V. supra, p
4. En dehors de la province, le territoire de Leplis la Grande était certainement très vaste : voir t. V, p. 200-1.
5. La centuriation de l'époque républicaine et celle de l'époque impériale, à laquelle le territoire d'Hadrumète fut soumis, se rencontraient à environ 35 kilomètres au Nord-Ouest d'Hadrumète : voir Barthel, Limitation, p. 50-57, pi. HI. Mommsen a supposé (G. /. L., VIII, au n" 24094) que le territoire de cette ville s'étendait sous l'Empire jusqu'à Pupput (près d'Hammamet), à environ 05 kilomètres au Nord, mais cette opinion me paraît contestable.
G. Au i" siècle de notre ère, Hadrumète et Thysdrus, ville située à 60 kilomètres au Sud, avaient, semble-t-il, une limite commune : Frontin, De controv. agror., dans Gromatici veleres, I, p. 57. Cependant, il se peut que cette limite ait bordé, non pas le territoire propre d'Hadrumète, mais des terres qui lui auraient été rattachées en dehors de son territoire. Si l'on admet que, sous la République, celui-ci s'étendait loin vers le Sud, il faut supposer qu'il passait à l'Ouest des territoires de deux autres villes libres, Leptis et Thapsus.
7. Cicéron écrit {Verrines, Act. II, m, 6, 12) : « ... vecligal ... certum, quod stipendiarium dicitur, ut Hispanis et plerisque Poenorum. • Il y avait donc des Poeni qui n'étaient pas astreints au stipendiam pesant sur le sol. C'étaient ceux des cités libres. Mommsen {Ges. Schr., I, p. 133) et Marquardt {Rom. Staatsverw., 2' édit., II, p. 196, n. 7) croient qu'il s'agit aussi des indigènes qui cultivaient
4â LÀ PROVINCE D'AFRIQUE SOUS LA RÉPUBLIQUE,
avait sans doute fait peser des charges financières ^, étaient désormais liberae et immunes^j « libres et exonérées ».
Elles jouissaient d'une pleine autonomie municipale; elles conservaient leurs lois et leur juridiction, du moins en matière civile et quand des Romains n'étaient pas parties aux procès. A l'époque punique, il y avait très vraisemblablement dans ces villes, comme;, en général, dans les villes phéniciennes, des magistrats appelés sufètes, un conseil municipal, ou sénat, et une assemblée des citoyens ^ Cette organisation dut être maintenue : des textes mentionnent à Utique le sénat* et des archontes, àpyovxeç^, traduction grecque du terme shofelim^.
Les cités libres purent-elles battre monnaie, droit que Carthage ne leur avait pas accordé? En tout cas, rien ne prouve qu'elles l'aient fait sous la République romaine. Une monnaie de bronze d'Hadrumète, offrant des légendes latines, a été attribuée à l'année 88 avant notre ère : on a cru y reconnaître le nom du préteur qui gouvernait alors l'Afrique \ Mais c'est là une mauvaise lecture. Cette monnaie date seulement d'un temps où une commune administrée par des Ilviri, donc romaine ou latine, existait à Hadrumète ^ : du règne d'Auguste
des terres publiques soumises à la dîme, et non des agri soumis à un stipendium fixe.