‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 81 sur 142 · La loi de 111 l'indique nettement : 1. 81 et · texte numérisé non relu

La loi de 111 l'indique nettement : 1. 81 et

commission des décemvirs]. Longtemps après, le roi Hiempsal, arrière-petit- fils de Masinissa, possédait, sur la côte, des terres que Scipion avait, dit Cicéron', adjugées au peuple romain, qui faisaient, par conséquent, partie de la province. Il y a tout lieu de croire que c'étaient celles que les enfants de Masinissa avaient reçues en 146 sur ïager piiblicus : Hiempsal en aurait hérité. Les droits des princes numides sont exprimés par les termes habere fruive^ el possidere^, « avoir^ jouir, posséder ». Le peuple romain restait propriétaire. Il est vrai qu'Hiempsal conclut, en 73, avec le consul C. Aurélius Gotta un accord au sujet de ces terres, le garantissant évidemment contre une reprise. Mais cette convention n'ayant pas été soumise à la ratification du peuple, beaucoup estimaient à Rome qu'elle n'était pas valable ^ En 64-63, le tribun Rullus la tenait cependant pour bonne et, dans son projet de loi, il exceptait les terres possédées par Hiempsal de la vente générale du domaine public d'Afrique^; Cicéron ne se gênait pas pour dire'' que c'était là un effet de l'or apporté à Rome par Juba, le fils du roi de Numidie.

Nous avons mentionné les assignations faites à des colons sur Vager publicus d'Afrique, en 122, en vertu de la loi Rubria, et celles qu'ordonna en 103 la loi Appuleia. On ne connaît pas d'autres concessions gratuites accordées, soit plus tôt, soit plus tard, à des citoyens romains et à des Italiens^

Après des guerres heureuses en Italie, des terres arables, qui avaient appartenu aux vaincus, avaient été souvent vendues à Rome, par le ministère des questeurs : d'oii la dénomination agri quaestorii^. Des ventes semblables, concernant des terres

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