fabius Hadrianus, qui gouverna l'Afrique entre 84 et 82, on se demanda plus tard s'il était venu dans cette province en qualité de legatiis, ou de pro praetore, ou de praetor. Pseudo-Asconius, dans l'édition de Gieéron par Orelli, V, 2, p. 179 : « ... cum C. Fabius Adrianus, ut alii aiunt legatus, ut alii pulant pro praetore vel praetor, provinciam obtineret Africam. »
prorogation, pour la même durée, du préteur ou du propréteur qui exerçait un gouvernement provincial. Et même, comme le gouverneur ne devait pas quitter la province avant la venue de son successeur, il suffisait de ne pas le remplacer pour qu'il fût prorogé en fait.
Les préteurs et les propréteurs ayant mêmes pouvoirs, on les appelait les uns et les autres praetor dans l'usage courant'. Faute d'indications précises, il nous est impossible de distinguer ceux qui avaient officiellement droit à ce titre, parmi les rares gouverneurs dont les noms nous sont parvenus pour cette période de 146 à la dictature de Sylla'^ De l'un d'eux, Fabius Hadrianus, nous savons qu'il resta au moins deux ans en Afrique, où il était en 84^ et en 82 \
En 81, Sylla fit voter une loi {lex Cornelia)^ qui modifia ce régime. Le nombre des préteurs fut porté à huit, et tous exercèrent leur magistrature à Rome. L'année suivante^, ils étaient chargés d'une des huit provinces, qu'un tirage au sort leur avait attribuée au cours de leur préture\ Dans ce gouvernement, ils eurent désormais le titre àe jyro consule^ (et non plus de ;;ro
1. Mommsen, Ftôm. Staatsrecht, 2" édit., II, p. 230, q. 5. Ea grec (TTpaTYiydç.^
2. Pour les gouverneurs de VAfrica à l'époque républicaine, voir Fallu de Lessert, Fastes des provinces africaines, I, p, 3 et suiv.