Voir, entre autres, Pline l'Ancien, V
5. Pline, V, 29. Ptolémée, IV, 2, 3 (p. 601, édit. Muller); IV, 3, 1 (p. 613). Table de Peutinger : « Tucca, fines AlTrice et Mauritanie » (Tucca était sur l'Ampsaga : voir Gsell, Atlas archéol. de l'Algérie, f' 8, Philippeville, au n° 5).
6. Que Pomponius Mêla (I, 33) indique comme limite occidentale de V Africa; un autre passage du rnême auteur (I, 30) marque que la limite était à l'Ampsaga.
au fond de la grande Syrte'. Afin était le nom donné aux habitants de la province d'Africa, celle de l'année 146 avant J.-C, puis celle, beaucoup plus vaste, de l'Empire ^
Cependant, le nom de Numidia resta attaché, dans le langage courant, à la partie de V Africa officielle qui avait été formée du royaume de Numidie ^ Plus tard, cette province à' Africa^ ■ — c'est-à-dire VAfrica vêtus et V Africa nova réunies, — se morcela : au début du iif siècle, l'Ouest, qui, depuis longtemps déjà, n'en faisait plus partie que théoriquement, devint la province de Numidia; à la fin du même siècle, furent créées, au Sud et au Sud-Est, les provinces de Byzacène et de Tripolitaine. Après s'être élargi avec la province, le sens administratif du mot Africa se restreignit avec elle et ne s'appliqua plus qu'au Nord de la Tunisie et auNord-Est de l'Algérie. G'estavec cette signification qu'il a survécu à l'antiquité : Y Ifrikiya des Arabes était à peu près la province d'Afrique du Bas-Empire \
En dehors de l'usage administratif, nous trouvons le terme Africa appliqué à l'ensemble de l'Afrique septentrionale, au pays des Blancs, par opposition à VAethiopia, le pays des Noirs ^ Cet emploi est assez rare. Les Grecs appelaient Aîêusç
1. Pompoaius Mêla, I, 33. Ptolémée, IV, 3, 4 (p. 634, édit. Miiller) ; IV, 4, 1 (p. 664). Table de Peutinger. Nous verrons (t. VIII, 1. I, ch. v, § 1) que, pendant quelque temps, avant la fin du règne d'Auguste, la limite commune de la province d'Afrique et de la Cyrénaïque paraît avoir été à l'entrée septentrionale de la petite Syrte, là où s'était terminée VAfrica vêtus. A cette époque, la carte d'Agrippa employait l'expression Africa Cyrenaica pour désigner la province de Cyrénaïque : Pline l'Ancien, V, 38; Dimensuratio provinciarum, 27, apud Riese, Geogr. Lat. min., p. 13 (ces textes se rattachent à la carte d'Agrippa). Pline se sert ailleurs encore de la même expression : XIII, 49.
2. Gicéron, ^c/ Qaintum fratrem, 1, 1, 9, 27; Pro Balbo, 18, 41. Pline le Jeune, Lettres, II, H, 2. CI. L., VIII, 14364, 25850; II, 105; III, 2127 a; XIII, 2000. Dessau, Inscr. Lat. sel., 2319. Etc.
3. Voir, p. ex., Pline l'Ancien, V, 22. Il étend la Numidia jusqu'à la Tusca (près de Tabarca), limite occidentale de VAfrica vêtus. A la Tusca commence, ditil (V, 23), « regio... quae proprie vocetur Africa ».
4. Du moins selon l'usage le plus fréquent : l'extension de ce terme a varié. Aujourd'hui, la Friguia répond au Nord et au centre de la Tunisie : Monchicourt, La région du Haut Tell, p. 1 et suiv.
5. Pline, V, 53, d'après Juba II : (le prétendu Nil) ■< Afiicam ab Aethiopia dispescens •: conf. V, 30 (où Pline paraît confondre VAfrica, province romaine, et
(au sens large de ce mot) les Blancs habitant le Nord du continent, mais non pas les Ethiopiens '■ : on s'explique donc qu'ils aient parfois appelé Ai6û'f\ la contrée où vivaient ces A'iêue;- ; on peut, d'autre part, supposer que des Latins, rencontrant dans des sources grecques le nom Aiêu-^ avec cette signification, l'ont traduit par Africa.
Mais, d'ordinaire, A(.êi>7i avait un sens plus étendu que Aiêjsç et désignait le continent tout entier ^ Le même sens fut donné au mot Africa, employé comme terme de géographie physique*. Le nom à'Afri fut quelquefois aussi attribué à tous les habitants du continent. Noirs comme Blancs^, extension que n'avait pas reçue le terme A'iêjeç. Pour la limite orientale de V Africa, partie du monde, il y eut naturellement chez les Latins les mêmes divergences que chez les Grecs à propos de la A'.êur, ^ Selon les uns, c'était le NiP; selon d'autres, l'isthme entre la Méditerranée et la mer Rouge ^^; d'autres terminaient l'Afrique à la frontière occidentale de l'Egypte ^
l'Africa, partie septentrionale du continent). Le même, VIH, 31 (citant Polybe) : « in extremis Africae, qua conflnis Aelhiopiae est ». Id., XII, 107 : « Aelhiopiae subiecta Africa ». Autres emplois d'Africa pour désigner l'ensemble de l'Afrique du Nord, ou des parties de cette contrée en dehors du pays qui fut la province d' Africa : Salluste, Jug., XVIII, i; LXXIX, 2; Tite-Live, XXIX, 34, 5; XXX, 12, 15. Afri, employé avec la même extension géographique : Salluste, XVIII, 3; Cornélius Népos, Ljsandre, III, 2; Pomponius Mêla, I, 25; Pline, VII, 200.