‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 3)Chapitre 57 sur 170 · LES SARGONIDES ET LE MONDE ORIENTAL JUSQU'A L'AVÈNEMENT DE KYROS · texte numérisé non relu

LES SARGONIDES ET LE MONDE ORIENTAL JUSQU'A L'AVÈNEMENT DE KYROS

LES SARGONIDES^

Saryoukin (721-704); guerres contre TÉgypte, TÉlam et l'Arménie; conquête de la Clialdée. — Sin-akhè-irib (704-681); Tahraqa et Hizkiah; guerres contre TÉlam; Assour-akhé-idin (681-667); campagnes d'Arabie. — Les Assyriens en Egypte ; Tahraqa (692-666) ; conquête de rÉgypte par Assour-akhè-idin (672); Assour-ban-habal (667-6. .); conquête de l'Élam

saryoukin (9fl-V04)} ^erre« contre r^g^i^e, l'ÉHaai et r Arménie | eon^ndte de la Chaldée.

La croissance de TAssyrie s'était faite jusqu'alors aux dépens de tribus à moitié barbares ou de petits royaumes impuissants à résister longtemps contre des forces supérieures. La destruction systématigue de ces tribus et la chute progressive de ces royaumes la laissèrent partout en présence d*États aussi solidement organisés qu'elle-même pouvait l'être et capables non-seulement de lui tenir tête, mais de la battre. Au sud-ouest elle confinait à l'Egypte; au nord, elle rencontra le royaume d'Ourarti ; au sud-est, la conquête des principautés chaldéennes la mit en contact direct avec le vieil empire d'Élam. L'Egypte, l'Ourarti, l'Élam, arrêtèrent son élan et formèrent entre elle et le reste du monde une barrière qu'elle ne parvint ja-

1 . Le nom patronymique des descendants de Saryoukin a été dérivé de la forme Sargon, que le nom de Saryoukin prend dans Jésalah,zz,1.

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iDais à franchir. Saryoukin et ses successeurs ne cessèrent

ÏiaSy un demi-siècle durant, de remporter des victoires sur es armées de ces trois royaumes, d'envahir leurs villes, d'y installer des gouverneurs, dos princes vassaux et des garnisons. Il n'était pas aussi facile d'occuper un pays comme l'Egypte que de mettre la main sur Hamath ou Bur Samarie. Les succès des Assyriens aux bords du Nil, de TAras et de TOulaï ne furent que succès éphémères, promptement effacés par des désastres : leurs soldats furent • chassés autant de fois qu'ils crurent avoir réussi à s'établir solidement. Il est vrai qu'ils finirent par user leurs ennemis à force de victoires ; mais leurs victoires les usèrent eux-mêmes. En abattant l'Egypte et î'Élam, ils croyaient travailler pour eux : ils travaillaient pour les Perses.

Dès les premières années de son règne, Saryoukin fut engagé avec ces trois ennemis de sa puissance. A Kalou, en 721, il avait frappé le roi d'Élam, Khoumbanigas ; l'année d'après il eut affaire à l'Egypte. La ruine d'Israël n'avait porté atteinte ni aux projets de Shabak, ni aux espérances des Syriens. Tous les princes encore indépendants, depuis l'Euphrate jusqu'au Sinaï, sans cesse menacés de la déposition, de l'exil ou de la mort, tournaient leurs yeux vers le monarque éthiopien et n'attendaient plus cp'un signal de lui. Jahoubid*, roi d'Hamath, usurpateur comme Saryoukin lui-même et le personnage le plus important du pays depuis que Retzîn était mort, les chefs d'Arpad et de Damas, les Phéniciens de Simyra, les quelques Juifs demeurés à Samarie, étaient prêts à prendre les armes. Les Tyriens défiaient tous les efforts tentés pour les réduire. Les chefs Philistins, les rois de Moab et d'Ammon, Juda lui-même, étaient ouvertement ou secrètement hostiles à l'Assyrie. Depuis 727, Jérusalem était gouvernée

1. li est nommé ailleurs Ilou-bid par échange du nom divin làhoUf lahvfh, avec le nom divin Ilou, On a quelque raison de croire que certaines inscriptions en un caractère hiéroglyphique spécial trouvées récemment à Hamath appartiennent au règne de ce prince, ou du moins au siècle dans lequel il vivait.

