‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient classiqueChapitre 264 sur 374 · Haiipt, Das Babylonische Kimrodepos, p · texte numérisé non relu

Haiipt, Das Babylonische Kimrodepos, p

3. Khoumbaba renferme le nom du dieu élamite Khoumba, qui entre en composition dans les noms de ville comme Til-Khoumbi, ou de princes comme Khoumbanigâsh, Khoumbasoundasa, Khoumbasidir (G. Smith, The Chaldxan Account of Gcnesis, p. 185). Le rapprochement proposé entre Khoumbaba et le Corababos (Fr. Lknormant, les Origines de l'Histoire, t. 1, p. 240), héros d'une légende singulière encore courante au ir* siècle après notre ère (De Dca Syriâ, § 17-27), ne paraît pas être admissible certainement pour le moment. Les noms assonent bien, mais, ainsi qu'Oppert Ta dit, aucun trait de l'histoire de Combabos ne répond à ce que nous savons jusqu'à présent de celle de Khoumbaba (Fragments cosmogonigues, dans Lkdrain, Histoire d'isravt, t. I, p. -423).

580 LA CHALDÊE PRIMITIVE.

cieuse1. » Ils surprennent Khoumbaba à l'heure où il venait goûter le frais, lui coupent la tête et rentrent victorieux à Ourouk*. « Gilgamès fit reluire ses armes, il fourbit ses armes. Il posa son attirail de guerre, il revêtit ses habits blancs, s'orna de ses insignes royaux et ceignit le diadème; Gilgamès se coiffa de sa tiare et ceignit le diadème*. » Ishtar le vit paré, et la même ardeur la brûla qui avait enflammé les mortelles*. « Vers l'amour de Gilgamès elle leva les yeux, la puissante Ishtar, et « Viens, Gilgamès, sois mon mari, toi! Ton amour donne-le-moi en don à moi, et toi tu seras mon époux, et moi je serai ta femme. Je te hausserai sur un char de lapis et d'or, aux roues d'or et aux montants d'onyx ; tu l'attelleras de grands lions et tu entreras dans notre maison aux fumées odorantes du cèdre. En notre maison quand tu seras entré, tout le pays de la mer t'embrassera les pieds, les rois se courberont sous toi, les seigneurs et les grands, les dons de la montagne et de la plaine ils te les apporteront en tribut. Tes bœufs prospéreront, tes brebis auront double portée, tes mules viendront d'elles-mêmes sous le fardeau; ton cheval au char sera fort et galopera, ton taureau sous le joug n'admettra point de rival5. » Gilgamès repousse cette déclaration inattendue avec un mélange de mépris et d'effroi : il invective la déesse et lui demande insolemment ce qu'elle fait de ses maris mortels pendant sa longue vie de déesse. « Tammouz, l'époux de ta jeunesse, tu l'as condamné à pleurer d'année en année6. Allala, l'épervier moucheté, tu l'aimas, puis tu le frappas et tu lui cassas l'aile : il se tient dans les bois et crie : « 0 mes ailes!7 » Tu aimas ensuite un lion d'une force achevée, puis sept à sept tu le fis déchirer de coups8. Tu aimas aussi un étalon

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