‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 3)Chapitre 45 sur 170 · I Rois, X, 1-13 ; II Chron., ix, 1-12. Les Éthiopiens se · texte numérisé non relu

I Rois, X, 1-13 ; II Chron., ix, 1-12. Les Éthiopiens se

parés de la légende de la reine de Saba et en ont fait uq <

leur histoire nationale. Cf. Praetorius, De Fahuld regin.^ .$

jEthiopaSyA^IX — a. lRois,i&) \V'Vk\ cf. II Chron., vni,2. -

XI, 1 W2. — 4. Ibid., XI, IZ-IW.

que la suprématie politique, avait soulevé la jalousie des autres tribus; Éphraïm surtout ne pouvait s'accoutumer à la perte de son autorité. Les prêtres et les gens pieux déploraient en secret la tolérance du roi, tandis que les prophètes l'accusaient publiquement d'impiété ; ils allèrent jusqu'à menacer sa famille de déchéance et à lui désigner un successeur de son vivant. Un d'entre eux, Akhijah de Shilo, donna Jéroboam, fils de Nébat, de la tribu d'Êphraïm, pour chef aux mécontents. Il alla le trouver aux champs, lui déchira en douze pièces le manteau neuf qu'il portait sur les épaules et lui en remit dix, « car ainsi a dit Jahveh , le dieu d'Israël : « Voici que je m'en vais « arracher le royaume des mains de Salomon et que je t'en « donnerai dix tribus. » Après une pareille prédiction. Jéroboam n'avait rien de mieux à faire que quitter le royaume au plus vite : il s'enfuit en Egypte et y resta près de Sheshonq jusqu'à la fin du règne de Salomon*.

Salomon venait à peine de mourir (929), quand la révolte éclata de toutes parts contre son fils Rehabeam. Le peuple se rassembla en Éphraïm, dans la vieille cité de Sichem : Jéroboam, qu'on avait été chercher dans son exil, se chargea de présenter au nouveau roi les plaintes d'Israël. ,« Ton père a mis sur nous un joug pesant, mais toi, allège la rude servitude de ton père et le joug pesant qu'il a mis sur nous, et nous te servirons. » Rehabeam demanda un délai de trois lours, et commença par consulter les vieux serviteurs de la couronne, qui lui conseillèrent de ■céder. L'avis des jeunes gens qui l'entouraient prévalut : quand Jéroboam revint, ce fut pour recevoir des outrages et des menaces. « Mon père avait mis sur vous un joug pesant, et moi je rendrai votre joug plus pesant encore ; mon père vous a châtiés avec des verges, moi je vous châtierai avec des fouets garnis de pointes. » La désertion fut générale : toutes les tribus du nord et de l'est, les Philistins, Moab, Ammon, reconnurent la prééminence d'Êphraïm et proclamèrent Jéroboam roi dlsraël. Il no

Page 1