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4j^ GHikraTaJS X.
teindre ITém^* Les dé3ei!ts, qui oduTreot le ceptse^dô l'Arabie arrêtèrent sa marcbe* Il aq opat^ala defsouoaeltîè le pays de Bâzou, « dont le sile est Ijoi&taiti, un passage de dépérissemeoiti «ne région de défaillance ^ un lieu où règne la soif, et celui de ILhazoù^ dans lequel il tua huit rois. J'enipor^i en Assyrie leura dieux vleurq dépouille», leurs trésors e4 leUrs sujets. Layale^ roi de Yadih, fr'é^t soustrait h me domination ; il entendit le .rapt de ses dieux, il comparut devant moi 4 Niniv^^ la ville de ma royauté^ il s'inclina devant moi. Je Im remis son rpécbé, je PaboEdla avec bienveillance. Quant à ses dieux, j'écrivis au-dessus de leurs images les élogfâ d'Aissour, mon maître, je les apportai et je les lui restituai. Je lui oonfiai ce pays do Bàzou et je lui imposai de payer un tribut à ma royauté. » Assour-akbè-idin, maître de l'Arabie, put tourner ses regards vers l'Afrique, où le progrès toujours croissant delà 4ynststie. éthiopienne commençait à l'inquiéter.
ftes Assyriens en Egypte i Tahraqa (B99-B9B) $ eonqnéie de l'Kffypte par Assovr-akhè-idln (•ve)| Assovr-baniMbal («•«••..)) ean«iièle de réiaak.
La victoire de Séthon sur Sin~akhè-irib avait délivré l'Egypte sans lui rendre sa force et son unité. Tandis que les deux principales dynasties du Nord, la Salte .et la Tanite, se disputaient la suprématie dans le Delta, la dynastie éthiopienne végétait misérablement à Thèbes. Un instant on put croire qu'elle réussirait à recouvrer quelcpie chose de sa grandeur passée : Shabatok, fils et successeur de Shabak, réussit à se faire reconnaître dans tout le pays K L'invasion de Tahraqa mit fin à ce succès éphémère : Shii>batok fut vaincu, pris et tué ', le Delta soumis et Stéphi*natès, qui représentait encore la dynastie salte, dépouillé de Memphis. Tahraqa, pour consacrer sa victoire, appela d'Ethiopie sa mère qu'il qaalifia grande régente, dame des
1. Oppert, Mémoire sur les rapports de l'Égyp!e et de V Assyrie, p. 14; Mariette. Jfonttî?ifntedtt?er*, pi. 29, e.— 2. Manéthon, édit., Unger, p.2&l.
LES SABGONIDBS. 4i7
deux pays, maltresse de toutes les nations *é Le nom de l'Egypte figîaraau Gebel-Barkal et jusque sur les murailles des iemples thébains parmi les noms des peuples vaincus '. Au bout de vingt ans de règne, Tahraqa pouvait se croire solidement établi sur le trône, quand Tinvasion assyrienne vint remettre en question son antorité» Asso^r^khè^idin pénétra par Péluse dans la vallée du Nil, battit les Ëthiopiens et les dispersa si complètement que Tahraqa dut s'enfuir jusqu'à Napata> Memphis tomba entre les mains des ennemis, Thàbes fut pillée : les statues des dieux et <les déesses, les parures d*or des prâtpes et des prêtresses, tout le matériel du culte fut envoyé en Assyrie et consacré comme trophée dans les temples. Assour^fakè-idin s'oe- Cttpa ensuite d'organiser le pays à la mode assyrienne : il rendit Tindépendance aux vingt petits princes qui se partageaient le territoire de l'Egypte, leur imposa à chacun un tribut séparé, et plaça à leur tète, comme chef de la^ confédération, Néko I''', roi de Sais. Stéphinatès était mort vers 681, laissant pour héritier son fils Nékhepso, grand miigicien et grand astronome, s'il faut en croire la tradition classique % mais piètre roi, qui resta sa vie durant vassal des Éthiopiens (681-674). Néko !•', successeur de Nékhepso, était sur le trône depuis deux années environ, quand l'invasion assyrienne le délivra de Tahraqa. C'était, comme la plupart des hommes de sa race, un prince actif, remuant, prêt à tout oser pour arriver au but que poursuivait depuis un siècle l'ambition héréditaire de sa famille, la restauration de l'ancienne monarchie égyptienne. n n'éprouva aucun scrupule à se faire l'allié des Assyriens, puisque cette alliance lui valut la suprématie sur les autres princes et la restitution de Memphis. Afin de prévenir un retour offei^f des Ëthiopiens, Assour-akhéidin plaça dans les forteresses des garnisons sémitiques, puis reprit le chemin de Ninive. L'abaissement de l'Ë-
1. De Bougé, dans les Mélanges éP Archéologie égyptienne et assyrienne, t. I, p. 81 — 2. Brugsch, Bistoire, 1. 1, p. 246. — 3. Galien, De Hmpl, medieam. facult, iz, 2, 19; Ausone, Epig,, 19; Firmicus, iiuronomw., vm, &.
