Ibid., XXXIII, 4-5; XLIIL
pas les seuls lieux qui fussent alors fortifiés dans la province. Le même journal nous apprend que d'autres, situés à l'intérieur des terres, l'étaient aussi : Uzitta', Aggar^, Zeta^, Thysdrus*, Parada". Il désigne sous les noms à'oppida et de castella des villes et des bourgades du littoral et de l'intérieur" : ces termes prouvent qu'elles étaient munies de remparts.
Certains de ces centres avaient été mis tout récemment en état de défense par les Pompéiens : une inscription^ l'atteste pour Curubis, dans la péninsule du cap Bon; elle mentionne des travaux, mur, tours, poternes, fossé, exécutés probablement en 49-48, et elle n'indique pas qu'il s'agisse de réfections. Mais, en général, les adversaires de César durent se contenter de réparer et de renforcer des remparts qui existaient avant eux : ce que Caton fit pour Utique ^
Si donc les Romains avaient démantelé une partie de ces places fortes pendant et après la troisième guerre punique, ils permirent ensuite aux habitants d'en relever les murailles. Une telle autorisation aurait été illusoire, s'ils ne leur avaient pas permis en même temps de posséder des armes, car, presque partout, la population avait à se défendre elle-même : il n'était pas dans les habitudes du gouvernement de Rome de multiplier et d'éparpiller les garnisons.
De grandes fermes étaient aussi fortifiées. Le récit de la guerre de l'an 46 en mentionne une près d'Uzitla, au Sud d'Hadrumète : elle était flanquée de quatre tours ^