‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 3)Chapitre 50 sur 170 · UoU, xvm, 21. — 2. Ibid., vm, 40. —5. Ibid · texte numérisé non relu

UoU, xvm, 21. — 2. Ibid., vm, 40. —5. Ibid

Baalim, se déchirent le corps a coups de couteaux. Élijah, après les avoir laissés s'épuiser en contorsions et ea prières, implore à son tour Jahveh : le feu du ciel descend à sa voix et consume Tholocauste en un moment. Le peuple se jette sur les prêtres, les massacre, et la pluie commence à tomber. On dit qu'après cette victoire Élijali se retira encore une fois au désert et accomplit beaucoup de miracles ; après quoi il se donna Élisha pour successeur, et monta vivant au ciel sur un char de feu*. Ainsi le veut la tradition, et son exagération même nous montre quelle impression puissante avait faite le grand prophète sur Tesprit du peuple dlsraël.

Aux querelles de religion s'ajoutèrent les malheurs d'une guerre étrangère. Benhadar I*' était mort et Akhab avait sans doute essayé de recouvrer son indépendance, à la faveur des troubles qu'un changement de règne soulève presque toujours dans les monarchies orientales. Benhadar II convoqua ses vassaux et marcha droit sur Samarie. Akhai, bloqué dans sa capitale par des forces supérieures, demanda la paix aux conditions qu'il plairait au vainqueur de lui imposer : la réponse à ses ouvertures était si outrageante que les Hébreux se résolurent à tout tenter plutôt que de se rendre. La fortune leur revint avec le courage : Benhadar fut surpris en plein midi par une brusque sortie des assiégés, la panique se mit dans son camp et son armée se sauva en désordre jusque sur le territoire d^ Bamas. Elle revint à la charge l'année suivante, mais, au lieu de s'engager sur le territoire montueux d'Éphraim, où elle perdait l'avantage du nombre, elle vint camper dans la plaine de Jezréel, près de la petite ville d'Aphek. Elle fut battue comme elle l'avait été sous les murs de Samarie, et Benhadar pris dans la déroute. Malgré ces défeites répétées, la puissance de Damas était encore si grande et la prise du roi si loin d'avoir fini la guerre, qu'Akhab n'osa point pousser sa victoire à fond. Il accueillit le vaincu « en frère », malgré l'opposition jalouse de quelques pro-.

J. I Rois y XYiï-xix ; II Rois^ i-u.

phëtcs, et lui rendit la liberté après lui avoir fait signer un Irai té d'alliance offensive et défensive. Israël rentra en possession des places qu'il avait perdues sous les règnes précédents, et les Juifs obtinrent le droit d'occuper à Damas un quartier particulier : c'était la contre-partie et la revanche du traité conclu entre Omri et Benhadar I«' *.

La lutte venait à peine de prendre fin quand les Assyriens parurent sur la frontière septentrionale du royaume de Damas. Benhadar avait suivi d'un œil inquiet les progrès îrapides qu'ils faisaient chaque jour dans la Syrie du nord et s'était préparé à les recevoir. Il avait renouvelé ses alliances avec Hamath, Arvad et les autres villes de Phé- Bicie, réclamé le secours d'Israël et des Arabes, racolé des auxiliaires jusqu'en Egypte et au pays d'Ammon. Lorsqu'à l'automne de 854, Salmanasar III franchit l'Euphrate pour l'attaquer, il marcha bravement au-devant des Assyriens et leur offrit bataille à Karkar*. Il avait avec lui doux mille chars et dix mille Juifs envoyés par Akhab, sept cents chars, sept mille cavaliers, dix mille mntassins de Hamath, mille mercenaires égyptiens, mille Ammonites qui, joints aux troupes de ses vassaux, formaient une armée de soixante-deux mille neuf cents fantassins, huit mille deux cents cavaliers et quatre mille huit cent dix chars; un chef arabe nommé Djendib avait amené un corps de mille chameaux. Les alliés perdirent la bataille : quatorze mille des leurs périrent • , le reste s'enfuit au delà de l'Oronte. Néanmoins la lutte avait été si chaude que Salmanasar ne put tirer parti de son succès : il repassa l'Euphrate sans avoir reçu la soumission de Damas et sans avoir imposé de tribut *. Il ne revint pas les années suivantes, occupé qu'il était au sud-est de son empire. Mardouk-inadinsou, roi de Babylone, trahi et

1. 1 Rois, XX.— 2. Menant (Annales j p. 112) lit ce nom Bourkarou, — 3. Un autre texte porte vingt mille cinq cents. — 4. Oppert, Histoire, p. 111-119; 136-142; G. Rawlinson, The five great Monarchies, t. II, p. 102-103; Fr. Lenormant, }listoire,i. II, p. 68-90; Schrader, Die KeUtnschriften und das AUe Testament, p. 94-104; J. Menant^ Ann«lec<^ p. 99^112-113.

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