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qu^il compléta bientôt par l'analyse des autres noms royaux qui appartenaient à l'époque grecque ou romaine, et plus tard par l'étude de cartouches plus anciens, tels que ceux
de (m PX^ J. PsMTKy Psammétique (xxvi* dynastie); C^fefftPj* ^^^™^' Touihmôsù (xviii* dynastie), etc. On
588 aiAPITRE XV.
pouvait penser que cette manière d'écrire les sons avec un alphabet était propre aux noms royaux, et qu'en dehors des cartouches on ne trouverait que des signes idéographiques. ChampoUion prouva que son alphabet appliqué aux textes courants permettait d'y retrouver, non -seulement beaucoup des mots, mais beaucoup des formes grammaticales de la langue copte. On le mettait au défi de déchiffrer autre chose que des noms propres; il traduisit des phrases et prouva le bien fondé de ses traductions. L'opposition n'en devint que plus forte, surtout chez les savants qui se connaissaient ou prétendaient se connaître en langue copte. M. Etienne Quatremère ne daigna même pas examiner le système et le condamna. Rlaproth ne Tétudia que pour le combattre, avec une mauvaise foi et une animosité que la mort même de ChampoUion n'apaisa jamais.
Malgré ces attaques, la science s'imposa aux gens non prévenus. Lorsque ChampoUion mourut, en 1882, MM. Ch. Lenormant et Nestor L'Hôte, en France; Salvolini, Rosellini, Ungarelli, en Italie; et bientôt après MM. Leemans, en Hollande; Osburn , Birch et Hincks, en Angleterre; Lepsius, en Allemagne, se mirent courageusement à l'œuvre. Les écoles qu'ils fondèrent ont prospéré depuis, et l'égyplologieafait,en un demi-siècle , des progrès rx)nsidérables. Illustrée, en France, par MM. Emmanuel de Rougé, le second chef de l'école après ChampoUion, de Saulcy, Mariette , Chabas , Devéria , de Horrack , Lefébure , Pierret , J. de Rougé, Grébaut; en Allemagne, par MM. Brugsch, Dûmichen, Lauth, Eisenlohr, Eners, Stem; en Hollande, par M. Pleyte; en Norwége, par M. Lieblein; en Angleterre, par MM. Goodwin et Lepage-Renouf, eUe ne cesse de s'affermir chaque jour. Ses recherches s'étendent, ses travaux gagnent en solidité; dans quelques années, les égyptologues déchiffreront les textes historiques et littéraires avec autant de certitude que les latinistes lisent les œuvres de Cicéron et de Tite-Live.
L'égyptien des époques classiques (xii*, xvni'-xx* dynasties), possédait vingt-deux articulations différentes,. et se
servait, pour rendre chacune d'elles, d'un ou plusieurs signés alphabétiques dont voici le tableau :
A ou A . .
A ou A...
WouF...
BouV...
H ou H'..
X ou Kn .
s'.S'.Sh.
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