Jesdiah xzi
teindre rYémen. Les déserts qui couTrent l'Arabie arrêtèrent sa marche. Il se contenta < le pays de Bâzou, « dont le site est lointain, de dépérissement, une région de défaillance règne la soif, et celui de Khazou, dans leque rois. J'emportai en Assyrie leurs dieux, leur leurs trésors et leurs sujets. Layale, roi de 11 soustrait à ma domination ; il entendit le rapt < il comparut devant moi àNinive, la ville de m s'inclina devant moi. Je lui remis son péché, avec bienveillance. Quant à ses dieux, j'écrivi de leurs images les éloges d'Assour, mon m apportai et je les lui restituai. Je lui confiai Bâzou et je lui imposai de payer un tribut à n AsBOur-akhè-idin, maître de l'Arabie, put tou gards vers l'Afrique, où le progrès toujours cr dynastie éthiopienne commençait à l'inquiète
IiMi AMjrle«« en Egypte i TAhraq« («St-^ de VÛgjpte par AMonr-akhé-ldln {^99) i M halial (••K-a..)) eoB^aéte de l'iumi.
La victoire de Séthon sur Sin-akhè-irib a-» l'Egypte sans lui rendre sa force et son unité, les deux principales dynasties du Nord, la Tanite, se disputaient la suprématie dans le dynastie éthiopienne végétait misérablement à ' instant on put croire qu'elle réussirait à recouv chose de sa grandeur passée : Shabatok, fils et de Shabak, réussit à se faire reconnaître dans toi L'invasion de Tahraqa mit fin à ce succès éphé] batok fut vaincu, pris et tué *, le Delta soumit natès, qui représentait encore la dynastie saïic de Memphis. Tahraqa, pour consacrer sa victc d'Ethiopie sa mère qu'il qualifia grande régente
1. Oppert, Mémoire sur les ra^^ ports de l'Egypte et de V/ Marielle,lfonum'^ntsdivcTs,^\.*l^,ç.— a.^axvéïUoti^ édit., 1
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deux pays, maîtresse de toutes les nations *. Le nom de l'Egypte figura au Gebel-Barkal et jusque sur les murailles des temples thébains parmi les noms des peuples vaincus ^. Au bout de vingt ans de règne, Tahraqa pouvait se croire solidement établi sur le trône, quand Tinvasion assyrienne yini remettre en question son autorité. Âssour-akbè-idin pénétra par Péluse dans la vallée du Nil, battit les Éthiopiens et les dispersa si complètement que Tahraqa dut s'enfuir jusqu'à Napata. Memphis tomba entre les mains des ennemis, Thèbes fut pillée : les statues des dieux et des déesses, les parures d^or des prêtres et des prêtresses, tout le matériel du culte fut envoyé en Assyrie et consacré comme trophée dans les temples. Âssour^ahkè-idin s'occupa ensuite d'organiser le pays à la mode assyrienne : il rendit l'indépendance aux vingt petits princes qui se : partageaient le territoire de l'Egypte, leur imposa à chacun un tribut séparé, et plaça à leur tête, comme chef de la confédération, Néko P% roi de Sais. Stéphinatès était mort , vers 681, laissant pour héritier son fils Nékhepso, grand ' magicien et grand astronome, s'il faut en croire la tradition classique*, mais piètre roi, qui resta sa vie durant vassal des Éthiopiens (681-674). Néko !•', successeur do Nékhepso, était sur le trône depuis deux années environ , quand l'invasion assyrienne le délivra de Tahraqa. C'était, comme la plupart des hommes de sa race, un prince actif, remuant, prêt à tout oser pour arriver au but que poursuivait depuis un siècle l'ambition héréditaire de sa famille, la restauration de l'ancienne monarchie égyptienne. 0 n'éprouva aucun scrupule à se faire l'allié des Assyriens, puisque cette alliance lui valut la suprématie sur les autres princes et la restitution de Memphis. Afin de prévenir un retour offensif des Éthiopiens, Âssour-akhéuiin plaça dans les forteresses des garnisons sémitiques, puis reprit le chemin de Ninive. L'abaissement de l'É-
1. De Rougé, dans les Mélanges â^ Archéologie égyptienne et assy» tienne, t. I, p. 82. — 3. Brugscli, Histoire, 1. 1, p. 245. — 3. Galien, Jhsimpl, medUam, facuU,,Vif 2, 19; Ausone^ J?pt{;f.^ 19; Flrmlcus, iffronom., vm, 5.
gypte, que tous ses prédécesseurs avaient pr< sciemment, se. trouvait accompli. Il avait reii< Taffront que Thotmès III et Amenhotep II av; neuf siècles auparavant à Ninive. En rentra États, il fit sculpter sur les rochers du Nahr-( côté des stèles triomphales de Ramsès II une scription où il racontait ses victoires et s'il d'Egypte, de Thèbes et d'Ethiopie * (672).