par Hizkiah, fils d*Akhaz. Hizkiah avait : jeunesse une piété ardente et s*était remis prophètes. Le plus célèbre d'entre eux et c plus d'influence sur les destinées du peuple fils d'Amots, devint en quelque sorte le c( ministre du roi. Grâce à son influence, les pn autant d'autorité sous Hizkiah que les prêt] eu pendant la minorité de Jehoash ; mais, pi Jehoïada, ils voulurent réformer le culte na truisirent les hauts lieux et toutes les ira même le grand serpent de bronze qui était pie et à qui on avait off'ert de l'encens jusq Ce premier succès sur les dieux étrangers des ambitions plus hautes : Jesaïah essaya ser dans la religion populaire les concepti( phètes sur la divinité et sur les destinées Il voulut qu'on regardât Jahveh, non plus coi national d'Israël, mais comme le seul vrai ] mesuré les eaux du creux de sa main et le ciel qui a enfermé ^oute la poussière de la terre d seau et pesé a la balance montagnes et col. changement dans l'idée de Dieu entraînait un dans l'idée du culte. Sinon tous les prophète Jesaïah ne pouvait s'empêcher d'éprouver u: de dégoût pour les boucheries qu'on décorait sacrifices. « Qu'ai-je à faire, dit Jahveh, de 1 de vos sacrifices ? Je suis rassasié d'holocaust tons et de la graisse des bêtes grasses ; je ne j de plaisir au sang des taureaux, ni des bo agneaux.... Ne continuez plus de m'apporter d de néant ; l'encens me dégoûte ; mon âme hî velles lunes, et vos sabbats et vos fêtes sol Quand vous étendez vos mains, je cache m vous, et quand vous multipliez les prières, ; point, car vos mains sont pleines de sang', y. agréable à Dieu, c'est la pureté, l'équité, la s

J. II Rois, XVIII, 4. — 2. Jesaîahy xl, 12.-3. Idem, i,

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la droiture d'esprit, la charité. « Lavez-vous, purifiezvous, ôtez de devant mes yeux la malice de vos œuvres, cessez de mal faire. — Apprenez à faire le bien, recherchez le droit, aidez les opprimés, rendez justice à Torphelin et prenez en main la cause de la veuve *. »

La piété, la crainte de Dieu, la bonne volonté envers les

iommes, doivent être la règle et la défense du peuple :

si le peuple agit comme ses prophètes le lui commandent.

Dieu lui-même sera « son épée et son bouclier ». Si Té-

tranger opprime le peuple, c'est que le peuple a péché,

et Dieu le punit : le devoir est de ne pas résister et de

s'humilier sous la verge qui châtie. On conçoit quelle

influence cette manière d'envisager les choses exerça sur

la politique extérieure de Juda. Tandis qu'un parti nom-

[ breux , inquiet des progrès constants de l'Assyrie, et

craignant sans cesse pour Jérusalem le sort de Samarie,

' cherchait au dehors la force qui manquait au dedans,

les prophètes exhortaient les Juifs à la soumission et les

décourageaient. L'Assyrie est à leurs yeux le fléau de

Dieu dont il se sert pour écraser les méchants : lui tenir

tête est se révolter contre Dieu même et se révolter sans

espoir. « Passez jusques à Kalneh, et regardez, puis vous

en allez de là en Hamath la Grande, puis descendez

■ à Gath des Philistins : n'étaient-elles pas meilleures que

tous, et leur pays n'était-il pas plus étendu que votre

I»ays^? » Ni Kalneh, ni Hamath, ni Gath n'ont pu tenir : TSgypte elle-même « n'est qu'un roseau cassé ; qui s'appuiera sur lui, il lui entrera dans la main et la lui percera*. » Quand il s'agit de savoir si Juda devait se joindre à Shabak ou rester neutre dans la querelle, le parti de la prudence l'emporta. Hizkiah ne prit point les armes lorsque Jahoubid se mit en campagne avec les princes d'Arpad, de Simyra et de Damas, et l'événement montra qu'il avait eu raison d'agir de la sorte. Jahoubid fat battu à Karkar, pris et écorché vif*, avant que le roi

l'Jesaîah, i, 16-17.— 2. Amos, vi, 2.— 3. Jesaïah, xxxvi, 6.-4. Op- P«rt, Grande inscription du palais de Khorsabad^ p. ft'v 0^ \ 4,U^Tk3KûX^

d'Egypte eût le temps d'accourir à son aide, à peine de déboucher en Syrie et de rallier 1 son allié Hannon, roi de Gaza, lorsque Sa Palestine. Le choc des deux armées eut lieu phia), au sud de Gaza, dans l'endroit même oi plus tard, Ptoléméc Philopator rencontra Grand : les Égyptiens furent vaincus, Hai Shabak, égaré dans sa fuite, ne dut son salul ger philistin qui le conduisit à travers le dé faîte de Raphia mit à néant les rêves de c Shabak avait pu concevoir et compromit son petits princes du Delta relevèrent la tête e refouler les Éthiopiens vers Thèbes. Tani Khnensou, redevinrent indépendantes : un de Bokenranw, nommé Stéphinatès par Manét] la principauté de Sais et prit le titre de Ph f évolution était achevée en 714, et ce fut sani l'annoncer officiellement au dehors que le no race indigène envoya cette année-là des présen kin. Shabak, réfugié dans la Haute-Egypte, y e tôt après, laissant à son fils Shabatok la pc Thèbes et des nomes voisins *.

