Jesaiah, zzxn, U-i
LES SARGONIDES. 40Ô
cekiddttt'Hizkiahadétniit les hauts lieux et les^ autels, et aditA'ÀEida'et à Jérusalem : «Vous vous prosternerez devant cetstj^el à Jérusalem?» Or maintenant donne des otages au roBden iÀsdyriens, notre maître, et je te donnerai deux mîlfo«liev»ux, si tu peux donner autant d'i^ommes ]^our momter 'dessus; Clomment donc ferais-tu tourner figure au maûsobei^ouYemeur d'entre les serviteurs de mon maître? Maitoitu te confies en l'Egypte à cause des chariots et des ^ gen^de ehevaU Mais maintenant suis-*je lûonté sans Jah^ ve^ièfliLtre. ce lieu^ei pour le détruire ? Jàhveh m'a dit : « Monte contre ce pays-là, et le détruis. ^ Abrs Êliakim, filsfllA Hilkija, et Sebna, et Joah, dirent au Rahshaké : « Nous te jmm& de parler en langue syriaque à tes serviteurs, car nous l'entendons; et ne nous parle point en langue judaïque, lepdople qui est sur la muraille Fécôùtant. » Au lieu de se reiÂ^ à ces. prières, Rabshaké se tint debout, et s'écria à^ haoN: voix en langue judaïque, et parla, et dit : « ËcoutezrJbl.p^ole du grand roi, le roi des Ajssyriens. Ainsi a dit^^iroi : a Qu'ilizkiah ne nous abuse point, car il ne pouna point vous délivrer de ma main. Qu'Hiskiah ne vouAjit|6$e point confier en Jahveh, disant : Jahveh indubits^jy^in^nt nous délivrera, et cette ville ne sera point livréç^^lre les. mains du roi des Assyriens. N'écoutez point Hi^^hy car ainsi a dit le roi des Assyriens : Faites composition avec moi, et sortez vers moi ; et vous mangerez chaisiiii de sa vigne, et chacun de son figuier, et vous boirez^acun de l'eau de sa citerne ; jusqu'à ce que je vienne, et ^e le vous emmène en un pays qui est, comme votre paySjjun pays de froment et de bon vin, un pays de pain et 4ei^igpe9, un pays d'oliviers qui portent de l'huile, et un ^y^ de miel : vous vivrez et vous ne mourrez point. Maj^i^UL.'écoutez point Hizkiah, quand il vous voudra persua^dç^^ en disant : Jahveh nous délivrera. Les dieux des nations ont-ils délivré chacun leur pays de la main du roi des A&synens? Où sont les dieux de Hamath et d'Arpad? Où sont les dieux de Sépharvaim, de Hénah et de Hivah? Même a^t-on délivré Samarie de ma main? Qui sont ceux d'entre tous les dieux de ces pays-là qui aient délivré leur
pftys de ma main, pour dire que JahveL délirrera Jimsalem de ma main?« Et le peuple se tut, et ob ne lui répondit pas un mot, car le roi a/ait commandé, diflast.: Yoils ne lui répondrez point. Après cela, Éliakim, fils deELilk^, maître d'hAtel, et Shebna le secrétaire, et Joâh, fih d'Asaph, commis sur les registres, s'en revinrent, les vêtements déchirés, vers Hizkiah , et lui rapportèrent les paroles du Rabshaké^. 3»
Sur les conseils de Jesalah, Hizkiah se résolut à la résistance. En arrivant à Lakhis, les envoyés assyriens n'y trouvèrent plus leur roi : il avait levé son camp et s'était porté contre les Égyptiens, sans doute afin de les écraser ayant l'arrivée de Tahraqa. En partant, il avait enoore une fois menacé les Juifs de sa colère. « Que ton Dien m qui tu te confies ne t'abuse point en te disant : Jérusalem ne sera point livrée entre les mains du roi des Assyriens. Voilà, tu as entendu ce que les rois des Assyriens ont fût JLtous lespays, en les détruisant entièrement ; et tu échapperais ? Les dieux des nations que mes ancêtres ont détruites, savoir y de &ozan, deEharan, de Retseph, et dâs enfants d'Héden,qui sont en Télasar, les ont-ils délivrées? 'Où est le roi de Hamath, le roid'Arpad, et le roi de larille de Sépharvaïm, Hamath et Hivah'?» On sait quel démenti la fortune donna à ces paroles hautaines ; pendant la mar* che sur le Delta, l'armée assyrienne fut à moitié anéantie par la peste, et se trouva réduite à un tel état de désorganisation que Sin-akhè-irih rentra à Ninive presque seul*. Les Juifs et les Égyptiens, étonnés par la grandeur du désastre, attribuèrent chacun à leur dieu tout l'honneur du succès qui les délivrait. Selon les Juifs, Hizkiah, après avoir entendu les menaces du roi d'Assyrie, se serait mis en prières, et Dieu lui aurait fait dire par Jesaîah : «c Je t'ai exaucé ^ dans ce que tu m'as demandé touchant Sîn-akhé4rib, roi
des Assyriens Il n^entrera point dans cette ville, il n'y
jettera même aucune flèche, il ne se présentera point contre elle avec le bouclier, et il ne se dressera point de ^errasse
