‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 3)Chapitre 62 sur 170 · V. OUICMANIOAS I«r, 657-650. OUMMANALDAS U. TAMMAU · texte numérisé non relu

V. OUICMANIOAS I«r, 657-650. OUMMANALDAS U. TAMMAU

G. SmitU, Hùtory of Âssurhanipal, p. 307 ; G. Rawlii: great Konarchies, \. U, v* ^^^*

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unërement l'ingratitude des Babyloniens. « Los enfants m de Babilou, je les avais placés sur des trônes^ je leur m avais donné des vêtements superbes, je leur avais mis K aux pieds des anneaux d'or; les enfants de Babilou, ils m avaient été reçus au pays d'Assour et honorés suivant m xnon ordre exprès. Et pourtant, lui, Saoul-masadd-you- Bt kin, mon jeune frère, il ne tint aucun compte do ma Qc suprématie , il souleva le peuple d'Accad, de Kaldou et OL d'Aram, et les peuples de la côte..., et il les suscita contre « xnon pouvoir. » Pour obtenir les secours de TËlami Saoul-masadd-youkin donna les trésors du temple do Bel à Babylone et du temple de Nebo à Barsip. Des courriers envoyés par toute la Gnaldée et en Arabie décidèrent « les «c rois du pays de Gouti, du pays de Martou, du pavs do « Miloukhi, à faire cause commune avec lui. » La coalition allait de l'Egypte aux bords du golfe Persique, et Assourban-habal ne savait encore rien du complot qui se tramait I contre lui. Un incident imprévu le tira soudain do sa .tranquillité et lui révéla toute l'étendue du danger. Le gou- ':vemeur assyrien d'Ouroukh apprit du gouverneur d'Our ! qu'un messager de Saoul-masadd-youkin venait d'arriver ïdans cette ville et y excitait le peuple à la rébellion : aprèii t avoir en vain essayé de rétablir l'ordre, il donna avis à son ! suzerain de ce qui se passait. Saoul-masadd-youkin essaya de conjurer l'effet de cette révélation en faisant protostor de son dévouement à l'Assyrie par une ambassade solennelle. Il gagna de la sorte le temps nécessaire pour com- {léter ses préparatifs : au retour des ambassadeurs, il jeta I masque et se proclama roi de Babylone ^ Assour-ban-habal faiblit d'abord devant rimprévu de cette attaque. Un songe lui rendit courage : a Voilà, lui dit m le dieu Sin, ce que je prépare à ceux qui complotent « contre Assour-ban-habal, roi du pays d'Assour : un m combat aura lieu, après lequel une mort honteuse hn m, attend. Adar détruira leurs vies par l'épée, par le feu,

1. Sffiitb, Bistary of Àssurhanipal, p. ii(^\hO ; L Ménêtii, AnnaUt, ^ 382-28S; G. Rawlinsoo, The fte ptitU M^na/rchitê, i, 11, p# ^tOk-TO^ ; Ww* LeoonDanty HUtwrtf U ll,p. ll^ltT*

<c par la famine. » J'entendis ces paroles et a dès lors à remplir la volonté de Sin mon s discordes de la famille royale paralysèren l'Ëlam. Tammaritou, fils d'Oummanigas, v père avait envoyé la fleur de son armée à révolta contre lui, le prit et le fit décapiter, cette diversion, Assour-ban-habal vainqui *rase campagne et força les débris de son ar mer dans Babylone, Sippar, Barsip et Kout: ces cpatre places quand Tammaritou « s'ava a pour combattre. J'adressai, dit-il, ma prie: « à Istar : ils accueillirent mes supplicatioi <c rent les paroles de mes lèvres. Son servit^ <c se révolta contre lui et le mit en déroute a de bataille. » Le vaincu n'eut d'autre resg s*enfuir à Ninive et de se remettre à k merc: Syrie. « Il embrassa mon pied royal et se c ce de poussière devant l'escabeau de mes p: a Assour-ban-habal, au cœur généreux, je l'a <c trahison, je l'ai reçu lui et les rejetons de <c son père dans mon palais. » Privé, par cett imprévue, de son allié le plus efficace, Saoul-m; ne pouvait plus remporter la victoire. Il s'enfei bylone et y résista jusqu'à la dernière extrémi fut telle que les assiégés « en furent réduits, ] « rir, à prendre la chair de leurs fils et de 1 Saoul-masadd-youkin, tombé aux mains de i brûlé vif, « et le peuple qui l'avait suivi ne t « grâce. Ce qui ne fut pas brûlé avec Sa ce youkin, son maître, s'enfuit devant le tram ce l'horreur de la famine et les flammes dévc ce trouver un refuge. La colère des grands die ce gneurs, qui n'était pas éloignée, s'appesan ce pas un ne s'échappa, pas un ne fut éparg <c bèrent tous dans mes mains. Leurs chariot ce leurs harnais, leurs femmes, les trésors de ce furent apportés devant moi. Ces hommes do « avait tram6 des com"ç\o\» ^«t^^^^ ^o^^xt^ \!

