BlÀx MoUer, Languaget ûf îhe teat of War, 2* édit, p
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dificatrices et distinctes des mots auxquels elles sont ajoutées*. »
Une tradition, encore aujourd'hui courante parmi les Turcs nomades, place le berceau de la race un peu au nord du plateau de Pamir, dans une des vallées de l'Altaï. Cette vallée était à l'origine enclose de tous cAtés par de hautes montagnes riches en fer : un incendie, en fondant les roches ferrugineuses, détruisit la barrière qui la sépa* rait du reste du monde, et permit aux premiers hommes de quitter leur prison. Une partie de la nation s'éleva vers Touest et se répandit jusqu'aux extrémités de l'Europe, où les Bascpies sont peut-être ses derniers représentants. Le reste descendit vers le sud, occupa les plaines de la Bactriane, franchit la grande chaîne de l'Indou-Eoush, et s'étabUt d'abord à la lisière du plateau de l'Iran. Au pied même de la montagne, le pays est bien boisé et bien arrosé; mais à mesure qu'on avance vers l'intérieur, les rivières diminuent de volume. Elles finissent par se perdre dans •les sables, à l'exception de deux ou trois qui vont se jeter au grand lac Hamoun. Sauf la bande de terre qui court le long de leurs rives, le reste du pays n'est qu'un vaste* désert salé, dont le sol est formé tantôt de gravier, tantôt d'un sable fin et mouvant que le vent soulève en immenses vagues longitudinales, tantôt d'une argile durcie et cuite au soleil. La masse ae la nation s'établit solidement sur le plateau, surtout dans la partie occidentale, à laquelle on a donné plus tard le nom de Médie. Plusieurs tribus allèrent vers l'ouest en Atropatène, en Arménie et jusqu'en Asie Mineure. D'autres poussèrent droit au sud et vinrent se fixer au pied du plateau de l'Iran, dans les plaines de la Susiane et sur les bords du Tigre et de TEuphrate.
Le Tigre et l'Euphrate prennent leur source en Arménie au mont Niphatès [Keleshin-Dagh). la plus élevée des ehaines parallèles qui courent entre le Pont-Euxin et
1. Max HûUer, Ibid,, p. 90. Cf. H. Rawlinson» On the ethnie Âffinities of the nattons of Western Asiat dans THérodote de G .Rawlinsou. Védit.,t.J, p. 529-&3Q.
la Mésopotamie, la seule qui attdgœ en maint endroit la limite des neiges éternelles ^ Ils coulent d'abord parallèlement Fun à l'autre, TEuphrate de Test à Touest, jusqu'à Malatiyeh, le Tigre « vers l'est dans la direction de l'Assyrie*. » Au delà de Malatiyeh^ l'Euphrate tourne brusquement au sud-ouest, se fraye un passage à travers le Tauros, comme s'il voulait aller rejoindre la Méditerranée', puis incline vers le sud-est, dans la direction du golfe Persique. Au débouché des montagnes, le Tigre tourne immédiatement au sud et se rapproche graduellement de l'Euphrate : à la hauteur de Bagdad, les deux fieuves ne sont plus séparés l'un de l'autre que par quelques lieues d'un terrain bas et uni*. Toutefois ils ne se mêlent pas encore : après avoir couru presque parallèlement l'espace de vingt à trente milles, ils s'écartent de nouveau pour ne se rejoindre qu'à près de quatre-vingts lieues plus bas, former le Shatt-^l-Arab et se jeter dans le golfe Persique. Dans la partie moyenne de son cours l'Euphrate reçoit sur la gauche deux grands affluents, le Balikh^ et le Khabour^ qui lui apportent les eaux du mont Masios'^. Depuis sa jonction avec le iî^/ia&OMr jusqu'à son embouchure il n'a plus aucun tributaire. Le Tigre, au contraire, est grossi sur la gauche par les eaux du Kentritès^j le Za& supérieur et le Zab inférieur, le Gyndès^. Aussi les deux fleuves sont-ils navigables de bonne heure, l'Euphrate àSoiwnefeai", le Tigre près de Mossoul : au moment de la fonte des neiges, vers le commencement ou le milieu d'avril, ik grossissent outre mesure, débordent et ne rentrent dans leur lit qu'en juin, au temps des plus fortes chaleurs ^*.
1. G. RawlinsoD, The five great Monarchies y 1. 1, p. 6. — 2. Genèse ^ \ly 14. — 3. « Occidentem petit, ni Taurus obstet, in nostra maria venturus. » Pomponius Mêla, De situ Orhis, III, 8. — 4. G. Rawlinson, The five great Monarchies, t. I, p. 7. — 5. Ancien Bilichos, — 6. Ancien Aborras ou Chaborras. — 7. Strabon, XI, xn, § 4; nv, § 2. Aujourd'hui le Karadjah-Dagh. — 8. Xénophon, Ànahasey IV, m, § 1. Aujourd'hui BitliS'Khaï, — 9. Aujourd'hui Diyaleh. — 10. L'ancienne Samosate. — 11. Layard, Nineveh and BàbyloUy p. 297; G. RawUn«on, The five
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