1. Il Bois, xvni, 28-37. ^ 2. ftid.^xix, 10-13. — 3. /Wd,, xix, 20.
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LES SASiQONIDÊS. 411
coàtr» eHe. n s^dn retournera {^ar le ehemiù par leqiiel il est Tenu, et & n'entrera point dans cette yiUe, dit Jahvéh. Gaf je garantirai cette ville, afin de la délivrer, pour l^a- .iBOur de moi^ et pour l'amour de David, mon serviteur. B amva done eette noit-là qu'un iinge de* 7aliveli sortit , et tna^jeent quatre-vingtndnq mille hommes au camp des Aë- ^rriens; et quand on bit levé d'un bon matin, voilà, c'étaient des corps morts. EtSin-akhè-irib, roi des Assyrienfi, fiarlitâe là; il s'en alla, et s'en retourna, et se tint à Niiiive^. iù> Au dire des Égyptiens, quand Sin-akhé-irib entra en Egypte, «c la caste guerrière refusa de se battre pour le roi Séthon, prêtre de Ptah,qui l'avait dépouillée d'une partie de ses privilèges. Le prêtre, enveloppé dans ces difficultés, entra au temple et, devant la statue, se lamenta au sujet des dangers qu'il allait courir. Pendant qu'il gémis* sait^ le sommeil vint à lui et il Itii sembla, en une vision, ^'un dieu, se tenant à ses cdtés, le rassurait et lui promettait qu'il n'éprouverait aucun échec en résistant à l'armée des Arabes : car lui-même devait envoyer des auxiliaires. Pledn de confiance en ce songe, il réunit ceux des i^yptiens qui voulurent le suivre pour les 'conduire en aiÉnes à Péluse, porte de l'Egypte de ce côté. Nul des guerriers ne l'accompagna, mais des petits marchands, des fou^ IcHis, des vivandiers. Ils arrivèrent à leur poste, et, durant k nuit, une nuée de rats des chiunps se répandit sur leurs adversaires, dévorant leurs carquois, les cordes de leurs ai^s, les poignées de leurs boucliers, de telle sorte que, le lendemain, les envahisseurs, se voyant dépouillés de leurs armes, «'enfuirent, et qu'un grand nombre fut tué. On voit maintenant dans le temple de Ptah la statue en pierre de ee roi, ayant sur la main un rat, et cette inscription : o^^Que celui qui me regarde soit pieux'. »
Sin-akhè4rib ne revit plus jamais la Palestine. Non que U'perte d'une seule armée fût un coup assez rude pour ame-
1, II Rais, XIX, 32-36. — 2. Hérodote, II, eh. cxli, Qppert, Mémoire sur les rapports de V Egypte et de V Assyrie j p. 29-38; Fr. Lenormant, Histoire, t. II, p. 99-100; Schrader, Die Keilinschriften und dos Alte Tes^ lamifU, p. 16S-205; J. 1Saùant,ÀnnaleSrp. 2ia-219.
ner, comme le prétend Josèphe, la destruction de l'empire ninivite : il se refit promptement de Ba défaite et -reparut bientôt sur les champs de bataille, plus terrible quer ja^-' mais; mais les guerres sanglantes qu'il eut à soutenir vers - Torient et le nord ne lui permirent pas d'envoyer en Sy*-. rie la moindre partie de ses forces. Tandis qu'il était"^ occupé sur les confins de l'Egypte, la Cbaldée, fatiguée?^. du gouvernement de l'Assyrien Belipnou, s'était soulevéei et donnée de nouveau àMardouk-bal4dinna. Gelui-d, qu? s'attendait à une guerre immédiate, avait tâché tout à*ahant de s'assurer des auiiliaires. Il avait dégà l'alliance de FElam^^. il rechercha celle de la Judée. Le désastre de Sin-akhè-irib* avait en effet répandu au loin la réputation d'fiiddah: et l'a* vait « élevé à la vue de toutes les nations* 3». Avec les tribmsr et les préjsents que les petits princes voisins lui envoyèrent r il avait refait son trésor royal, épuisé par la rançon qu^îL avait payée : «Hizkiah donc eut de grandes richesses et une grande gloire, et amassa des trésors d'argent, d'or, depîerre&* précieuses, de choses aromatiques, de boucUers 6t de toute sorte de vaisselle précieuse. Et il fit des magaazns pour H récolle du froment, du vin et de Thuile, et des étables pdur* toutes sortes de bêtes, et des rangées dans les étables.. Il se-fit aussi des villes, et il acquit des troupeaux du gros et dti menu bétail en abondance; car Dieu lui avait donné de^ fort grandes richesses. Hizkiaii boucha aussi le haut canal des eaux de Guihon, et en conduisit les eaux droit en bas, vers l'occident de la cité de David. Ainsi Hizkiah prospéra: dans tout ce qu'il fit^. » L'alliance de Juda était dési^^ rable à tous égards, mais il fallait trouver un moyen d'en-f trer en relation avec lui. Une maladie dont Hizkiah faillit: mourir et à laquelle il n'échappa qu'à grand peine lui fpujpr. nit un prétexte naturel. Mardouk-bal-idinna envoya u|i«. ambassade, soi-disant pour féliciter le prince juif de sa gu4-^ rison miraculeuse, en fait pour sonder ses intentions ao. sujet de l'Assyrie. « Hizkiah en fut joyeux et leur montra les chambres où étaient toutes ses richesses, l'argentet l'or,