‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 43 sur 142 · Nous avons dit (p. 33) que les preuves font défaut · texte numérisé non relu

Nous avons dit (p. 33) que les preuves font défaut

GsELL. — Afrique du Nord. VII. *

46 LA PROVINCE D'AFRIQUE SOUS LA RÉPUBLiQtlË.

la juridiction des magistrats locaux. Cela ne fait aucun doute en matière criminelle; en matière civile, c'était au gouverneur qu'étaient réservés, non seulement les procès entre Romains, mais aussi ceux qui mettaient aux prises Romains et habitants des villes libres : nous le supposons, du moins, car, en ce qui concerne spécialement l'Afrique, aucun texte ne nous éclaire.

En dehors des sept cités qu'elle proclama libres, Rome trouva, dans la contrée qu'elle s'annexa en 146, d'autres colonies maritimes, phéniciennes et puniques, ayant une organisation municipale et disposant d'un territoire. Elle y trouva aussi des sujets de Carthage, ceux que les Grecs appelaient Aiêus;, les Latins, Afri^.

Malgré trois années de guerre, ces indigènes devaient être encore nombreux. Pour la plupart, ils vivaient dans des villages et des bourgs^ et se livraient à l'agriculture. Peut-être l'Etat punique s'était-il déclaré propriétaire foncier de toute la partie de l'Afrique sur laquelle il avait étendu sa souveraineté, sauf les territoires des colonies du littoral et les domaines privés, appartenant à des citoyens carthaginois. Les autochtones n'auraient eu que la jouissance des terres qu'ils exploitaient, bien qu'en fait, on ne les en dépouillât pas, eux ou leurs héritiers, sans des motifs graves'. Ils étaient astreints à verser à la République une part de leur récolte, le quart en temps ordinaire (?) et jusqu'à la moitié en temps de crise. Des impôts en argent étaient levés dans les « villes », c'est-à-dire dans les bourgs; on ignore en quoi ils consistaient (des taxes de capitation?) *.

Nous ne savons pas comment ces hommes étaient admi-

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