‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 30 sur 142 · Voir t. V, p. 145, n · texte numérisé non relu

Voir t. V, p. 145, n

5. Adv. pagan., V, 11, 4 : « Apud ipsam Ulicam civitatem triginta milia militum, quae ad praesidium totius Africae ordinata fuerant, etc. » Cette indication vient probablement de Tite-Live.

6. Utique, dit Strabon (XVII, 3, 13), servait aux Romains de place d'armes pour ce qu'ils avaient à faire en Afn<iue. Voir aussi infra, p. 28.').

7. César, Bell, civ., II, 25, 1. Pour l'emplacement, voir Veilb, Antike Scidachtfel'lcr in Afrika (dans Ant, Schlachtfelder de Kromayer, t. III), pi. }6.

qu'il semblait nécessaire d'assurer une liaison très étroite entre la ville et l'armée qui pouvait avoir à la défendre et qui en tirait ses subsistances'. Quand la paix régnait, ce voisinage immédiat aurait eu plus d'inconvénients que d'avantages. On peut donc se demander si le camp n'était pas à quelque distance : un emplacement favorable eût été, à trois kilomètres (à vol d'oiseau) d'Utique^, le promontoire où Scipion l'Africain s'était fortifié pendant la seconde guerre punique et qu'une armée romaine avait occupé de nouveau en 149'.

Il paraît cependant difficile d'admettre qu'il n'y ait pas eu, sur d'autres points de la province, des troupes chargées, non seulement de maintenir l'ordre parmi les sujets, mais encore de parer à des attaques subites, venant soit du royaume numide, soit de la mer.

Ces attaques menaçaient surtout les centres de population importants, où des pillards pouvaient amasser rapidement un gros butin, A l'époque carthaginoise, beaucoup de villes et de bourgs du territoire punique étaient protégés par des remparts ^ Les Romains n'avaient aucune raison de démanteler les cités qu'ils déclarèrent libres en 146. De fait, un siècle plus tard, l'auteur du journal de la campagne de César et César lui-même mentionnent les murs de la plupart d'entre elles : Utique ', Hadrumète''', Leptis la Petite \ Thapsus % Acholla ''. Ce n'étaient

1. Le camp des troupes que Gatoa coinmaadail en 47-46 devait être, pour les mêmes raisons, tout auprès d'Utique. Florus (II, 13, 70) écrit : « Cato... positis apud Bagradam castris Uticam veluti altéra Africae claustra servabat. •> C'est là simplement une phrase de rhéteur, car, à cette époque, le Bagrada ne passait pas près d'Utique : conf. t. II, p. 143-4.

2. César, Bell, civ., II, 24, 2 ; « Is locus peridoneus castris habebatur. »

3. T. III, p. 219 et 348. En 49, Gurion, le lieutenant de César, y établit aussi son camp : César, l. c, II, 37, 3.

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