Il employa les trois années de paix qui suivirei à mener activement les travaux de constructioii entrepris au commencement de son règne. ] Assour et en Accad trente-six sanctuaires « lames d'or et d'argent et resplendissants comm Le palais qu'il construisit à Ninive, sur les i ancien trésor, dépassait en grandeur tout avait fait jusqu'à ce jour. La toiture était en cèdre sculpté, supportée par des colonnes de c clées d'argent et de fer ; aux portails se dressaiei et des taureaux de pierre; les portes étaient en « cyprès incrusté de fer, d'argent et d'ivoire * . de Babylone est entièrement détruit, et celui < mença à Ralakh avec le butin d'Egypte ne fut ji miné. L'ornementation en était à peine ébaucha en 669 il tomba gravement malade. Tahraqa e gypte, battit les Assyriens sous les murs de M< enleva la ville après un siège meurtrier *. Assc idin , incapable de reprendre la campagne , aba couronne à son fils aîné Assour-ban-habal et { Babylone où il mourut peu après (667).
Assour-ban-habal partit aussitôt pour l'Égyptt en passant les contingents syriens, pénétra dam sans obstacle et rencontra l'armée éthiopienne Karbanit. Tahraqa fut battu et contraint d'évaci
1. Oppert, Mémoire sur les rapports de V Egypte et de VAsi 43, 80 sqq; G. Smith, Egyptian Campaigns of Esarht Assurbanipal , dans la Zeitschriftj 1868, p. 91-94; G. Ra^ five great Monarchies^ t. II, p. 192-194. — 2. Oppert, les p. 67. — 3. G. Smil\i, daiv* \bl ZeitscUti^, \%€»^, ^. 94-95,
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j phis, puis Thèbes, où les Assyriens s'arrêtèrent quelque ""' temps. Les rois tributaires furent rétablis et le pays remis ^ dans Tétat où Assour-akhè-idin Tavait laissé cinq années ^; auparavant. Assour-ban-habal le quitta, convaincu qu'il ^ en avait fini avec l'Ethiopie. Il était à peine rentré dans sa ^ capitale qu'une révolte éclata. Tahraqa vaincu paraissait encore plus redoutable aux dynastes égyptiens que le monarque ninivite. Ils lui envoyèrent des émissaires et conclurent avec lui un traité secret par lequel ils s'engageaient à le rétablir sur le trône des Pharaons. Les gouverneurs assyriens, instruits de ces menées, saisirent les chefs de la conjuration, Sarloudari de Tanis, Paqrour de Pasoupti et Néko, qu'ils envoyèrent à Ninive chargés de chaînes ; ils saccagèrent, pour l'exemple, Saïs, Mondes et Tanis, qui avaient donné l'exemple de la révolte, mais ne réussirent pas à arrêter la marche de Tahraqa. L'Éthiopien reprit successivement Thèbes et Memphis, où il célébra les fêtes d'intronisation d'un nouvel Apis, et menaça de s'emparer du Delta. Dans cette conjoncture, Assour-ban-habal comprit qu'il convenait d'user de clémence envers les princes égyptiens qu'il tenait prisonniers. Après avoir mandé Néko devant son trône, il le fit revêtir d'un vêtement d'honneur, lui donna un cimeterre à fourreau d'or, un chariot, des chevaux, des mules : non content de lui rendre Saïs, il lui confia pour son fils aîné Psamétik * le gouvernement d'Athribi. Néko, de retour en Egypte, n'y trouva plus Tahraqa. Le vieux monarque, prévenu par un songe •, s'était retiré en Ethiopie et venait d'y mourir (666) ; il avait régné vingt-six ans sur l'Egypte et près de cinquante ans sur l'Ethiopie.