kU . CHAPITRE X.
gypte, que tous ses prédéceàseurs avaient préparé înoonsciemment; se trouvait accompli. Il avait rendu à Thèbes l'affront que Thotmèls III et Amenhotep II avaient infligé neuf siècleul auparavant à Ninive. En renti-aht dans sïà' États, il fit sculpter sur les rochers du NaKr-el-Kelb et à'; cAlé des stèles triomphales de Ramsès II une longue inscription où il racontait ses victoires et s'intitulait roi dTÊgypte, de Thèbes et d'Ethiopie * (672).
Il employa les trois années de paix qui suivirent (671-669^ amener activement les travaux de construction qu'il avaîÉ' entrepris au commencement de son règlie. Il éleva en^ Assour et en Accad trente-six sanctuaires « revêtus de* . lames d'or et d'argent et resplendissants comme le jour. » ' Le palais qu'il construisit à Ninive, sur lés ruines d^ùti ancien trésot, dépassait en grandeur tout ce qu'on avait fait jusqu'à ce jour. La toiture était en poutres Se' cèdre sculpté, supportée par des colonnes de cyprès cer-* ' cléês d'argenf et de fer ; aux portails se dressaient des lîons^ €t des taureaux de pierre; les portes étaient en ébène et en", cyprès incrusté de fer, d'argent et d'ivoire*. Son palais de Babylone est entièrement détruit, et celui qu'il corii-' mença à Kalakh avec le butin d'Egypte ne fut jamais terminé. L'ornementation en était à peine ébauchée lorsque . en 669 il tomba gravement malade. Tahraqa envahit l'Egypte, battit les Assyriens sous les murs de Memphis," et enleva la ville après un siège meurtrier*. Assour-akhè!idin, incapable de reprendre la campagne, abandonna la couronne à son fils aîné Assour-ban-habal et se retira k, Babylone où il mourut peu après (667).
Assour-ban-habal partit aussitôt pour l'Egypte. Il rallia en passant les contingents syriens, pénétra dans le Delta Fans obstacle et rencontra l'armée éthiopienne près de Karbanit. Tahraqa fut battu et contraint d'évacuer Mem-
1. Oppert, Mémoire sur les rapports de V Egypte et de V Assyrie, p. 38- 43, 80 sqq; G. Smith, Egyptian Campaigns of Esarhaddon and Âssurbanipal , dans la Zeitschriftj 1868, p. 91-94; G. Rawlinson, Th^ five great Monarchies j t. II, p. 192-194. — 2. Oppert, les Sargonidts^ p. t)7. — 3. G. Smith, dans la Zeitschrift, 1868, p. 94-95.
LES ^ÀHOOKIOES. ' 429
phi9) puif^ Tlièb^s, où led A99yriénB.s'àrrêt.èrjeat quelque tQXa{H3« Xi^ t^i^ tributaires furent rétablis et l^ pays remig clj|U^& Tétat où Assour-akhè-ridia l'avait laissé cinq années ajij^aravant. Asaour-han-habal le quitta, convaincu qu'il eii ivaltfiiai avec l'Ethiopie. B était à peine rentré dans sa capitale qu'une révolte éclata. Taliiraqa vaincu paraissait encore plus redoutable aux dynas.tes égypUena que le monarque ninivite. Ils lui envoyèrent des émissaires et conclurent av^c lui un traité secret par lequel ils s'engagèrent à le rétabUr sur le trône des Pbaraons. Les gouverneurs assyriens» instruits, de ces menées, saisi* rént les chefs de la conjuration, Sarloudari de Tanis, Paqrour de Pasoupti et Néko, qu'ils envoyèrent i Ninive chargés dp chaînes; ils saccagèrent, pour l'exemple, Saïs, IVtendès et Tanis, qui avaient donné l'exemple de la révolte, niais ne réussirent pas à arrêter la marche de Tahraqà. < LlËthiopien reprit successivement Thèbes et Memphis, où il, .célébra les fêtes d'intronisation d'un nouvel Âpis, et menaça de s'emparer du Delta. Dans cette conjoncture, AssQur-ban-habal comprit qu'il convenait d'user de clémence envers les princes égyptiens qu'il tenait prisonniers. Après avoir mandé Néko devant son trône, il* le fit revêtir d'un vêtement d'honneur, lui donna un cimeterre à fourreau d'or, un chariot, des chevaux, des mules : non content de lui rendre Sais, il lui confia pour son fils aîné Psamétik* le gouvernement d'Athribi. Néko, de retour en Egypte, n'y trouva plus Tahraqa. Le vieux monarque, prévenu par un songe *, s'était retiré en Ethiopie et venait d'y mourir (666) ; il avait régné vingt-six ans sur l'Egypte et. près de cinquante ans sur l'Ethiopie.
