Plutarque, Pompée, 13. Conf. supra, p
6. Il y en avait trois quelques mois plus tard, lors du débarquement du Césarien Curion (César, Bell, civ., II, 23, 4, comparé avec I, 31, 2). Mais deux d'entre elles venaient d'être levées par Attius Varus {ibid., I, 31, 2).
7. Voir note précédente. Les légions qui furent ensuite formées par les Pompéiens se composaient en grande partie de gens qui n'étaient pas des citoyens habitant la province d'Afrique.
Les sept cités qui furent déclarées libres en 146, et auxquelles il faut joindre depuis 111 Leptis la Grande, auraient pu fournir des soldats \ Fendant la guerre entre César et Juba P'', Leptis en envoya au roi numide'. Des gens d'Utique paraissent avoir servi en 81 sous les ordres de Pompée, lorsqu'il vint faire campagne en Afrique-'. Mais rien n'atteste qu'en temps normal, ces villes aient mis des troupes à la disposition de Rome, ni même qu'elles aient été tenues de le faire dans des circonstances graves'. Comme, sauf une seule (Theudalis), elles étaient situées sur le littoral, on peut se demander si leurs devoirs d' «amitié» envers Rome ne les obligeaient pas à l'aider de leurs vaisseaux quand elle en avait besoin. II faut constater, cependant, que nous n'avons aucun texte qui nous autorise à l'affirmer^; nous ne savons même pas si les villes dont nous parlons possédaient des navires de guerre -: le port intérieur, appelé cotlion^', et l'arsenal maritime^ dont il est fait mention à Hadrumète dataient sans doute de l'époque punique, et l'arsenal n'existait plus dès la lin du second siècIe^
Carthage avait astreint ses sujets au service militaire'. En
1. Carthage avait fait des levées dans les colonies phéniciennes et puniques du littoral : voir t. II, p. 296-7.
2. Bell. Afric, XGVII, 3 : les Leptitains ont aidé Juba <• armis, militibus, pecunia ».
3. Gicéron, Pro Balbo, 22, 51 : (Pompée) " ex bello illo Africano ... quosdam Ulicenses civitate donavil. »
4. Au temps de la guerre de Jugurlha, Leptis, devenue l'amie et l'associée de Rome, • exécuta avec zèle, dit Sallusle {Jug., LXXVII, 3), tous les ordres qu'elle reçut de Bestia, d'Albinus, de Métellus >>, qui commandèrent alors en Afrique. Nous ignorons quels furent ces ordres. 11 n'est guère probable que les magistrats de Leptis aient fourni des troupes aux généraux romains, car, en 108, ce fut Métellus qui leur en envoya sur leur prière (Salluste, LXXVII, 1 et 3).
5. Nous ne trouvons pas de mentions de vaisseaux fournis par des villes libres d'Afrique à la flotte pompéienne, lors de la guerre civile. Attius Varus, amiral de cette flotte, ayant besoin de rameurs et de soldats, employa des Gélules : Bell. Afric, Lxfl, 1.
tt. Bell. Afric.', LXII, 5; LXUI, 5 et 6.