L'Egypte vaincue, ce fut le tour de TOura montagneux où le Tigre et l'Euphrate prc source était habité alors par une seule race, di Arméniens modernes *, mais affiliée aux Géo quelques autres nations du Caucase*. Il était un grand nombre de petits États dont nous noms, sans qu'il soit toujours facile de leur assi carte une position certaine : le Naïri, aux sourc

AnnàUfy p. 182 et 200-201 ; G. Smith, Assyrian History, schn'ft, 1869, p. 97. — 1. Oppert, Grande inscription, p. 7 sur les rapports de l'Egypte et de V Assyrie, p. 11-15. Shat dans le texte Shiltan (selon d'autres Tartan), mais non gypte. Le titre de Pharaon, Pif ou, paraît avoir été réser syriens aux petits rois indigènes. — 2. Maspero, dans la I\ 1870, t. II, p. 378-370. — 3. H. Rawlinson, On the Alarod dot, dans G. Kawliiison, Uerodotus, t. IV, p. 203-206. — mant, Lettres Assyriolooiivics, V' s(iù^j\..\,^.\awB.

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et de IlSuphrate; le Manna (Van), au sud-est, et le Moussassir (Arsissa), au nord du lac de Van; les principautés du mont Mildis * et de Milid (la Mélitènc) ; enfin l'Ourarti ou Ararti', qui avait réussi à réunir dans une même confédération toutes les tribus voisines. Touklat-habal-asar I" avait envahi le Naïri *, ses successeurs en avaient soumis la majeure partie : au neuvième siècle, presque toute la vallée du haut Tigre était vassale ou sujette des Assyriens. Assour-nazir-habal commença la conquête du Manna; Salmanasar III alla plus loin et s'attaqua à rOurarti. Il battit le roi Aramô en 841, son successeur Sadouri en 832, les troupes du roi de Manna en 830, celles d'Ourarti Tannée suivante, le tout sans grand résultat : les ennemis toujours battus relevaient toujours la tête. Bin-nirari III dirigea deux expéditions contre le Manna en 813-814; Salmanasar IV fit quatre campagnes contre rOurarti (787-784), bientôt suivies de deux autres (782 et 780). Au contact de TAssyrie le pays se civilisa : il prit les arts de ses rivaux et même leur écriture. Un de ses rois, Beliddouris I" , fils de Loutibri, fit venir de Ninive des scribes qui rédigèrent ses inscriptions officielles dans leur langue et lui prodiguèrent les épithètes ronflantes du protocole royal assyrien. L'idiome de Ninive fut quelques années durant la langue savante de l'Ourarti, puis, sous Isbouinis P', fils de Beliddouris, le système graphique fut appliqué avec quelques modifications à l'écriture des dialectes indigènes. Avec Touklat-habalasar II, l'Assyrie reprit l'avantage : Sarda, roi d'Ourarti, fut battu en 742, puis en 734, et si bien qu'il renonça à la guerre*.

Minouas I*', successeur de Sarda, n'avait pas fait parler do lui ; Saryoukin trouva dans Oursa, fils aîné de Minouas, un des adversaires les plus redoutables de sa politique. Oursa voulait rétablir la suprématie de son peuple et usa do tous les moyens pour toucher à son but. Il essaya d'abord

1. Aujourd'hui le district d'Erzeroum. — 2. Cf. VAraraide la Bible et les Alarodiens d'Hérodote, III, 94, VII, 79.— 3. Voir p. 279-282. —4. Fr. tenormant. Lettres Assyriologiques, 1** sérient, l, p. iav-V11A'^W&«

