De Itide et Otiride, édit. Liras», § 13, p. il
ï. L'épisode du coffre où Sit enferma Osiris est mentionné d'uni' façon sommaire, mais parfaitement intelligible, dans une formule du Grand Papyrus magique Harrit (édit. C.hieis, p. HG-ll").
3. Dénia de Haudicr, repraduitant le groupe en or du Mutée du Louvre (PlHICT, Catalogue de la Salle Uîi torique de la Galerie Égyptienne du Mutée du Louvre, n' îi, p. 13-16). Le dose in eat fait J'aprAa nno photographie ayant appartenu à M. de Witte, et antérieure à l'acquisition du monument par E. de Bougé, en 1871 : le petit pilier carré de lapis-lazuli sur lequel Osiris se lient accroupi est mal ajusté, et la légende du roi Osorkon, qui dédia cette triade, est placée sens dessus dessous.
i. De Itide et Otiride, édit. Uemahj, § "i, p. lifi.
!i, La légende de l'époque Sattc et Grecque ajoutait en cet endroit tout un chapitre, où elle racontait comment le coffre, entraîné a la mer. avait été jeté sur la côte de Phénicic, près de Byhlos : l'acacia, devenu pour la circonstance une bruyère ou un genêt monstrueux, avait poussé autour de lui cl l'avait enfermé dans son tronc {de Itide et Otiride, édit. Lkibmw, g 13-17, p. Î5-ÏU). C'est une addition à la légende primitive qui a dû naître entre la XVIII- et la XX* dynastie, au moment îles grands rapport» de l'Egypte avec les peuples d'Asie : on n'en a trouvé jusqu'à présent aucune trace sur les monuments égyptiens proprement dits, mémo sur les plus modernes.
6. I!n bas-relief du petit temple de Taharkou, à Thèbcs (Puisse b'Athtciu, "foiiHRifNf* de t Egypte, pi. XXX), montre un arbre croissant sur un tertre, dans l'intérieur duquel le nom d'Osiris eut insrril : la légende nous apprend que c'est V Acacia Niiotica du eo/fre, sous lequel le cercueil divin avait été déposé par les caui (Divi.su, Sur un biu-rrlirf égyptien relatif à det texte» de Ptutarguc, dans le llulietin de la Société de» Antiquaires de France, 1SS8, S* série, t. V, p. 133-130),
pénétrait jamais ; elle se réfugia ensuite à Bouto, son domaine et sa ville d'origine, dont les marais la mirent à l'abri des entreprises de Typhon, comme aux siècles historiques ils protégèrent plus d'un Pharaon contre les attaques de ses ennemis. Elle y accoucha du jeune Horus, elle l'allaita et réleva en secret au milieu des roseaux, loin des embûches du malin1. Celui-ci cependant, chassant par un clair de lune, aperçut le coffre, l'ouvrit et, reconnaissant le cadavre, le découpa en quatorze morceaux qu'il dispersa au hasard. Isis reprit son douloureux pèlerinage : elle recouvra tous les lambeaux de chair à l'exception d'un seul que l'oxyrrhynque avait dévoré gloutonnement2, les rajusta avec l'aide de sa sœur Nephthys, de son fils Horus, d'Anubis et de Thot, les embauma et changea cet amas de débris en une momie impérissable, capable de supporter éternellement l'âme d'un dieu. Dès qu'Horus parvint à sa majorité, il réunit les Égyptiens demeurés fidèles et en composa une armée*. Ses Suivants — Shosouou Horou — battirent les Conjurés de Sît — Samiou SU. — ceux-ci durent se métamorphoser à leur tour en gazelles, en crocodiles, en serpents, qui restèrent impurs et typhoniens. Les deux chefs bataillaient depuis trois jours, sous forme d'hommes et d'hippopotames, quand Isis, inquiète sur l'issue du duel, résolut d'en finir. « Voici qu'elle fit descendre des fers sur eux et les laissa tomber sur Horus. Horus aussitôt prononça une prière à haute voix, disant : « Je suis ton fils Horus! » Alors Isis s'adressa aux fers, disant : « Brisez-vous, détachez- vous de mon fils Horus ! » Elle fit descendre d'autres fers et les laissa tomber sur son frère Sit. Aussitôt il poussa un fort hurlement et des cris de douleur, et elle s'adressa aux fers et leur dit : « Brisez-vous! » Oui, comme Sit la priait un grand nombre de fois disant : « Ne prendras-tu pas en pitié le frère de la mère de ton fils? » alors son cœur s'apitoya beaucoup et elle cria aux fers : <r Brisez-vous, car il est mon frère
1. C'est l'Isis au milieu des roseaux qui est reproduite en tête de ce chapitre (p. 155), d'après un monument de Phila?. L'image de la déesse accroupie sur une natte a donné probablement naissance à la légende de l'île flottante de Khemmis, qu'Hécatée de Milet (fragm. 284, dans MCller-Didot, Fragmenta Historieorum Grsecorum, t. I, p. 20) avait vue sur le lac de Bouto, et dont Hérodote (II, cm) niait l'existence en dépit du témoignage d'Hécatée.
2. La légende était si bien établie sur ce point, que, dès la XIX* dynastie, elle fournissait des éléments à la littérature populaire : quand Bitiou, le héros du Conte de» deux Frères, se mutila lui-même, pour échapper au soupçon d'adultère, il jeta à l'eau son membre sanglant, que VOxyrrhynque dévora (Maspero, les Contes populaires de l'antique Egypte, 2* édit., p. 15).
3. On intercalait vers cet endroit, à l'époque grecque, un récit d'après lequel Osiris serait revenu du monde des morts pour armer son fils et pour l'exercer aux combats. Il lui aurait demandé lequel des animaux lui paraissait être le plus utile en temps de guerre, et Horus lui aurait désigné le cheval au lieu du lion : le lion n'a de valeur que pour l'être faible ou lâche en quête de secours, le cheval au contraire sert à la poursuite des ennemis et à leur anéantissement. Osiris jugea d'après cette réponse qu'Horus était préparé à tout affronter et lui permit d'entrer en campagne (de Iside et Osiride, édit. Lkkmans, g 19, p. 30-31). La mention du cheval prouve suffisamment l'origine relativement récente de cet épisode (cf. p. 32, note 2 de cette Histoire, la date de l'acclimatation du cheval).