‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient classiqueChapitre 194 sur 374 · Ed. Mkimi, Gctchirhle der Allen /F.gypten». p · texte numérisé non relu

Ed. Mkimi, Gctchirhle der Allen /F.gypten». p

S. Le Canon lloyal de Turin (Lepsids, Autwald der iviclitigttfH Vrkundcn, pi. IV, col. IV-VI, fragro. 34, 59) intercale, après Ounas, un résume des règnes et des années écoulées depuis Menés.

3. Les monuments noua donnent la preuve que les contemporain» considérèrent ces souverains éphémères comme autant de prétendants illégitimes. Phlahapopsisou II et son fils Sabou-Abibi, qui eiercèrent de grandes charges à la cour, ne mentionnent qu'Ounas et Tcii 111 (E. De Hol'sk, llrehenliet sur tel Monument* qu'on peut attribuer auj ti r première! dynattiei de Manétlton, p. 108-114): Ounî, <|ui débuta sous Téti III, ne mentionne après ce roi que Papi I" et Slihlimsaouf I" (l'A., p. 117-118, 135 sqq.). La succession officielle était donc, a l'époque même, réglée de la façon que la table de

Saqqarah enregistra plus tard, i .>. IVti 111. Papi I", Mihtimsanufl", et qu'on retrouve au Canon

royal de Turin (JUsreiio, Elude* de Mythologie et d'Archéologie Egyptienne», t. Il, p. 140-44*), sans intercalalîon d'autre roi (E. m Roter. Iterheirhe* tur le* Monument*, p. 148 sqq).

4. Bnigsch, dans son Hittoire d'Egypte, p. 4t. 43, avait identifié ce roi avec le premier Hétésouphis de >U né thon", E. de Rougé préfère le rejeter après la VI- dynastie, dans l'une des deux dernières

éries Memphilcs (Herherehet tur le* Monument*, p. 149, 15i), cl son opinion a été adoptée par Wiedemann [AÙgyptitche Geêchiehle, p. SïO) l.a place que l'inscription occupe parmi celles de llammamàt (Lwwus, Denkm., Il, 115 h; cf. Mtspiso, les Monument! Égyptien* de la Vallée de llammamàt, dans la llerue Orientale et Américaine, 1877, p. 3Î8-3Ï9) m'a décidé à le ranger sur les conlins de la V* et de la VI- dynastie : c'est ce qu'a fait aussi Ed. Mcyer (Getchichle de* Allen .Kyypten; p. 131-183).

5. Destin de Boudier, daprèt une photographie de Faucher-Gndin. L'original, qui provient des fouilles de Mariette au Rérapeum, est déposé au Louvre (E. ne Roiick, Xotire tommaire det Monument* Égyptien*. 1853, p. 51, D 48, et Album photographique de ta Million de M. de llougé, n" loi). C'est une œuvre du temps de Séli I", et non pas un morceau contemporain de Menkaouhorou lui-même.

6. Ati n'est connu que par une inscription de llammamàt, datée de l'an 1" de son rèpie (Lusic*. Denkm., Il, 115 f; cf. Mispho, let Monument* Egyplient de la Vallée de Haiiimamùl , dans la /feuue

officielles1, et la tradition de lepoque grecque voulait qu'il eût péri assassiné par ses gardes*. Téti III est le fondateur réel de la VIe dynastie*, celui que les historiens présentaient comme ayant été le successeur immédiat d'Ounas*. 11 vécut assez longtemps pour bâtir à Saqqarah une pyramide dont les chambres intérieures sont couvertes d'inscriptions8, et son fils lui succéda sans opposition8. Papi 1er régna vingt années au moins7, il déploya son activité dans tous les coins de l'empire, dans les nomes du Said ou dans ceux du Delta, et son autorité franchit les frontières où celle de ses prédécesseurs immédiats était restée enfermée. Il possédait assez de territoire au sud d'Éléphantine pour considérer la Nubie comme un royaume nouveau à côté de ceux qui constituaient l'Egypte primitive; aussi le voit-on s'intituler dans son protocole le triple Horus d'or, le triple Horus vainqueur, Horus pour le Delta, Horus pour le Said, Horus pour la Nubie8. Les tribus du désert lui fournissaient, selon l'usage, des recrues dont il avait d'autant plus besoin que les Bédouins du Sinai remuaient fort et même devenaient dangereux. Papi, secondé par Ouni son premier ministre, engagea contre eux une série de campagnes offen-