de détacher de Talliance assyrienne Iranzou, r et, comme ce prince refusait, il excita une insu tre lui de concert avec Mitatti, roi de Zikarto Saryoukin accourut au secours de son vassal, saut les deux villes de Souandakhoul et de Dou s'étaient données à Mitatti, les livra aux flamr porta les habitants en Syrie (719). Des révc éclatées sur plusieurs points de l'empire à L péchèrent de poursuivre ; il dut employer de vaincre le pays de Sinoukta (718) et à détr de Karkémish (717). Lorsqu'il revint en Arn zou de Manna était mort, son fils Aza avait é dans une émeute et remplacé par Oullousou remis à Oursa en gage de fidélité vingt-deux d fortes. Saryoukin, accouru en toute hâte, battit et Mitatti, ravagea le pays, depuis le lac d'Ouroi qu'au lac de Van; Bagadatti, roi du mont M tombé entre ses mains, il le fit écorcher vif même où Aza avait été assassiné. Oullousoun, i même sort, « s'enfuit comme un oiseau,» puis "^ aux genoux du vainqueur. Saryoukin le reçut en rendit ses domaines. Oursa allait être atteint pays de Kharkhar se souleva et força son gouve connaître pour souverain Dalta, roi d'Ellibi. châtia rudement les rebelles (716) ; rappelé vers une révolte d'Oullousoun, il n'eut qu'à paraître tout rentrer dans le devoir et revint achever la c pays d'Ellibi (715). Libre du côté de la Mé enfin porter un coup décisif. En 714, il envah et remporta sur son adversaire une grande victc s'enfuit presque seul dans les montagnes, où il e cinq mois sans pouvoir trouver un asile as royaume fut pillé ; plusieurs de ses villes donn lousoun, son dernier allié, Ourzanade Moussassi:

1. Le cachet d'Ourzana est aujourd'hui au musée de La 1^ publié par Dorow, Die Àssyrische KeUschriftj t. I, et pa Cylwdert, pi. VUI, 40.

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la nouvelle de ce désastre, il désespéra de sa cause et

tua *.

Sa mort n'entraîna pas la soumission du pays ; son frère pgislis lui succéda et tint tête aux Assyriens avec succès. i victoire sur TOurarti permit à Saryoukin de reporter ses rces à l'est, dans la Médie, qu'il parcourut tout entière et «upa en partie (713), au nord-ouest, en Cilicie, et dans le lys deKoumanou (Gomana) , auquel il donna un roi de sa ain (712); son autorité sur TAsie Mineure s'étendit jusl'à l'Halys et au Saros. En Syrie, il avait été forcé vers 15 de lever le blocus de Tyr en se contentant d'une souission nominale ; cet échec fut plus que réparé par l'homlage de Pharaon et d'une reine des Arabes (714). Un molent, on put craindre qu'une guerre sérieuse n'éclatât de B côté. Azouri, roi d'Ashdod, avait refusé de payer le triut; il fut remplacé par son frère Akhmiti, mais les Phi- «tins chassèrent leur nouveau roi et donnèrent la couenne à un certain Yavan qui n'appartenait pas à la fajille royale. Yavan, inquiet pour son pouvoir et pour sa '0, entra en pourparlers avec les pays voisins de Juda, iJdom et d'Egypte; ses ouvertures furent bien accueillies, ais la décision et l'énergie de Saryoukin les empêchèrent aboutir. Avant même que les confédérés eussent eu le mps de rassembler leurs troupes, le général (tartan ) asrien était en Palestine. Juda, Êdom et les Philistins ne •ent même pas mine de résister. Yavan s'enfuit en Lire, au pays de Miloukh ^, dont le roi le livra enchaîné LX Assyriens (711) *.

Hien ne bougeait plus à l'ouest, au nord et à l'est;

moment était venu d'attaquer la Chaldée. Depuis la faite do Kalou, Mardouk-bal-idinna avait employé toutes

l. Fr. Lenormant, Lettres Assyriologiques, f* série, t. I, p. 53-55, B-151; G. Smitb, Àssyrian History, dans la Zeitschrift, 1869, p. 98-99. !^ On considère généralement Miloukh comme le nom de Méroé : mais ^xoé s'appelait Beroua et ne renfermait aucun h ou kh finale. M. Fr. «lormant a eu raison de voir dans Miloukha ou MUoukhi le Meleh ou ^éh égyptien, le pays de Marea et des lacs de Natron..— ^. (3.%qà>X^^ fM^rian History, dans la Zeitschrift, IB69, p. 9^\^)\^^\^.

EI8T. ÂKG. ^

seR ressources à mettre son royaume en et avait réparé les forteresses, augmenté 1( soldats et entretenu avec soin l'alliance c cautions ne l'empêchèrent pas d'être sur où il s'y attendait le moins. Au lieu de n Babylone et de se heurter de front aux fore et de rÉlam réunies , Saryoukin s'étudia douk-bal-idinna de son allié Soutrouk-Na Khoumbanigas * . Il partagea son armée Le premier, opposé aux Susiens, entra ai Rasi * et força le roi d'Élam à se replier dj pour couvrir Susc et Madaktou. Le secordres du roi lui-même, descendit vers la le cours du Tigre , soumit en passant le ] battit un des généraux de Mardouk-balmurs de Dour-Atkhar, prit cette ville, y nison et se rendit maître de tout le Gamboi cipal de la campagne se trouvait atteint; idinna, coupé de son allié, n'essaya même ] Babylone. Il déroba une marche aux Ass; le Tigre et tenta de forcer la ligne de pof loppait à Test. Repoussé , il n'eut plus d'; que de se rejeter vers le sud et d'aller s'é de la mer dans son ancienne principauté de il se fortifia de son mieux. Babylone, aban même, ouvrit ses portes au vainqueur. Sa proclamer roi de Ghaldée et y passa l'hiver ( Il reprit la campagne au printemps de 70 « bal-idinna avait mis à contribution les v a Larsam et de Kisik, la demeure du dieu La « réuni ses forces à Dour-Yakin et avait arme La bataille décisive se livra sous les murs d(

