II Chron., Jxm, 23. — 2. II Chron., xzxq
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ctlesdiosea aromatiques, et les ongueats précieux, tout sonaTseiial) et tout ce qui se trouvait dans ses trésors. II i^Y^ut^*^^^ 9^'îl ^^ ^^^ montrât, ni dans sa maison ni dm sa eour ^ » On dirait qu'enivré de son triomphe inattendu et de rhommage qui lui venait de si loin, il se soit seoti disposé à accueilliv les propositions des Baby^ loàiens. JesaSah, plus prévoyant que son maître, sut s'in terposer à temps. « Écoute, lui dit*il, la parole du Dieu des armées : voioi venir les jours que tout ce qui est daas tamÀSBon, et ce que tes pères ont amassé dans leurs trésors , jdsques à aujourd'hui, sera emporté à Babylone j il n'en demeurera rien de reste, a dit Jahveh. Même on prendra d^ tes fils qui sortiront de toi et que tu auras engendrés, afin qu'ils soient eunuques au palais du roi de Babylone^.» L'événement montra bientôt combien ces conseils étaient sages : Mardouk-bal-idinnâ et son lieutenant Souzoub , battus et poursuivis jusque dans les marais de la Basse Ouddée, s'enfuirent en Ëlam, où le premier mourut peu de temps après. Sin-akhè-irib, de retour à Babylone, y établit comme roi Assoumadin, son fils aîné.
La paix était à peine établie en Ghaldée qu'elle fut troublée sur les confins de la Médie. On alla relancer les tribus du mont Nipour jusque dans leurs repaires. « Elles ttiraient établi leurs demeures comme des nids d'oiseaux, 6B citadelles imprenables, au-dessus des monticules du pays de Nipour, et sur de hautes montagnes. Elles ne s'é-r taient pas soumises; J'ai laissé les bagages dans les plaines du pays de Nipour, avec les frondeurs et les porteurs de lances, et les guerriers de mes batailles incomparable^; je me posai devant elles comme un portique de colonnes. Les débris des torrents, les fragments des hautes et inaccessi- Dles montagnes, je les transformai en trône; je fis aplanir une cime sur la montagne pour y poser le trône. Je bus Peau de ces montagnes, Teau auguste, pure, pour étancher ffla soif. Quant aux hommes, je les surpris dans les cre* vasses des forêts montueuses; je les vainquis, j'attaquai leur^
l. Jesaîah, xxxix, 2. — 2. Id., xxxix, 5-7
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villes, en les dépouillant de lenrs habitants, je les détruisis^ je les démolis Je les réduisis en cendres*. » Il se hissa entraîner à entreprendre une expédition contre les Dàh». oc Perché sur les hauteurs des crêtes inaccessibles, le roi Maniya, fils de Bouti, attendait l'approche de mon armée; il avait abandonné la ville d'Oukkou, la ville de sa royauté, et s'était enfui vers le lointain. J'assiégeai et je pris la ville d'Oukkou, j'emmenai les habitants, j'empor tai de la ville ses biens, ses dépouilles, le trésor de son palais, je le gardai comme bonne prise. J'occupai trente* trois villes de son territoire et son district; les hommes, les bètes de somme, les bœufs et les moutons, je les enlevai des villes que je détruisis, démolis et réduisis en cendres *• »
II semblerait qu'après tant d'années de luttes Sinakhè-irib eût acquis le droit de se reposer en paix dans le palais qu'il venait de se faire bâtir à Ninive. Une nouvelle révolte l'appella encore une fois en Ghaldée. La guerre commença dans les régions marécageuses qui bordent la rive du golfe Persique, à l'Occident de l'Euphrate. Les gens de Bet-Ya!:in, las de la domination ninivite, « rassemblèrent leurs dieux, les embarquèrent sur leurs navires » et vinrent s'établir de l'autre côté du golfe , sur une portion du territoire susien , que leur céda le roi Koudour-Nakhounta , fils du Soutrouk- Nakhounta, qui avait tenu tête à Saryoukin et supporté Mardouk-bal-idinna dans ses dernières tentatives. Sin-akhè-irib se mit à la poursuite des fugitifs, bien résolu, cette fois, d'en finir avec TÉlam. Il fit venir des matelots syriens qui descendirent TEuphrate et transportèrent son armée au cœur même du pays rebelle, ce Les guerres fréquentes qu'ils avaient faites sur la côte syrienne avaient familiarisé les Assyriens avec l'idée, sinon avec la pratique de la navigation; comme la suzeraineté qu'ils exerçaient sur la Phénicie mettait à leur disposition une quantité considérable d'ouvriers habiles
