‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 7 sur 142 · Conf. t. V, p · texte numérisé non relu

Conf. t. V, p

7. D'après une vieille conception des géographes ioniens (conf. Gsell, Hérodote, p. 72), qui avait persisté : voir, p. ex., Strabon, I, 4, 7; II, 5, 26; XVII, 1, 30 et 35; XVII, 3, 1. Pour les Latins, voir Mêla, I, 8 et 20; Pline, III, 3; VI, 180, 190 et 192; Juvénal, X, 148-9; etc. Sur la Méditerranée, la limite de l'Afrique était la bouche canopique : Pline, V, 47 et 48.

8. Opinion probablement antérieure à Hérodote (voir Gsell, /. c, p. 73) et qui se maintint : Strabon, I, 4, 7. Pour les Latins, voir Apulée, De mundo, 1.

9. Au Catabathmos, au fond du golfe de Soloum : Salluste, Jug., XVII, 4, et XIX, 3; Mêla, 1,40.

Tandis que les Latins, élargissant le mot Africa\ s'en servaient pour traduire AiêuT), les Grecs, restreignant le mot Aiêur], en firent usage pour traduire l'appellation officielle de la province romaine, Africa-. Cela leur fut aisé, puisqu'ils avaient déjà pris l'habitude d'appeler xVîêueç (au sens étroit) les indigènes du territoire carthaginois ^, les opposant aux NojjLaSes, indigènes indépendants*. C'est ainsi qu'allant, en quelque sorte, à la rencontre l'un de l'autre, le terme grec et le terme latin devinrent synonymes, dans leurs deux acceptions, l'une politique, l'autre géographique. Des poètes latins employèrent même le mot grec, Libye, Lidya^àuVieud'Africa^. De leur côté, des Grecs, à l'époque de l'Empire, adoptèrent le terme 'Acppt,x-/Î pour désigner la province". Mais ils ne retendirent pas au continent.

Cette digression sur le nom Africa, qui a eu une si belle fortune, paraîtra peut-être excusable dans une Histoire de V Afrique du Nord. Revenons à la province romaine.

La provincia Africa, créée en 146, fut fort petite. On sait à quelles limites étroites Masinissa avait réduit le territoire carthaginois'', que Rome s'annexa ^ Rappelons que la frontière,

1. Pomponius Mêla (I, 22) dit que VAfrica (la province romaine) a pris son nom du continent. C'est exactement le contraire qui est vrai.

2. Plutarque, Marias, 40; César, 28; Galba, 3. Appien, Bell, civ., I, 62; II, 18; IV, 53. Hérodien, VII, 4, 4. Etc.

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