1. G*est l'orthographe des inscriptions suziennes: les kin appellent ce prince Soutikrak-Nakhoundi. — 2. L géographes classiques. — 3. Son nom, légèrement al pour [ÎJapxsavoç, figure à partir du commencement d non royal de Ptolémée —4. Aujourd'hui Mohammerah 4u 3|)«tt^9l-ilrah.

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. vue de la mer. « J'étendis mes combattants en même temps sur toute la ligne de ses canaux, et ils mirent l'ennemi en fuite. Les eaux des fleuves roulèrent les

cadavres de ses soldats comme des troncs d'arbres

J'anéantis les gardes du corps et les gens de Marsan, et j'emplis de la terreur de la mort le reste des bataillons ennemis. Mardouk-bal-idinna abandonna dans son camp les insignes de la royauté, le palanquin d'or, le trône d'or, le sceptre d'or, le char d'argent, les ornements d'or, et il s'échappa par une fuite clandestine. » Dour-Y^in imba bientôt après aux mains du vainqueur et fut déuite. <c Mardouk-bal-idinna , reconnaissant sa propre fiiiblesse, fut terrifié; la crainte immense de ma royauté s'empara de lui; il quitta son sceptre et son trône en présence de mon envoyé, il baisa la terre. Il abandonna ses châteaux, il s'enfuit, et l'on ne revit plus ses traces. » A la place du vieux roi fugitif, Saryoukin était son fils comme prince de Bet-Yakin (709) ^ Deux échecs marquèrent la fin de ce règne glorieux, adant que les armées assyriennes étaient occupées en aidée, l'Ourarti était sorti de ses ruines. Moitié force, ^itié adresse, Ârgistis avait reconquis presque toutes les ovinces que son frère avait perdues ; les Assyriens eux- ^mes avaient été l'objet de ses attaques et n'avaient pu rder la province de Manna. En 708 , menacé par le re- :ir de Saryoukin, il détourna l'orage sur le pays de Eoum- ^ukh; le roi de ce pays perdit la couronne, mais Argistis fut pas inquiété et resta en possession de Manna, dont fit une de ses résidences favorites'. Une guerre contre !«lam n'eut pas plus de succès. Soutrouk-Nakbounta, ttu dans l'Ellibi, en 707, prit sa revanche l'année suinte ; non-seulement il recouvra les district? qu'il avait rdus en 710, mais il enleva aux Assyriens plusieurs de ^^8 villes frontières* (706). Saryoukin ne survécut pas

• Pr. Lenormant, les Premières civilisations, t. II, p. 241. — ^r« Lenormant, lettrei ÀssyriologiqHêt, V* série, t. I, p. 151-1 54, — '. Smitb, Àtsyriqn mttory, d^ms la ^ntHhrill, 1869, p, 109-UOt

longteiûps à ce revers : en 704, il fut assas lais do Dour-Saryoukin * qu'il venait de remplacé par son fils, Sin-akhé-irib, le 1 la Bible «.

aiB-akhè-lrlb (V«4-«81) | Tahraqa et nlskli ire riÊlami AUMur-akhè-ldln («Sl-fM»?); en ble.

La nouvelle du meurtre se répandit rapic Tempire et fournit aux mécontents Toccasic daient de se révolter. Sin-akhè-irib, accour de Babylone où il commandait, n'arriva à ^ assister au prélude d'un soulèvement génér; déjà troublée quelques mois avant la mort commença de s'agiter ouvertement. Un des veau roi qu'il avait laissé à sa place pour g( lone, mourut quelques semaines après son é certain Hagisa, d'ailleurs parfaitement inc céda. Moins d'un mois après, Hagisa fut sur le vieux Mardouk-bal-idinna, qui venait de scène. Les peuplades de l'Arrapakhitis e prirent les armes, tandis qu'à l'Occident 1 princes de la Phénicie et de la Palestine se dépendants. Louliya (Èlulaeos), roi de Sidor but, et son exemple fut suivi par le roi d'Asw tants d'Ekron, mécontents de Padi, le roi i leur avait imposé, se saisirent de sa personne àHizkiah de Juda. Celui-ci hésita un moment seils pacifiques de Jesaïah et ceux du parti les promesses de secours des rois d'Egypt le décider. Il accepta le don que les habit lui faisaient de leur ville; mais, au lieu de mort, comme le voulaient ses anciens sujets, de le retenir prisonnier. Recevoir l'homn