1. Oppert, les Sargonides, p. 46-47. — 2. Idem, ibid,, p. 47.
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et noiabxe des méilleuri» marins qa|il y eût au mo&dey ils furent tout natureUeioeut itmenés à employer des forces d^.iuer auscà Uen cpi^ d09 forces de terre à ragrandissem#nt de l0ur domi&atian. Nous /iyOus tu ({ue dès le tempe 40. Salmanasar les Assyriens s'étaient 'hasardés sur dés ii^viites^, et, d'accord avec les Phénideni^ du çonti^eiit, ayaient livré bataille aux flottes dé la Tyr insiukire. Il est proLable qpie le précédent aiuâi établi fat suiyi par les rois postérieurs et que Siiryoukin et Sin-^hë*irib eur^t, sinon d'une manière. permanente, du moins par occasion, le service d'une flotte opérant s\a la Méditerranée. Mais il y ayait une énorme différente à se servir d0B marines yiE^sales sur lels mets où elles étaient accoutumées, et k> transférer . aux extrémités opposées de l'empire les forces jusqu'alors cognées dans la Méditerranée. Cette pensé^^ qui certainement ne pouvait pas s'offrir à l'esprit du pPremiei: venu, paraît s'être présentée pour la première fois à Sin-akhè-irib. Il conçut l'idée d'avoir une marine sur les deux mers qui baignaient son empire, et, comme q'était sur la côte occidentale seulement qu'il avait une quantité suffisante d'ouvriers habiles et de matelots, il résolut de traixsporter de la côte occidentale à la côte orientale ce qu^il faudrait de Phéniciens pour lui permettre d'su^complir 6|on projet. Les constructeurs de Tyr et de Sidon furent ame* nés à travers la Mésopotamie sur les bords du Tigre ; ils y constrtdsirent pour le monarque assyrien une flotte de na* vires semblables à leurs propres galères, qui descendit la rivière jusqu'à son embouchure, et donna aux yeux étonnés des populations riveraines du golfe Persique un spectacle jusqu'alors inconnu dans ces eaux. Bien que les Ghaldéens eussent navigué depuis des siècles dans cette mer inté* rieure, cependant, ni comme matelots, ni comme constructeurs de navires, leur habileté n'était comparable à celle des Phéniciens. Les mâts et les voiles, la double rangée de rames, les éperons pointus des navires syriens, furent probablement des nouveautés pour les habitants de ces contrées lorsqu'ils virent pour la première fois déboucher du Tigre une flotte avec laquelle leurs propres navires étaient
incapables de lutter^. 3» Les Susiens s'étaient attëttjMflf-à une attaque par terre, et ayaient sans doute niîalBsé IMN forces le long de TEuphrate. L'invasion maritime lei^pttt entièrement par surprise. « J'emmenai captifs les'ho^ittés deBet-Yakin, et leurs dieux, et les serviteurs du roi d^ lam. Je n'y laissai pas le moindre reste debout, et j« ks embarquai dans des vaisseaux et les menai sur ieft b^rds opposés; je fis diriger leurs pas vers l'Assyrie, je détruisis les villes de ces districts, je les démolis, je les réduit ^n cendres, je les changeai en déserts et en mOnc^ux^Âe ruines'. » Une diversion inattendue sauva les Susiens d'ttàe ruine complète. Lé peuple de Babylone, voyant le roi €(ftgagé dans une expédition lointaine, au delà des mers, se souleva *de nouveau et remit le pouvoir à Souzoub. Oëtte révolte rappela Sin-akhè-irib' en CShaldée.. Souzoub lîÉit vaincu, fait prisonnier et conduit en Assyrie; quelques jours après, l'armée susienne, qui accourait' au secoure de ison alUé , fut battue et refoulée, sans que cet échec fÀt assez décisif pour décider Koudour-Nakhounta à' traiter. La guerre recommença donc au printemps suivant. Deux villes, que Soutrouk-Nakhounta avait gagnées à SaryonliÉn et qui jusqu'alors étaient restées au pouvoir des ËlamiUAI, furent enlevées d'assaut et revinrent après plus de vingt ans aux mains de leurs anciens maîtres. Ce premier succès ouvrit à Sin-akhè-irib toute la partie basse de la Susian«, qu'il mit à feu et à sang. « Trente-quatre grandes villes et les petites villes des environs, dont le nombre est sans égal, je les assiégeai et les pris ; j'enlevai les captifs, je les démolis et les réduisis en cendres; je fis monter dans les vastes cieux la fumée de leurs incendies comme celle d'ôn seul sacrifice. » La nouvelle de ces désastres remplit Koudour-Nakhounta de terreur • il ne se crut plus en sûreté à Madaktou et se retira avec toute son armée auprès de la ville de Khaïdali , dans les districts peu connus qui bornent la Médie, afin d'y préparer, à l'abri de ses mon-
l. G. Rawlinson, The five great Monarchies, t II, p. 171-172. -" 2. J. Oppart, les Sargonides, p. 48; J. Menant^ Annales, 232.