Les Assyriens occupèrent Memphis sans difficulté, mais n'osèrent pas s'aventurer dans le Sud. Ourd-Amen, beaufils de Tahraqa', se fit proclamer roi à Thèbes, concentra
1. Psamétik prit par reconnaissance le nom assyrien de Nabou-sezibanni. — 2. Hérodote, II, 152, où le nom de Sabacon a été substitué à celui de Tabraqa. — 3. Divers sayants (D. Haigh, dans la Zeitschrift, 1868, 80r83; 1869, p. 3-4, et cf. Smith., History of Àssurbanipaîj p, 50- 51) ôùt proposé d'identifier Ourdamen avec le roi étbiopieni<^ou4^ [meï]
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ses forces el reprit Toftinsm. Les Assyriens fun^m iMiB^ eus une seconde fois en avant de Memphis, enfenàés eu» la ville et forcés de se rendre après un long siège. Néko, tombé entre les mains du roi éthiopien, fut mis à moH«t Psamétik n'eut que le temps de s'enfuir en Syrie wwr éviter le même sort ^ Assour-ban-habal résolut d'en éwy ime fois pour toutes, ai^ec les velléités d'indépondaiiee de l'Egypte et les prétentions conqpérantes de rSthiopîe^ 0«fd^ Amen, battu dans le Delta, s'oofuit à Thèbes, où il espéttit se re&ire une armée. Poursuivi Tépée dans les reins, il abandonna la ville sans résistance et se sauva jusqttlt Kip*kip en Ethiopie (d<(6^65). Thèbes, qvi commençait à se re^ lever des ruines qu'Assour-akhè^-idin y avait faites «ai %l%y fut saccagée de nouveaiu. La population entière, hommto et femmes, fiit emmenée en esclavage, a L'or, l'argent, les métaux et les pierres précieuses, tous les trésors des palais, les étoffes teintes en berom, 3» que le gouverneur Men*toumhâ venait de placer dans les temples^, « deux: obélisques du poids de cent talents » qui étaient à la porte d'un temple, furent transportés à Ninive'. Le pays fut de nouveau reconstitué à l'assyrienne et les vingt rois rétablis sur4e trône pour la troisième fois depuis six ou sept ans. P«a«> métik hérita la principauté, mais non le rang de sonpèro) Paqrour, prince de Pasoupti, devint le chef de la ligna. Ourd*Amen réfugié en Ethiopie ne reparut plus, et V&* gypte fut pour quelques années la vassale docile de VAb^ Syrie *é Un soulèvement des Phéniciens et de la Gilicie qui s'était produit en môme temps que l'invasion d'Ourd«Amen fut promptement étouffé : Baal, roi de Tyr, obtint l'aman; Yakinlou. roi d'Arvad, se tua plutôt que de tomber au pouvoir du vainqueur; une courte campagne décida du
amotin. C'est une prétention difficile à soutenir et que ni Iff* de Roagé {Uéianges d^ArchéologU égypiimne et cutyrienne, 1. 1, p.S9-01) ni msù n'avons pu admettre. — 1. Hérodote, II, 1 ô2, met le meurtre de Néko I*"" sur le compte de Sabaeon. — 2. De Rougé, dans les Mélangu dUrcMo^ iogie ég^fifUimne et auurimne, 1. 1, p. 17-30. -* 3. Ammien MatceUn^ XVU , k, attrUtue aux Carthaginois le sac de Tbèbes. — 4. Oppeit^ Mémoire 9wr ke rapporu de V£g}fpte et de l'Asst/rie, p^ 87 sqq* j
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LES SARGONJSUES. %di
soii de la Giliei^vBii 665 tout était lermiaé, et la reaam<> méé d'A8£um?~baà*'ëabal si bien établie qu'un prince jus-- \ qu'tflors iûcoanu, ^rygès^ roi de Lydie, lui rendit hom*- I mage et implora sonaide contre lés Eimmériens. L'empire I d'Assyrie e'étendil -au moins nominale^^t jusqu'à la mer !%ée^