1. Aujourd'hui Khorsabad. C'est de là que viennent monuments assyriens du Louvre. — 2. J. Menant, Anrn

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îles était se mettre en état d'hostilité ouverte contre kssyrio.Plus prudents qu'Hizkiah et queLouliya, les pe- 8 princes d'Arad, de Byblos, d'Ashdod, les rois de Moab d'Ammon, attendirent pour se décider que la fortune se t prononcée en faveur de Tune des parties belligérantes. Après deux ans d'attente, consacrés sans doute à prépa- T ses ressources, Sin-akhè-irib se porta de sa personne i Ghaldée où le danger était le plus pressant. L'armée i Mardouk-bal-idinna , composée en partie de Babylojins, en partie de Syriens auxiliaires, fut entièrement Jncue près de Kis, et son chef, échappé presque seul I champ de bataille, se réfugia auprès du roi d'Ëlam. ibylone fui prise, soixante-dix-neuf villes fortes et 118 de quatre cents villages tombèrent entre les mains . -vainqueur. Sin-akhè-irib ne se retira qu'après avoir tJ^li comme roi un Assyrien, « Bel-ipnou, Tastrologue i avait été élevé dans son palais. » Au retour, il sacca- ^ le territoire occupé par les tribus araméennes du moyen phrate , mit leurs chefs en croix , amena leur bétail et Itra àNinive chargé de gloire et de butin. Une campagne >ide dans les montagnes du Eourdistan fît rentrer dans le ^oir les peuples rebelles de TArrapakhitis. Une partie de ir territoire fut colonisée militairement avec les prison- ^rs araméens, élamites et chaldéens faits Tannée précé- Qte et réduite en province assyrienne ^ La tranquillité assurée au nord, à Test et au sud, par Ite suite rapide de succès, il se hâta de porter ses armes Syrie. Là encore la célérité de ses marches et de Q attaque déjoua les projets de ses ennemis. Louliya, premier atteint , n'osa même pas résister. Il s'enfuit us une des colonies insulaires dépendantes de Si- B, et son royaume fut livré à Ithobaal U. Sin-akhè-irib Lt, comme ses prédécesseurs, iiedre graver sa stèle de viebe sur les rochers du Nahr-el-Eelb, à côté des stèles de unsès n. Les rois d'Arad, de Byblos, d'Ashdod, d'Am-

(• Oppert, lef Sargonides, p. 4M5; G. Rawlioson, The (ivê great '^rehiet, t U, p. 1.V6-159; Fr. Lenormant, Histoire, L U, p. 98; luuit, Annales, 214-21S.

mon, de Moab, s'empressèrent de faire lei Le roi d'Ascalon, qui persista dans la révo transporté en Assyrie avec toute sa famille.

Los résistances sérieuses ne commence les murs d'Ekron : au premier bruit de l'an riens, les princes du Delta avaient rassembl et s'étaient portés au-devant de Tenvahisseui eut lieu près d'Altakou^ et cette fois encore l'Assyrie l'emporta sur celle de l'Egypte. I défaits à grande perte, laissèrent entre les n queur la majeure partie de leurs chars et les de leurs rois. Le fruit immédiat de la victoi d'Altakou, que suivit celle de Tamnah, forte Ekron se rendit. « Je dégradai les officiers el ïBB qui s'étaient révoltés, et je les tuai; je leurs cadavres sur les enceintes de la ville ; je csckves les hommes de la ville qui avaieni violences et des vilenies. Quant aux persoi vaient pas perpétré de crimes ou de péch^ méprisaient pas leurs maîtres, je prononçai tion*. »

Seul de tous les rebelles Hizkiah de Juda debout. On se demande pourquoi il n'avait armée aux armées égyptiennes, afin d'écraser dans une affaire décisive. Sans doute, en d'abst acte d'hostilité ouverte, il pensait désarmer monarque assyrien. Il fut trompé dans son a la prise d'Ekron, Sin-akhè-irib envahit Juda. veh s'en va rendre le pays vide et l'épuiser; < versera le dessus, et dispersera ses habitants. ] sacrificateur que le peuple; tel le maître que S( telle la dame que sa servante; tel le vendeur teur; tel celui qui prête que celui qui empn créancier que le débiteur. Le pays sera entièi et entièrement pillé : car Jahveh a prononcé

