‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 3)Chapitre 26 sur 170 · Mariette^ La stèle de Van kOQ» — 2. Louvre, C, bl · texte numérisé non relu

Mariette^ La stèle de Van kOQ» — 2. Louvre, C, bl

comme tm con(|uérant. Une expédition^ commencée CQ|itn les Bédouins-Shasou, le conduisit en Palestine^ et dé làu pied du Libanj dans la vallée de TOronte. Ce premier buoces, après un demi-siècle au moins de paix intérieure, eni* vra lesÉgyptiens. La rentrée du vainqueur fut un triomphe perpétuel, depuis la frontière, où les grands et les prêtres vinrent Taccueillir de leurs acclamations, iusqu'à Thèbes, où il présenta les prisonniers qu'il avait faits à son père Ammon ^ : TËgypte put se croire revenue aux beaux temps des Thotmès, et des Àmenbotep. Par malbeur, ces vicùttres avaient plusd'apparence que de fonds. L'état de l'Âsk avait ciiangé depuis un siècle. La Syrie méridionale, écrar sée par le passage des armées j avait abandonné toute id^ de résistance acharnée et se livrait presque sans combat| Les Phéniciens trouvaient qu'un tribut volontaire coûtait moins qu'une gueirre contre les Pharaons et se consolaient amplement de la perte dé leur indépendance en accaparant le commerce maritime de l'Egypte. Mais au nord les Routen, affaiblis par leurs défaites incessantes, avaient fait place aux Khêtas. D'abord cantonnés sur les croupes de l'Amanos, les Khêtas avaient longtemps subi l'ascendant des Routen et fait partie de la grande confédération commandée par ces peuples ; vaincus en même temps qu'eux, ils avaient comme eux payé tribut à Thotmès UI et à ses successeurs. Vers l'époque des rois hérétiques, ils s'affranchirent de la sujétion dans laquelle ils «stvsdent v'^'^u jus^ C[u'al6rs.Lcur suprématie s'étendit sur tout le Nfaharaîn, de KadesK à Karkémish, et le premier ie leurs rois qu'on connaisse, Sapâlel, attaqué par ftàmsès I**, força ça prince à le traiter d'égal à égal. Dès la seconde année de son règne, ëéti t*' le rencontra à la tête àh ses ennemis. La lutte se cdhcéntra dans le pays des Amorrhéens, autour de Kadësh, et tourna encore a i'avantajge des Ëgyptienft. Après plusieurs combats heureux la ville tomba entre les mains de t^haraon, et ses dépouilles allèrent enrichir le

i. Brugach, ReUebeiichle aus i£gt/p(en,p. 149 sqq.

grand sanctuaire d'Ammon Thèbain^ La lutte se prolongea plusieurs années, pendant laquelle la ténacité des Khôtas, toujours vaincus mais toujours prêts à rccommencor, lassa la patience de leurs adversaires. De guerre lasse, Séti traita avec le roi Moteur (Motener] et conclut une alliance offensive et défensive qui dura jusqu'à sa mort.

Désormais la frontière égyptiennne né dépassa plus remboucliure de TOronte : l'autorité des Pharaons, restreinte à la Syrie du Sud et à la Phénicie, n'en devint que Îilus solide sur ces contrées. Aii lieu d^ exiger simplement e tribut, Séti imposa aux peuples vaincus des gouverneurs de race égyptienne et mit des garnisons permanentes dans les places fortes, Graza, Ascalon, Mageddo : la révolte devint moins facile et la paix mieux assurée*. C'était là un grand résultat j mais, si on le compare aux résultats obtenus jpar Thotmès in, on ne peut s'empêcher de remarquer combien l'Egypte était plus puissante au temps de la dix-huitième dynastie. Jamais les Pharaons d'alors n auraient considéré les roitelets syriens comme des égaux avec qui l'on pouvait conclure une paix honorable : ils ne voyaient en eux que des ennemis qu'il fallait vaincre, ou des rebelles qu'il fallait châtier. Là guerre se terminait par leur soumission sans conditions ou par leur ruine complète , mais non par une simple coiivention. Séti avait beau se décerner les titres de vainqueur du Routen et du Pount, se vanter de ses victoires sur les Bédouins, proclamer que son empire s'étendait des bords de la Méditerranée aux bras du Vent

iBab-el-Mandeb) : les régions adjacentes à l'Ëuphrate ui échappaient sans retour. ïl ne pouvait aller guerroyer à son gré en Mésopotamie ou en Chaldée : un petit peuple, la veille inconnu, tenait ses armées en échec et lui barrait le chemin de la haute Asie.

Du vivant de son père, il avait épousé une princesse de l'ancienne famille royale, petite-fille d'Amenhotep Itl, et nommée Tal comme sa grand'mère : il avait de la

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