‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient classiqueChapitre 129 sur 374 · I. JLiSMlO, Éluder égyptienne*, I. Il, p. 163-lflS · texte numérisé non relu

I. JLiSMlO, Éluder égyptienne*, I. Il, p. 163-lflS

S, lltitin de F*ueher-fiudin. d'ayre* Umis, Dr» km-. H, 1Î0 a : l'original est au Mui-ée de Berlin.

de rOuady-Toumilât. Amten, proclamé Primat de la porte Occidentale, c'està-dire gouverneur de la marche Libyenne, se chargea de protéger la frontière contre les Bédouins qui erraient au delà du lac Maréotis. Ses devoirs de Grand Veneur l'avaient préparé on ne peut mieux à remplir cette tâche difficile. Ils l'obligeaient à courir sans cesse la montagne, à en explorer les ravins et les gorges, à connaître les routes jalonnées de puits que les pillards devaient suivre pendant leurs incursions, les sentiers et les passes par lesquelles ils pouvaient descendre dans laT plaine du Delta; à forcer le gibier, il apprit tout ce qui lui était nécessaire pour repousser l'ennemi l. Tant de pouvoirs réunis entre ses mains faisaient de lui le seigneur le plus considérable qu'il y eût dans ce coin de l'Egypte. Quand la vieillesse ne lui permit plus de mener la vie active, il accepta en guise de retraite le gouvernement du nome de la Cuisse : autorité civile, commandement des troupes, sacerdoces locaux, distinctions honorifiques, il ne lui manqua pour être l'égal des nobles d'ancienne race que la faculté de transmettre librement à ses enfants ses villes et ses charges.

Sa fortune personnelle ne montait pas aussi haut qu'on serait ten'-S de le croire. Il avait hérité de son père un seul domaine1, et en avait acquis douze autres dans les cantons du Delta où le progrès de sa carrière l'avait entraîné, dans le nome Saïte, dans le Xoïte, dans le Létopolite8. On lui conféra plus tard en récompense de ses services deux cents parcelles de terre cultivée, avec de nombreux paysans, hommes et femmes, et une rente de cent pains par jour, prélevée sur le fisc funéraire de la reine Hâpounimâit*. Il profita de cette aubaine pour doter convenablement sa famille. Son fils unique était déjà pourvu, grâce à la munificence de Pharaon ; il avait débuté dans la carrière administrative par le même poste de scribe adjoint à une Place d' approvisionnements que son père avait tenu, et il avait reçu en apanage, par lettres royaux, quatre parcelles de terre à blé avec leur population et leur matériel8. Amten donna douze parcelles à ses autres enfants et cinquante à sa mère Nibsonît, grâce auxquelles la bonne dame vécut largement ses années de vieillesse en ce monde et se constitua son culte au tombeau6. Il bâtit sur ce qui restait de terrain une villa superbe dont il nous a complaisamment

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