1. Elt6keh, sur l'ancien territoire delà tribu de Dan (, — 2. Oppêrt, Ifémoiresur les raççorU de V Egypte et }. 22-2%

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[fé vin excellent a mené deuil, la vigne languit, tous ceux [ui avaient le cœur joyeux soupirent. La joie des tambours k cessé ; le bruit de ceux qui s'égayent est fini ; la joie de a harpe a cessé. On ne boira plus de vin avec des chansons; a cervoise sera amère à ceux qui la boivent. La ville défibrée a été ruinée ; toute maison est fermée, tellement que ^rsonne n'y entre*. » Les paroles du scribe assyrien complètent les paroles du poète : « Aidé par le feu, le massa- Sre, les combats et les tours de siège, je les emportai, je les occupai : j'en fis sortir 200 150 personnes, grandes et petites, mâles et femelles, des chevaux, des ânes, des mulets, des chameaux, des bœufs, des moutons sans nombre, et je les pris comme capture. » Le souvenir de ces désastres resta si amer au cœur des Juifs que plusieurs siècles après Démétrios faisait de la captivité de Sin-akhé-irib l'une des captivités et la considérait comme aussi funesto à sa race que la captivité de Samarie par Saryoukin et la (Captivité finale de Babylone'.

L'ennemi approchait et rien n'était prêt. Jérusalem ellemême était àpeine en état de défense *. Depuis quelque temps seulement on avait observé que les brèches de la cité do David étaient grandes, et l'on avait abattu des maisons afin de fortifier la muraille*. On boucha à la hâte toutes les fontaines qui sont hors de la ville et le torrent qui so répandait sur le pays. On établit un réservoir entre ces deux remparts pour les eaux du vieil étang*. « Et le roi ordonna des capitaines de guerre sur le peuple et les assembla auprès de lui dans la place de la porte de la ville et leur parla selon leur cœur en disant : « Fortifiez-vous, ne craignez point et ne soyez point effrayés à cause du roi des Assyriens et de toute la multitude qui est avec lui; mais Jahveh, notre Dieu, est avec vous pour vous aider et pour conduire vos batailles*. » Sin-akhè-irib avançait toujours ; après avoir mis à sac la meilleure, partie du territoire do Juda, il venait d'emporter la forteresse de Lakhis et su

1. Jcsalahj xxiv, 1-3, 7-12. — 2. Dem. ap. Cl. d*Alex., Strom., I, p. 403. — 3. JcsLiahj xxii, 9—4. /d., 10.— 5. W., 11.— ^. U CKtoiv.^^axw^^'^,

préparait à paraître devant Jérusalem : Hizkiah résolut ^[ traiter à tout prix. Il envoya dire au roi des Assyriens «J'ai fait une faute : retire-toi de moi, je payerai toutes CfT/^ tu m'imposeras. » Pour compléter les trois cents talent d'argent et les trente talents d'or qui furent exigés, le trrsor royal ne suffit pas : il fallut mettre en pièces les por^ du temple de l'Éternel et les linteaux que le roi lui-même , avait fait couvrir de lames d'or peu de temps auparavant*.j Padi, remis en liberté, fut rétabli dans Ekron, et reçut ei; dédommagement de son temps de captivité quelques villai; de Juda. D'autres portions du territoire juif furent livrée»^ à Mitinte, roi d'Ashdod, et à Ismi-Baal, roi de Gaza,pour les récompenser de leur fidélité au milieu des épreuves que l'Assyrie venait de traverser. i

Tandis qu'Hizkiah se soumettait sans combat, ses alliés, d'Egypte remis de leur défaite d'Altakou se préparaient à lui venir en aide. Sin-akhé-irib était encore à Lakhis, oc^ cupé à recevoir le tribut, quand il apprit qu'une arméa égyptienne était en voie de formation à Péluse, et que le roi d'Ethiopie, Tahraqa, amenait les tribus du Haut- Nil au secours de la Judée. A cette nouvelle, il crut sans doute qu'Hizkiah n'avait traité avec lui que pour donner aux Africains le temps d'arriver : furieux de se voir joué, il envoya à Jérusalem trois des principaux personnages de son armée, le général en chef (tartan), le chef des eunuques (rab-saris) et le Rabshaké, pour lui demander rai- 1 son de sa conduite. « Ainsi a dit le grand roi, le roi des^ Assyriens : « Quelle est cette confiance sur laquelle tu^^ t'appuies? Tu parles, mais ce ne sont que des paroles; ! le conseil et la force sont requis à la guerre. Mais en qui " t'es-tu confié, pour te rebeller contre moi ? Voici maintenant tu t'es confié en Egypte, en ce bâton de roseau cassé sur lequel si quelqu'un s'appuie, il lui entrera dans la main et la percera; tel est Pharaon, roi d'Egypte, à tous ceux qui se confient à lui. Que si vous médites: ce Nous nous confions à Jahveh, notre Dieu! » n'est-ce

l. Jesaiah, xxxii, 14-16.

