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ces colonies qui étaient de solides points d'appui et de résistance en pays conquis.
Les effectifs des troupes ont pu varier selon les besoins et les menaces : nous avons dit que le Sénat les fixait tous les ans. En 125, selon un auteur dont Paul Orose' et saint Augustin- sont les échos, il y aurait eu 30 000 soldats réunis près d'Utique; une peste terrible en aurait emporté 20 000 en quelques jours ^ Ces chiffres, empruntés peut-être par Tite-Liveàun annaliste coutumier dételles exagérations, sont certainement inexacts^Aladate indiquée, rien ne paraît avoir pu justifier l'entretien d'une armée aussi nombreuse dans une contrée aussi peu étendue. En 81, Pompée, étant revenu à Utique après la guerre qu'il venait d'achever victorieusement, reçut de Sylla l'ordre de licencier son armée, sauf une seule légion, et d'attendre avec elle l'arrivée de son successeur à la tête de la province^: cette légion représentait probablement l'effectif du temps de paix. Au commencement de l'année 49, il semble bien qu'il n'y ait eu dans VAfrica qu'une seule légion** : environ 4 000 hommes, citoyens romains, auxquels pouvaient être adjointes des troupes auxiliaires.
Dans quelle mesure cette armée se recrula-t-elle en Afrique? Nous ne saurions le dire. Les citoyens romains, aptes à devenir des légionnaires, ne faisaient pas défaut en ce pays, malgré l'absence de colonies. Au début de la guerre civile, Attius Varus y recruta très rapidement deux légions^ Mais on était alors en temps de crise et de levées extraordinaires.