Cicékon, De Divinatione, I
2. Le récit de Bérose impliquait déjà cette cause du Déluge, quand il mentionnait la recommandation faite aux. survivants par une voix mystérieuse d'être désormais respectueux envers tes dieux, Geoasfat; (Bkrose, fragm. 15, édit. Le.norma.yt, Essai de commentaires, p. 259). Le récit chaldéen reconnaît que le Déluge avait été envoyé aux hommes pour leurs péchés envers les dieux, quand il nous montre, vers la fin (cf. p. 571 de cette Histoire), Éa reprochant à Bel d'avoir confondu dans une même exécution les coupables et les non coupables (Cf. Delitzsch, Wo lag das Parodies? p. 145-140).
3. Le nom du personnage a été lu de manière très différente : Shamashnapishtim, Soleil de vie (Haui't, dans So.hr aoer, Die Keilinschriften und das Allé Testament, 2* éd., p. 65), Sttnapishtim (Jknskn, Die Kosmologie der Babylonier, p. 381-385; Delitzsch, Worterbuch, p. 334, rem. 4; A. Jeremias, hdubar- Nimrod, p. 28, 52, note 72), « le sauvé », Pirnapishtim (Zimnern, Habylonische Busspsalmen, p. 68, note 1 ; A. Jerenias, Die Baby Ionise h- Assyrischen Yorstellungen des Leben nach dem Tode, p. 82;. Dans un passage au moins, on trouve, au lieu de Shamashnapishtim, le nom ou l'épithète d'Adra- Khasis, par renversement Khasisadra, qui parait signifier le très avisé, et s'explique par l'habileté avec laquelle le héros interprète l'oracle d'Êa (Jensen, Die Kosmologie der Babylonier, p. 385-386) : khasisadra est très probablement la forme que les Grecs ont transcrite par Xisouthros, Sisouthros, Sisithès.
1. Le récit du Déluge couvre la onzième tablette du poème de Gilgamès. Le héros, menacé de mort, allait rejoindre son ancêtre Shamashnapishtim pour lui demander le secret de l'immortalité, et celui-ci lui racontait la façon dont il avait échappe aux eaux : la vie ne lui avait été acquise qu'au prix de la destruction des hommes. Le texte en est publié par Smith (The Elcvenlh Tablet of the hdubar t.cgend, dans les Transactions de la Société d'Archéologie Biblique, t. 111, p. 534-567). par Haupt, fragment à fragment [Das Babylonische Ximrodepos, p. 95-132), puis restitué d'une manière suivie (p. 133-149). Les études dont il a été l'objet forment presque une bibliothèque à elles seules. Les traductions principales sont celles de Smith (dans les Transactions, t. III, p. 534-567, puis dans The Chnldœan Account ofGcnesis, 1876, p. 263-272), d'Oppert (Fragments de Cosmogonie Chaldéenne% dans Ledrain, Histoire d'Israël, 1879, t. I, p. 422-433, et le Poème Chaldéen du Déluge, 1885), de Lcnormant (les Origines de L'Histoire, 1880. t. I, p. 601-618), de Haupt (dans Schraper, Die Keilinschriften und das Aile Testament, 1883, p. 55-79), de Jensen (Die Kosmologie der Babylonier, 1890, p. 365-416), d'A. Jeremias (Izdubar-Ximrod, 1891, p. 32-36), de Sauveplane (Une Épopée Babylonienne, Islubar-Cilgamès, p. 128-151). J'ai suivi en général la traduction de Jensen.
5. Innougi paraît être un des dieux de la terre (Jensen, Die Cosmologie der Babylonier, p. 389).