‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 40 sur 142 · Appien, Lib · texte numérisé non relu

Appien, Lib

9. La loi de 111 distingue nettement le territoire propre des peuples libres (1. 79 : « ager intra finis populorum leiber[o]rum ») et les terres que les décemvirs de 146 ont laissées, ont assignées, sur le domaine public, aux Ulicenses et aux autres peuples libres (1. 81, 75, 76, 85).

jusqu'auprès de Bizerte (à la même distance au Nord- Ouest) ^

On peut admettre que Rome supprima entièrement les entraves imposées par Carthage au commerce de ces cités maritimes ^ et qu'elle favorisa ainsi leur développement économique; il est vrai que, d'autre part, elle s'acquitta fort mal de la police de la Méditerranée, infestée de pirates.

Naturellement, les villes libres voyaient en elle une protectrice. En 108, les magistrats de Leptis la Grande, impuissants à maintenir l'ordre, envoyèrent demander une garnison à Métellus, qui conduisait la guerre contre Jugurtha\ Un demisiècle après, la même cité, ayant des démêlés avec Juba I", son voisin, se plaignit au Sénat; celui-ci nomma des arbitres, dont la sentence fut favorable à Leptis*. Pendant la guerre civile, les gens d'Utique, quoiqu'ils fussent sous la main des Pompéiens, étaient très bien disposés pour César, à cause des avantages qu'ils tiraient d'une lex Iulia " : il s'agit d'une loi que Jules César fit rendre en leur faveur, au plus tard en 59, dans l'année de son consulat, car il fut ensuite absent de Rome. Nous ignorons quel bienfait cette loi accorda à Utique. Mommsen ^ et d'autres ^ ont supposé que ce fut la concession du droit latin, qui, entre autres privilèges, conférait la cité romaine aux magistrats municipaux. Hypothèse erronée, puisque, dans un plaidoyer prononcé en 54, Cicéron qualifie Utique à' arnica populo Romano ac libéra civitas^. Le statut de

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