Orientale et Américaine, 1877, p. 349-330). Il a été identifié par Brugsch {Histoire d'Egypte, p. 44-45) avec l'Othoès de Manéthon, et cette identification a été adoptée généralement (E. dk Rorr.it, Recherches sur les Monuments, p. 108-109, 148-149; Wirdemann, jEgyptische Geschichte, p. «07; Lxnn, Avs JEgyptens Vorzeit, p. 149 sqq.; Ed. Meyer, Geschichte des Alten JEgyptens, p. 132-133). M. de Bougé (Recherches, p. 146) est porté à lui attribuer pour prénom le cartouche Ousirkert qui est placé par la Table d'Abydos entre ceux de Téti 111 et de Papi I"; Mariette (ta Table d'Abydos, p. 15) préfère reconnaître dans Ousirkeri le nom d'un Pharaon indépendant, de règne éphémère. Plusieurs blocs du Mastabat-el-Faraoun de Saqqarah portent le cartouche d'Ounas, et cette particularité avait décidé Mariette à placer le tombeau du Pharaon dans ce Mastabah. Les fouilles de 1881 ont montré qu'Ounas est enterré ailleurs, et il ne reste guère qu'à attribuer le Mastabat à Ati. Nous connaissons en effet les pyramides de Téti III, des deux Papi, de Métésouphis I'r : Ati est le seul prince de cette époque dont le tombeau ne soit pas encore reconnu. C'est, comme on voit, par élimination, et non par preuve directe, que j'arrive à ce résultat : Ati aurait puisé dans les chantiers de son prédécesseur Ounas, ce qui expliquerait la présence des cartouches de ce dernier sur les blocs.

1. Sur celle d'Abydos. si l'on admet avec E. de Rougé (Recherches sur les Monuments qu'on peut attribuer aux six premières dynasties de Manéthon, p. 1 il)) que le cartouche Ousirkert renferme son prénom; sur celle que Manéthon consultait, si Ton admet qu'il se confond avec Othoès.

i. Manéthon, éd. Unger, p. 101, où la forme du nom est Othoès.

3. Il est nommé Téti Minéphtah, avec le cartouche prénom de Séti 1er, sur un monument du Musée de Marseille des premiers temps de la XIXe dynastie (En. Naville, le Roi Téti Merenphtah, dans la Zeilschrift, 1876, p. 69, 72) : on le voit représenté debout dans sa pyramide, celle-là même qui fut ouverte en 1881, et dont les chambres sont revêtues entièrement de longues inscriptions funéraires.

4. Maspf.ro, Éludes de Mythologie et d' Archéologie Egyptiennes, t. II, p. 441-442.

r». Maspero, Etudes de Mythologie et d'Archéologie Égyptiennes, t. I, p. 147, et Recueil de Travaux, t. V, p. 1-59. Son cartouche a été retrouvé récemment dans les carrières de Hàtnoubou (Blackdkn-Frazrr, Collection of Hieratic Graffiti from the Alabaster Quarry of Hat-nub, pi. XV. 6).

6. La véritable prononciation de ce nom serait Pipi, et celle du nom précédent Titi : les deux autres Téti sont Téti Ier de la \n dynastie, et Zosir-Téti ou Téti II de la I1I-.

7. D'après le fragment 59 du Canon Royal de Turin (Lepsirs, Auswahl, pi. IV, col. VI, 1. 3; cf. Maspkro. Études de Mythologie et d'Archéologie Egyptiennes, t. II, p. 441). l'ne inscription des carrière* de Hàtnoubou porte une date de l'an XXIV (Blackden-Frazer, Collection of Hieratic Graffiti from the Alabaster Quarry of Hat-nub, pi. XV, 1) : si elle a été copiée exactement, le règne aurait duré quatre années au moins de plus que ne le pensaient les chronologistes du temps des Ramessides.

8. Ce titre se rencontre à Hammamàt (Burton. Exverpta Hierogtyphica,p\. X;Lepsh'$, Dcnkm.,U, 115 c), à Tanis (Petiuf, Tanis I, pi. I, 1 et p. 4; II, p. 15), à Bubaste (IVaville, Rubastis, pi. XXXII c-d et p. 5-6). L'explication en a été donnée par E. de Rougé (Recherches sur les Monuments, p. 116-117).

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