‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 62 sur 142 · Velléius Paterculus, II · texte numérisé non relu

Velléius Paterculus, II

s'était brisée. La bourrasque avait dispersé les victimes déposées sur des autels et les avait rejetées en dehors des limites fixées pour la nouvelle ville'. Des loups, — admettons que c'étaient des chacals, puisqu'il n'y a pas de loups en Afrique^, — avaient arraché les jalons en bois placés par les arpenteurs; on ajoutait même qu'ils les avaient rongés\ Selon les uns, cela s'était passé sur les terres qui devaient être assignées aux colons*, et il s'agissait des piquets destinés à délimiter les lots; selon d'autres, sur le sol même de Carthage% où la chose était beaucoup plus grave, puisque ces « loups », envoyés des dieux, faisaient clairement savoir que ceux-ci réprouvaient l'usurpation d'un sol consacrée Les augures, consultés, n'augurèrent rien de bon de cette colonie, menacée par de tels présages^

Gaïus ayant cessé d'être tribun, ses adversaires avaient le champ libre. Il semble pourtant que la question de Cartilage n'ait été posée officiellement qu'au bout de quelques mois. Peutêtre sur l'invitation du Sénat% l'un des consuls de l'année 121, L. Opimius, convoqua le peuple pour en délibérera Nous n'avons pas à raconter ici les événements qui suivirent : deux jours après, Gaïus périssait de mort violente. La loi Rubria fut abrogée'", et la colonia lunonia supprimée. De nouveau, le sol de Carthage fut mis en interdit. La loi agraire de l'année 111"

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