‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient classiqueChapitre 146 sur 374 · t'uïDERK Plthie, Kahun, Gurob and Haieara, p · texte numérisé non relu

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6. Flikdciu Piiiii, Kahun, Gurob and Hawara, p. 29, pi. IX b. et lllahun, Kahun and Gurob, p. 12, pi. VII, 24, 2r>, 28. J'ai trouvé plusieurs de ces appareil» a Thébes dans les ruines de la ville antique.

sière'. L'homme ne l'entrait guère à la maison que pour manger et pour dormir; ses devoirs d'employé ou son métier d'artisan l'obligeait la plupart du temps à travailler au dehors. Les familles de la bourgeoisie moyenne possédaient presque toujours un ou deux esclaves achetés ou nés dans la maison, qui exécutaient les ouvrages les plus pénibles; ils soignaient les bêtes, ils surveillaient les enfants, ils cuisinaient, ils allaient chercher l'eau à l'étang s proche. Chez les pauvres, le soin du tout entier sur la femme. Elle die, elle 3 et raccommode les vêtements, court à iguade et aux provisions, cuit le dîner, abrique le pain de la journée. Elle répand quelques poignées de grain sur une dalle oblongue, creusée légèrement à la face supérieure, puis les écrase avec une pierre plus petite en forme de molette, qu'elle mouille de temps en temps. Une heure et plus, elle peine des bras, des épaules, des reins, de out le corps : l'effort est grand et le résultat médiocre. La farine, ramenée à plusieurs reprises sur le mortier rustique, est lourde, inégale, mélangée de son et de grains entiers qui ont échappé au pilon, souillée de poussière et d'éclats de pierre. Elle la pétrit avec un peu d'eau, y incorpore en guise de levain un morceau de pâte rassise de la veille, et en façonne des galettes rondes, épaisses comme le pouce, larges d'environ dix centimètres, qu'elle étale sur un caillou plat et qu'elle recouvre de cendre chaude. Le pain, mal levé, souvent mal cuit, emprunte, au combustible animal sous lequel il est resté enterré, un fumet particulier et un goût sur auquel les étrangers ne s'accoutument pas sans peine. Les impuretés qu'il contient triomphent à la longue de la denture la plus solide : on le broie plus qu'on ne le mâche, et il n'est pas rare de rencontrer des vieillards dont les dents se sont usées graduellement jusqu'au ras des gencives, comme celles d'un âne ou d'un bœuf hors d'àges.

I. Flinders Pltrie, Kahun. Gurob and flawara, p. il-iti. et [llahitn, Kahun and Gurob, p. 8-11, li-13. La vaisselle de terri! est beaucoup plus fréquente que relie de brome.

t. Deitin de Beuditr, d'aprèi une photographie de lléchard (cf. Maiiieïtb, Album photographique du Mutée de lloutaq, pi. W; M.spebo, Guide du Visiteur, p. ÎÏO, n- 101Î-10I3).

3. La description de la femme broyant et pétrissant est faite d'après les statues du Munéc de Gï*éh M.IMETTI, Notice det principaux monuments, IBM. p. tivt, n" 30-35, et Album photographique du

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