LES SARGONIDES. 409

celui dont Hizkiah a détruit les hauts lieux et les autels, et a dit àjuda et à Jérusalem : «Vous vous prosternerez devant cet autel à Jérusalem? » Or maintenant donne des otages au ^ roi des Assyriens, notre maître, et je te donnerai deux ^ mille chevaux, si tu peux donner autant d'hommes pour ^- monter dessus. Gomment donc ferais-lu tourner figure au ï^" moindre gouverneur d'entre les serviteurs de mon maître? ^ Mais tu te confies en l'Egypte à cause des chariots et des • gens de cheval. Mais maintenant suis-je monté sans Jah- ■ veh contre ce lieu-ci pour le détruire ? Jahveh m'a dit : « Monte contre ce pays-là, et le détruis, » Alors Éliakim, fils de Hilkija, et Sebna, et Joah, dirent au Rabshaké : « Nous te prions de parler en langue syriaque à tes serviteurs, car nous l'entendons ; etne nous parle point en langue judaïque, le peuple qui est sur la muraille l'écoutant. » Au lieu do se rendre à ces prières, Rabshaké se tint debout, et s'écria à haute voix en langue judaïque, et parla , et dit : « Écoutez la parole du grand roi , le roi des Assyriens. Ainsi .a dit le roi : « Qu'Hizkiah ne nous abuse point , car il no pourra point vous délivrer de ma main. Qu'Hiskiah ne ^ous fasse point confier en Jahveh, disant : Jahveh indubitablement nous délivrera, et cette ville ne sera point livrée entre les mains du roi des Assyriens. N'écoutez point Hizkiah, car ainsi a dit le roi des Assyriens : Faites composition avec moi, et sortez vers moi ; et vous mangerez chacun de sa vigne, et chacun de son figuier, et vous boirez chacun de l'eau de sa citerne ; jusqu'à ce que je vienne, et que le vous emmène en un pays qui est, comme votre pays, un pays de froment et de bon vin, un pays de pain et de vignes, un pays d'oliviers qui portent de l'huile, et un pays de miel : vous vivrez et vous ne mourrez point. Mais n'écoutez point Hizkiah, quand il vous voudra persuader, en disant : Jahveh nous délivrera. Les dieux des nations ont-ils délivré chacun leur pays de la main du roi des Assyriens? Où sont les dieux de Hamath et d'Arpad? Où sont les dieux de Sépharvaim, de Hénah et de Hivah? Même a-t-on délivré Samarie de ma main? Qui sont ceux d'entre tous les dieux de ces pays-là qui aient délivré leur

pays de ma iHain^ pour dire que Jahveh dé salcm de ma main?» Et le peuple se tut, et on dit pas un mot, car le roi avait commandé, c ne lui répondrez point. Après cela, Éliakim, ûh maître d'hôtel, et Shebna le secrétaire, et Joah, commis sur les registres, s'en revinrent, les v( chirés, vers Hizkiah , et lui rapportèrent les Rabshaké^. »

Sur les conseils de Jesaïah, Hizkiah se résc sistance. En arrivant à Lakhis, les envoyés an trouvèrent plus leur roi : il avait levé son c tait porté contre les Égyptiens, sans doute afin ser avant l'arrivée de Tahraqa. En pîirtant, il s une fois menacé les Juifs de sa colère. « Que 1 qui tu te confies ne t'abuse point en te disant ne sera point livrée entre les mains du roi des Voilà, tu as entendu ce que les rois des Assyri à tous les pays, en les détruisant entièrement ; e perais ? Les dieux des nations que mes ancêtr» truites, savoir^ de Gozan, de Kharan, de Retse enfants d'Héden, qui sont en Télasar, les ont-ils Où est le roi de Hamath, le roi d'Arpad, et le roi de Sépharvaïm, Hamath et Hivah^?» On sait qu la fortune donna à ces paroles hautaines ; penda che sur le Delta, l'armée assyrienne fut à moiti par la peste, et se trouva réduite à un tel état de < sation que Sin-akhè-irib rentra à Ninive preg Les Juifs et les Égyptiens, étonnés par la grande sastre, attribuèrent chacun à leur dieu tout l'ho succès qui les délivrait. Selon les Juifs, Hizkiah, a entendu les menaces du roi d'Assyrie, se serait mi res, et Dieu lui aurait fait dire par Jesaïah : « Je t dans ce que tu m'as demandé touchant Sin-akh

des Assyriens Il n'entrera point dans cette vj

jettera même aucune flèche, il ne se présentera po elle avec le bouclier, et il ne se dressera point d

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