‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 2)Chapitre 58 sur 176 · G. Maspero^ Du genre épistolaire, p · texte numérisé non relu

G. Maspero^ Du genre épistolaire, p

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rent mieux faire et défaire les rois à leur gré. Dès la fin de la vingt et unième dynastie, TÉgypté se trouvait en proie aux étrangers : elle n'eut plus d'autres maîtres que ceux qu'il leur plut lui infliger*.

Les Sémites et les villes situées à Torient du Delta eurent d'abord le dessus. Vers le milieu de la vingtième dynastie, un Syrien nommé BebaP vint s'établir à Bubast^ ou dans les environs. Ses descendants y prospérèrent, et le cinquième d'entre eux, nommé Sbesbonk, épousa une princesse de sang royal, Mebt-en-ousekh. Son fils Nimrod joignit aux dignités religieuses dont il était revêtu le titre militaire de commandant des Masbouasb. Son petit-fils Shesbonq eut une fortune plus brillante encore. On le ren-^ contre tout d'abord traité de Majesté^ (bX qualifié Prince de^ princes^ ce qui semble montrer qu'il tenait le premier rang parmi les cbefs des Masbouasb. Plus tard, il marie son fil& Osorkon à la fille du dernier roi Tanite, Hor-Psiounkbi-. Meïamoun, le Psousennès II de Manétbon. A la mort de ce prince, il s'empare de la couronne et fonde une nouvelle, dynastie, la vingt-deuxième*. C'était bien une famille sémite que le basard des événements portait jusqu'au trône d'Egypte : malgré sa longue résidence sur le sol de sa patrie adoptive, elle n'avait perdu ni le souveuir de son ori-i gine ni la mémoire de ses dieux nationaux. Officiellement: Sbesbonq rendait bommage à Ammon-Kâ, à Isis, à Bast surtout ; en particulier il conservait le culte des divinités syriennes et faisait acbeter en Palestine des esclaves mâles, et femelles pour bonorer son père Nimrod, à la mode de ses ancêtres*. Il sut d'ailleurs ramener les petits cbefs à l'obéissance et réunir l'Egypte entière sous un même sceptre. Si du côté de l'Etbiopie il ne parvint pas à sou-

I.Brag9ch,i5rMl(»re,t.I,p.237-24l.— 2.L6nomestécritBottaï(5w),soit Bouibowix, Il me paraît être analogue au nom hébreu^ 13,1. ^ 3. Lep*

sias, Veher die IXll MgyptUche Kônigsdynaslie, p. 262 sqq. ; Brogscli, BUUrirt d^ Egypte, t. I, p. 219-222. ^^.Bmgsoh^daxialaiZeUsehrift, 1871^ p. 85-86. Le tableau de la vingt et unième dynastie peut se dresser à peu près comme il suit :

mettre les princes de Napata, en Syrie sa palitique fut plus heureuse. Sans rompre avec Salomon, il ouvrit sod royaume à tous les mécontents : Hadad l'Iduméen et Jétobôam trouvèrent asile auprès dé lui. Cinq années après le schisme des tribus il envahit la Judée et « monta contie Jérusalem 9>. Tous les trésors que Salomon avait amassés dans le temple et dans le palais tombèrent entre ses mains *: de là il passa dans Israël, dont les forteresses lui ouvrirent leurs portes sans résistance*. De retour dans son royaume, il fit graver sur les murailles de Karnak le nom des villes qu'il avait réduites. Ce fut là, avec le butin qu'il rapporta, le profit le plus net de sa campagne; il mourut bientôt après, et ses successeurs ne songèrent pas à revendiquer la suzeraineté qu'il avait un moment exercée sur là Syrie. Après ia retraite de Sheshonq, Judà et Israël ne firent que s'enfoncer de plus en plus dans leurs guerres civiles, Jéroboam mourut en 908 et son fils Nadab fut assassiné devant Gibbéthon par Baesha, fils d'Akhijah, après deux années de règne. Le nouveau roi se jeta sur Juda, où Asa, fils d'Abijam, petitrfils de Rehabeam, venait de monter sur 1b trône; et fortifia Rama à deux lieues au nord de Jérusalem» Asa, qui avait su repousser, au dire de la légende, une armée prodigieuse d'Éthiopiens et de Libyens', ne se crut

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