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Assour, mon seigneur, j'ai arraché leur langue et j'ai accompli leur perte. Le reste du peuple fut exposé vivant devant les grands taureaux de pierre que Sin-akhè-irib, 'z^ le père de mon père, avait élevés, et moi, je les ai jelos - dans le fossé, j'ai coupé leurs membres, je les ai fait manger par des chiens, des bêtes fauves, des oiseaux do ^ proie, les animaux du ciel et des eaux. En accomplissant â ces choses, j'ai réjoui le cœur des grands dieux, mes sei- J gneurs. » C'était la deuxième fois, en moins d'un demi- ^ècle, queBabylone était saccagée par les Assyriens. Quand ÎB soldats et le roi lui-même furent fatigués du massacre, \ le reste des enfants de Babilou, de Kouta, de Sippar, \i. qui avait résisté aui souffrances et aux privations, reçut \ Bon pardon. J'ordonnai qu'on épargnât leur vie... Je ' % leur imposai les lois d'Assour et de Beltis, les dieux du \ pays d'Assour, les tributs et les redevances de provinces h soumises à ma domination ^ »

^ Depuis la fuite de Tammaritou, l'Elam n'avait pris

f«}une part à la guerre. Indabigas, secrètement favorable Saoul-masadd-youkin , s'était tenu sur la réserve : il hdgnait, en éloignant son armée, de s'exposer à quelque Ivolte des princes de sa famille. Après la chute de Babyme, il donna asile à plusieurs chefs chaldéens, et entre litres à Nabou-bel-soumè, pelit-fils de Mardouk-ballinna, et, comme son grand' père, roi de Beth-Yakin. ssour-ban-habal réclama les fugitifs, Indabigas refusa fi les livrer; des négociations s'engagèrent pendant lasaelles un général susien, Oummanaldas, assassina son laitre et se mit sur le trône. Assour-ban-habal profita do 9B dissensions pour envahir l'Elam. «Bet-Imbi, l'ancienne, est la capitale des places fortes du pays d'EJam, elle en divise la frontière comme une muraille. Sin-akhè-irib, roi du pays d'Assour, le père du père qui m'a engendré, l'avait prise; les Élamites avaient construit devant Bet*

1. G. Smithj History of Ànurbanipaly p. 151-204; J. Menant, i4nmi»9 P- 361-264; G. RawUnson» The five great MonarehieSf U II, w 205-207.

« Imbi rancienne une autre ville, ils Pavai ce avaient élevé ses remparts et l'avaient non a Je Tai prise au cours de mon expédition, «c habitants qui ne sont pas venus sollicit « ma royauté, je leur ai coupé la tête, je <c les lèvres, et, pour les faire voir aux ha. « pays, je les ai envoyés au pays d'Assour. » quitta Madaktou et s'enfuit dans les monta ritou, qui avait suivi Assour-ban-habal, fui trône comme vassal de TAssyrie. Mais bien odieux qu'il jouait, il complota de massacre assyrîennes ; il fut trahi et livré au vainquei sion inattendue donna à Oummanaldas le te: ses forces; il rentra dans Madaktou, et s' de Bit-Imbi. Ce ne fut qu'un succès passa temps de Tannée suivante, Assour-ban-hi Élam , emporta Tune après l'autre toutes lee fense qu'Oummanaldas avait établies en ava finit par enlever cette ville elle-même. « « d'Âssour et d'Istar, je suis entré dans s( « m'y suis reposé avec orgueil. J'ai ouvert a j'ai pris l'or et l'argent, leurs richesses, i « que le premier roi d'Êlam et les rois qui « avaient réunis et sur lesquels aucun e « n'avait mis la main, je m'en suis empara « butin... J'ai enlevé Sousinak, le dieu qui h <c forêts, et dont personne n'avait encore ce image, et les dieux Soumoudou, Lagam; a Amman-Kasibar, Oudouran, Sapak, don « pays d'Elam adoraient la divinité. Ragibj a soura, Karsa, Kirsamas, Soudounou, Aipa a Panintimri, Silagara, Napsa, Nalirtou et K a j'ai enlevé tous ces dieux et toutes ces dées <c richesses, leurs trésors, leurs pompeux ap <c prêtres et leurs adorateurs, j'ai tout trans « d'Assour. Trente-deux statues des rois en s « en bronze et en marbre, provenant des ville de MadaVVou, âLô^o\3it^^\^\^ ^\^\\xsi d'Oui

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fils d'Oumbadara, la statue dlstar-Nakhounta , cell

d'HalIousi, la statue de Tammaritou, le dernier roi qui,

d'après Tordre d' Assour et dlstar, m'avait fait sa soumis-

igion, j'ai tout envoyé au pays d'Assour, J'ai brisé les

Fiions ailés et les taureaux qui veillaient à la garde des

^temples. J'ai renversé les taureaux ailés fixés aux portes

is palais du pays d'Élam et qui jusqu'alors n'avaient

été touchés ; je les ai jetés bas. J'ai envoyé en capti-

ité les dieux et les déesses. Leurs forêts sacrées, dans

tsquelles personne n'avait encore pénétré, dont les fron-

|tières n'avaient pas été franchies, mes soldats les envahi-

it, admirant leurs retraites, et les livrèrent aux

immes. Les hauts lieux de leurs rois, les anciens et les

Lveaux qui n'avaient pas craint Assour et Istar, mes

Leurs, et qui étaient opposés aux rois mes pères, je

ai renversés, je les ai détruits, je les ai brûlés aq

leil; j'ai emmené leurs serviteurs au pays d'Assout

j^ai laissé leurs croyants sans refuge, j'ai desséché les

àtemes. » Pendant un mois et vingt-cinq jours, toute Ir

de basse du pays d^Élam fut livrée aux soldats et sac-

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