‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 3)Chapitre 44 sur 170 · nois, XI · texte numérisé non relu

nois, XI

l'empire juif. 329

h Salomon une science et une sagesse extraordinaires, et un esprit aussi étendu que les sables de la mer.... Ï!t la science de Salomon dépassa celle de tous les Arabes et Ja science de TÊgypte. — Il s'éleva en sagesse au-dessus de tous les hommes, au-dessus d'Éthan, Ezrahite, et de fiéman, et de Galcol, et de Darda, fils de Mahol*, et son nom se répandit chez les nations environnantes. — Il prononça trois mille proverbes (maschal) et composa mille et cinq cantiques [shîr), — Et il traita de tous les arbres, depuis le cèdre qui est au Liban jusqu'à Thysope qui sort des murailles; et il parla des quadrupèdes, des oiseaux, des reptiles, des poissons. — Et Ton venait de tous les pays entendre la science de Salomon, de la part de tous les rois qui avaient ouï parler de sa sagesse *. » Les ouvrages de Salomon sont perdus : ceux qu'on lui a longtemps attribués, le Cantique des Cantiques^ les Proverbes, VEcclésiaste, la Sagesse, appartiennent à des époques différentes. Les traditions relatives à ces livres n'en montrent Sas moins la haute idée qu'on se faisait du génie poétique e Salomon et la part qu'il prit au mouvement littéraire de son siècle.

Tout donc, la puissance extérieure, le commerce, les arts, la littérature, concourait à donner à ce règne un caractère unique dans l'histoire d'Israël. Plus tard, au milieu des douleurs de l'exil et de la captivité, les Juifs se reportèrent vers ce temps de grandeur et se plurent à l'embellir encore de légendes. On raconta que Jahveh avait apparu à Salomon trois fois, le lendemain de la mort de David, pour lui accorder la sagesse et la prospérité*; après la dédicace du temple, pour le confirmer dans la pratique du culte *; vers la fin de sa vie, pour lui reprocher ses faiblesses idolâtres et lui prédire la chute de sa maison *. On le mit en correspondance réglée avec tous les rois de l'univers*, et l'on fit venir la reine de Saba du fond de l'Arabie

1. Ce sont des chanteurs auxquels la tradition attribue plusieurs psaumes. — 2. I Bois, iv, 39-34. — 3. Ibid., m, 4-5 ; II Chron,, vu, 7.IÎ. — 4. I Rois, IX, 1-9; II Chron., vu, 12-22. — 5. I Rois, ix, 9-13. — 6. lbid.,iy, 34; cf. Eupolemos^ dans Eusèbe,Prop. eo.^ I. ix^c.uU«

pour lui rendre hommage ^ Gomme il arrive souve les monarchies orientales, la fin du règne ne répoi aux commencements. Salomon avait laissé la pi militaire de son père décroître entre ses mains, néraux el les vétérans de David étaient morts; guerre d'importance n'avait donné aux troupes les l'occasion de s'exercer, et le roi n'était pa queux de nature. Pourtant, dans la confiance de i il avait accablé les peuples sujets et blessé vassaux. Hirom, qui l'avait aidé à la construc temple et lui avait fourni des matelots, n'avait échange de ses services que vingt misérables bc la Galilée : il les rendit à leur maître avec dédai n'osa pousser plus loin son mécontentement et la fortune de Tyr dans une lutte inégale^. L'Égy{ changé de dynastie et était devenue l'asile de tous contents. Elle avait permis à Hadad, fils du roi tué sous David, de rentrer dans son royaume avec i gnée d'aventuriers. Il y commença une guerre mouches dont Salomon ne put triompher, et qu le commerce de la mer Rouge*. Au nord-est, qui avait jadis servi Hadarézer, roi de Tsobal para de Damas et chassa des pays environnants le sons hébraïques *. Son royaume barra la route de et dut faire perdre aux Juifs la possession du d Syrie

A l'intérieur, des signes non équivoques de d^ se manifestaient de toutes parts. Les trésors d( et les revenus du commerce avaient d'abord si grandes entreprises et au luxe de la maison royale la longue ces ressources s'étaient épuisées et les étaient devenues insupportables. L'érection du en assurant à Juda la suprématie religieuse au

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