Une guerre iàsigMfîante avec les gens de Manna touma an moment vers les pays du Nord l'attention d'Assouivban'habal ^. On ]^ croire qu'il allait recommenoer contre rOurarti les esitrq>ri8es de Saryoukin. L'Élam se jeta à la traverse de ses projets et attira sur soi les désastres qui menaçaient l'Arménie. Âssoui^ban^-habal avait pourtant essayé de se mettre en relations amicales avec le roi Ourtaki. Pendant une grande famine qui désola la Susiane, il lui avftit envoyé du blé et des secours de toute sorte. €eux des ïilamites qui s'étaient réfugiés sur le territoire assyrien avec leurs familles, pour échapper aux horreurs de la faim^ n'y avaient pas été retenus en esclavage : après les avoir nourris le temps nécessaire, on les avait renvoyés dans leurs foyers. Ourtaki oublia vite les générosités de son rival : vers 659 *j il envahit des districts qui relevaient de la vicè-royauté de Babylone et les mit à feu et à sang. Vaincu par les Assyriens, il ne rentra dans ses États que pour y' périr de la main d'un de ses sujets *. Il était arrivé au pouvoir par une usurpation : comme il avait fait à son frère aîné Oummanaldas et aux enfants de ce dernier, son plus jeune frère Téoumman fit à ses enfants ^. Chassés d'ËLam, ils s'enfuirent en Assyrie, tandis que leur oncle se proclamait roi. Assour-ban-habal, encouragé par ces querelles domestiques, reprit la campagne l'année suivante.
1. Fr. Lenormant, Histoire, t. II, p. 115-116; Smith, Histwy of Asturhanipal, p. 5S-78 ; Menant, Ànnalet, p. 257-259. ^ 2. 6. Smith, MkUny of ÂuwrbanipiU, p. 84*99.*- 3. Le canon des Limmom assyriens oesae brusquement en 665 à la troisième année d'Assour-han-babal. A partir de ce moment il devient difficile d'établir pour l'histoire é^Aasyhe une chronologie certaine. — 4. G. Smith, History of Assur<' hmm^HU, p. 100-109; Menant, Annales, p. 281-282; G. Rawlinson, The fkfeigreat Monarehies, t. II, p. 204-205. — 5. Pour mieux faire c6m« prendre au le^eur le récit qui va suivre, 11 * ne sera pas inutile de
43S GHÀPITEB X.
Les prodiçes se multipUèr^t en ba faveiir : le soldil .Q.'icUpsa et la . déesse Istar lui apparut en songe, Tare )^ la main, pour lui ordonner de .tout détruire. Téou^iman sp retira aerrière l'Oulal et se retrancha dans le bourg .de TouIUz, la rivière en front, un bois sur ses derrière.s : u/ut vaincu et pris avec son fils aîné. Ses deux neveux, .qui avaient coxnbattu dans les rangs des Assyriens,. furent 9iis à sa place et reconnus, Tammaritou vice-roi de E^aïdala, Oummanigas, roi de Suse et de Madaktou sous la su^e* raineté d'Assour. Une expédition dans le pays de Gambçul, qui s'était déclaré pour les Ëlamites, acheva la guerre. Leç chefs vaincus furent traités avec toute la cruauté assyrienne : Téoumman et son fils furent décapités, plusieurs de leurs généraux écorchés vifs, aveuglés ou mutilés. L'horreur causée par tant de supplices n'abattit pas le courage des Ëlamites : leur roi, élevé par les Assyriens et vassal de Ninive, se laissa bientôt gagner aux sentiments patriotiques de son peuple et devint l'ennemi acharné de ses anciens protecteurs..
Assour-akhè-idin avait remis la vice-royauté de Babylone à son second fils Saoul-masadd-youkin. Ce princç vécut d'abord en bonne intelligence avec son frère; mais le succès des guerres contre Téoumman lui fît craindre pour son autorité : il ne voulut pas rester l'humble vassal de son frère et songea à la révolte. Assour-ban-habal ressentit
dresser au xuoiQs'dans ses parties essentielles le tableau généalogique de la famille royale susienne à cette époque :