LES CHARGES SUCCESSIVES PÀMTEN
eût trop ressemblé à un prince : ils préféraient avoir dans chaque endroit des administrateurs civils, des Régents de ville ou de canton, des commandants militaires qui se jalousaient, se surveillaient, s'équilibraient l'un l'autre, et ne demeuraient pas assez longtemps en place pour devenir dangereux. Amten fut successivement tout cela dans la plupart des nomes situés au centre ou à l'occident du Delta : on l'appela poui la régence du village de Pidosou, poste insigi mais qui lui valut te droit à la canne et lui conséquent une des jouissances de vanité le qu'il y eut pour un Égyptien*. La canne et l'insigne du commandement que les nobles s employés assimilés aux nobles pouvaient po contrevenir à l'usage : la prendre, comme ch l'épée, c'était montrer à tous qu'on entra une classe privilégiée. Une fois anobli, les • s'adjoignirent rapidement aux villages , puis les villes aux villes, même les cités importantes comme Bouto, enfin les nomes du Harpon, du Taureau, du Silure, la moitié occidentale du nome Saïte, le nome de la Cuisse, une partie du Fayoum. La moitié occidentale du nome Saïte, où il séjourna longtemps, correspondait à ce
qu'on appela plus tard le nome de Libye. (rm.i B-AaTa IIKf(, BES0, „,,„,:* Elle s'étendait presque de la pointe du
Delta à la mer et confinait d'un côté à la branche Canopîque du Nil, de l'autre à la chaine Libyque; une partie du désert et des Oasis tombait sous sa dépendance. Elle comptait parmi sa population des chasseurs nomades enrégimentés, comme c'était le cas dans la plupart des cités de la Haute-Egypte, et assujettis à payer leur tribut en gibier mort ou vivant. Amten se transforma en Grand Veneur, battît la montagne avec ses hommes et devint du même coup un personnage des plus importants pour la défense du pays. Les Pharaons avaient installé des postes fortifiés et parfois construit des murailles sur les points où les routes débouchent dans la vallée, à Syène, à Coptos, à l'entrée