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iêjffl^f ua^ .résistance dée^érêe. Sia-«khè «irib n'alla <99!fi |^.ar4»n«^ dang 9a 4onuière retraite. Au moaueiU où Uçimi préfiamt à^mai^cber but Madaktou, les augurea «e .ftfiilrikifiit ai d^avoirablea, qu'il pr6£&ra renoncer àison ,.9i|^64itiiefBL et j^enti;^ en Assyrie. Troie mois aprës^jCouv^V^<>yUioun^a mourut, , et, selon la.eantume du pays, • ^fftj^nn^ tj^f^i OuQ^man-Minanou, lui sneoéâa^ ,» A^« retenir, Sin-^khè-irih apprit que Souzoub, trompaai la iEsi(^.lmce du préfet, de Lakhir, son gardien, s'était éd^l^Me^sa prison etr^giô dans les marai8.de .la CEhalié^f d:'aù il.-eesayait de soule^ver Babylone\. La présence^ du llfii ^jAsi^ris ooupa court à ces tentatives» Souaoub^ trop ^mi^fo^ lirrer bataille^ n'eut que le teoo^s de s'enfuir olK^.OmstBaan-Minanou. Il revint quelquesmois apsàs^vec ^^ajUQe des Susiens, et les Babyloniens « lui confièrent la .iH^yauté des Soumirs et des Accada ». Afin de mieux 8'^p^liiaK»^^ r€^ppui:d'Oummaiv-]Minanou et de se ménager i^ ]|9fi^tt]?eea qui lui manquaient, il ne craignit pas de ^ei||9ie|tre un.^saerilége. « Il ouvrit le trésor du g^aiid t^i^Jie pyramidifcl; l'or et l'argent de Bel et de Zarpanit et '4#A«l^paples^ il le pilla pour le donner à Oumman-Mina-- IMrift) .an;^i d'Ekm. Il lui fit mander : ce. Dispose tes troupes e^id^e tes foiHi^s, marche vers Babylone. et fortifie nos Jiaiiis^s. » Grâce à cette subvention^ le Susien refit son adulée, détruite dans la campagne précédente. Les tribus de la Perside et du bas Euphrate firent leur jonction ayee lui, et se réunirent à Babylone uux nouvelles levées de Souzoubv « Ils vinrent pour commettre, des crimes, comme des Arabes qui arrivent en masse et veulent piller. AUrdessus de la terre monta aux vastes cieux, sous leurs pasj comme une nuée de sauterelles, la poussière de leur inar<^'. «La bataille décisive de la guerre fut livrée près de<f£Lbalouli. Une première fois vaincue, mais non entamée, réarmée des rebelles s'était repliée, sans que le vain* <|ueur osât l'attaquer dans sa retraite. Il tallut que Sin-
1. Ôppert, les Sargonides, p. 48. — 2. Idem, tbtU, p. 49. — 3* Idem, /Wd.,p.50.
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akhà^iiib ae&atfti an clief d'état-^major d'Oamman-Mîiianou les plan» de eanmagne des dliés. Malgré cette trahison, la notoire ne fiit obtenue ^'à grand'peine. « Sur la terre mouillée, les harnais, les anpes prises dans mes attaques, nageaimi tous dans le sang des ennemis, comme dans un fleure; car les eliars de bataille qui enlèvent hommes et bètes avaient dans leikrs courses écrasé les corps sanglants et les membres. J'entassai les cadavres de leurs soldats comme dea trophées, et je leur coupai les extrémités, h mutilai ceux que je pris vivants comme des brins de paille, et pour punition je leur coupai les mains^, » Oumman- Minanou et Souzoub s'échappèrent presque seuls. Toute Taristocratie chaidéenne tomba aux mains du vainqueur ou périt dans la bataille. Babylone fut prise, et Sin^-akhèiiib, exnspiri par le danger qu'il avait couru, résolut d'en finir avec la cité rebelle. « La ville et les temples, depuà leurs fondations jusqu'à leur toit, je les abattis, les minai, les brftlai par le feu; les forteresses et les chapelles, les tours de briques et de terre, je les détruisis toutes, et je comblai le grand canal de leurs débris. » Dans un des sanctuaires violés, il trouva les statues du dieu Bin et de la déesse Sala, que le roi Mardouk-idin-akhè avait enlevée de la ville de Hekali Après la défaite de Touklat-habalasar I*' quatre cent dix-huit ans auparavant, et le sceau de Salmanasar I*', consacré par Bin-bal-idinna victorieux aux dieux de sa patrie. Ces tn^hées des antiques défaites, de* venus les trophées d'une victoire éclatante , furent - rapportés à Ninive et installés triomphalement dans un des temples de la ville. Pendant huit années, Babylone, à moitié ruinée, resta sans roi et j#resque sans habitants, et ne fu( rétablie dans toute sa splendeur que par Assour-aldiè-idïn. La destruction de Babylone termina d'une manière triomphante la carrière militaire de Sin-akhè-irib. Au moins ne connaitH)n que deux expéditions, toutes deux assez peu importantes, qu'on puisse mettre dans les der*