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508 CHAPITRE XIL
substituer à Tempire des Mèdes Tempire du peujple dont lui-même était issu, les Perses ^
Dès les premiers temps de rinvasion aryenne, les Pex;ses avaient occupé le^ pays à TEst de TElam. Ils avaient soumis sans peine les rares tribus touraniennes et koushites qui l'habitaient, et s'étaient établies sur le versant méridional du plateau iranien et sur les rives du golfe Persique. La Perse proprement dite s'étend depuis Tembouchure de rOroatis*(Tab) à l'ouest jusque vers l'embouchure du détroit d'Ormuzd. La région qui borde la côte est formée de bancs d'argile et de sable rangés parallèlement : elle est stérile et mal arrosée. Le reste du pays est coupé par plusieurs chaînes de montagnes qui vont, s'élevant toujours, de la mer au plateau : il est»infécond par places, surtout au nord et à l'est, mais boisé en maint endroit et fertile en céréales. Quelques rivières seulement, l'Oroatis (Tab), l'Araxês (Bendamir) et le Kyros (Kourab) rompent les barrières de montagnes qui les séparent de la côte et parviennent jusqu'à la mer : la plupart des cours d'eau n'ont pas d'écoulement et forment, au fond des vallées, des lacs plus ou moins étendus, selon les saisons. Les tribus des Perses partagèrent leur conquête en plusieurs districts : la Parœtakênê et la Mardiènê, dans la région des montagnes; la Taokênê, au long de la côte, et la Karmanie, vers l'orient. Ils s'y bâtirent quelques gros villages, Ormuzd, Sisidôna, Agrostana, Taôkê, sur la mer ; dans l'intérieur, Karmana et les deux capitales Persépolis et Pasargades. Ils y vécurent dans l'obscurité, d'abord indépendants, puis, à partir de Phraortès, ou plutôt de Kyaxajès, soumis aux Mèdes. Ils prenaient leurs rois dans la famille d'un certain Akhamanish (Akhêmênês), qui avait été leur chef au moment de l'invasion ; Akhamanish avait eu pour successeur Téispa (Têispês) et Téispa Kambouzia (Kambysès). Abrités par leur éloignement contre la corruption des mœurs babyloniennes, ils avaient tîonservé plus de simplicité et d'énergie que les Mèdes : Kyros, qui Je
1. Cf. Rawlinson, The five great Monarchiet, U II, p. 418-99.
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seyait, décida son père à courir les chances d'une révolte. Il s^échappa de la cour, dispersa une troupe envoyée à sa poursuite et rentra en Perse. Battu dans une première bataille et son père tué, il finit par rester vainqueur et par faire Astyagès prisonnier : son roi captif, la Médie ne résista plus et se livra tout entière au vainqueur. Ce fut un changement de dynastie plutôt qu'une conquête étrangère. Astyagès et ses prédécesseurs avaient été rois des Mèdes et des Perses, Eyros et ses successeurs furent rois des Perses et des Mèdes *.
1 Cf. BawUnsoD, The five great Uomrehiet, t n, 422-426; t. III,