Les Assyriens occupèrent Memphis sans difficulté, mais n'osèrent pas s'aventurer dans le Sud. Ourd-Amen, beaufils de Tahraqa', se fit proclamer roi à Thèbes, concentra
1. Psamétik prit par reconnaissance le nom assyrien de Nabou-sezibanni. — 2. Hérodote, n, 152, où le nom de Sabacon a été substitué à celui de Tahraqa. — 3. Divers savants (D. Haigh, dans la Zeittehrift, 1868, 80-83; 1869, p. 3-4, et cf. Smith^ History of Assurhanipai, p. 50bl) ont proposé d'identifier (h«rdamen avec leroiélVilo^v^ckNcotM^^iKft^
ses forces et reprit l'offensive. Les Assyriens eus une seconde fois en avant de Memphis, ei la ville et forcés de se rendre après un long tombé entre les mains du roi éthiopien, fut i Psamétik n'eut que le temps de s'enfuir en éviter le même sort ^ Assour-ban-habal résol une fois pour toutes, avec les velléités d'indé l'Egypte et les prétentions conquérantes de l'iËt]: Amen, battu dans le Delta, s'enfuit àThèbes, ( se refaire une armée. Poursuivi l'épée dans abandonna la ville sans résistance et se sauva ; kip en Ethiopie (666-665). Thèbes, qui commet lever des ruines qu'Assour-akhè-idin y avait ù fut saccagée dé nouveau. La population entiè et femmes, fut emmenée en esclavage. « L'or, métaux et les pierres précieuses, tous les trésor les étoffes teintes en berom , » que le gouvc toumhâ venait de placer dans les temples ^, « ( ques du poids de cent talents » qui étaient à l temple, furent transportés à Ninive*. Le pays fut reconstitué à l'assyrienne et les vingt rois rét trône pour la troisième fois depuis six ou sej métik hérita la principauté, mais non le rang g Paqrour, prince de Pasoupti, devint le chef c Ourd-Amen réfugié en Ethiopie ne reparut p gypte fut pour quelques années la vassale doc Syrie*. Un soulèvement des Phéniciens et de la s'était produit en même temps que l'invasion d'( fut promptement étouffé : Baal, roi de Tyr, obt Yakinlou, roi d'Arvad, se tua plutôt que de pouvoir du vainqueur; une courte campagne
amoun. C'est une prétention difficile à soutenir et que ni {Mélanges d'Archéologie égyptienne et assyrienne ^ 1. 1, p. 8 n'avons pu admettre. — 1. Hérodote, II, 152, met le meurti sur le compte de Sabacon. — 2. De Rougé, dans les Mélan^^ logie égyptienne et assyrienne^ t. T, p. 17-20. — 3. Aniini> XVn , 4, attribue aux Carthaginois le sac de Thèbes. — Mémoire sur les rapports de l'Eçj-vj-çie et de i'Awt^rie, p.
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sort de la Gilicie. En 665 tout était terminé, et la renommée d'Assour-ban-habal si bien établie qu'un prince jusqu'alors inconnu, Gygès, roi de Lydie, lui rendit hommage et implora son aide contre les Kimmêriens. L'empire d'Assyrie s'éten^dit au moins nominalement juscp'à la mer %ée '.
Une guerre insignifiante avec les gens de Manna tourna on moment yers les pays du Nord l'attention d'Assour-ban- Ittbal ^. On put croire qu'il allait recommencer contre fOurarti les entreprises de Saryoukin. L'Élam se jeta à ;k traverse de ses projets et attira sur soi les désastres qui menaçaient i'Axménie. Assour-ban-habal avait pourtant issayé de se mettre en relations amicales avec le roi Ourtaki. fendant une grande famine qui désola la Susiane, il lui tndt envoyé du blé et des secours de toute sorte. Ceux des JUmites qui s'étaient réfugiés sur le territoire assyrien me leurs familles, pour échapper aux horreurs de la faim, n'y avaient pas été retenus en esclavage : après les avoir loorrisle temps nécessaire, on les avait renvoyés dans leurs .ibyers. Ourtaki oublia vite les générosités de son rival : vers 659 % il envahit des districts qui relevaient de la vice-royauté de Babylone et les mit à feu et à sang. Vaincu {AT les Assyriens, il ne rentra dans ses États que pour y I .périr de la main d'un de ses sujets ^. Il était arrivé au : pouvoir par une usurpation : comme il avait fait à son frère aîné Oummanaldas et aux enfants de ce dernier, son plus jeune frère Téoumman fît à ses enfants ^ Chassés illlam, ils s'enfuirent en Assyrie, tandis que leur oncle se proclamait roi. Assour-ban-habal, encouragé par ces querelles domestiques, reprit la campagne l'année suivante.
1. Fr. Lenormant, Histoire, t. II, p. 115-116; Smith, History of Atturhanipaly p. 58-78; Menant, Annales, p. 257-259. — 2. 6. Smith, Uiitory of Assurbanipal, p. 84-99. — 3. Le canon des Limmou assyriens cesse brusquement en 665 à la troisième année d' Assour-ban-habal. A partir de ce moment il devient difficile d'établir pour l'histoire •fAssyrie une chronologie certaine. — 4. G. Smith, History of Assuré ^ipal, p. 100-109; Menant, Annales, p. 281-282; G. Rawlinson, The fre great Monarchies, t. II, p. 204-205. — 5. Pour mieux faire comprendre au lecteur le récit qui va suivre, il ne sera pas inutile de
Les prodiges se multiplièrent en sa faveur : clipsa et la déesse Istar lui apparut en son main, pour lui ordonner de tout détruire. Œ retira derrière TOulaï et se retrancha dans Toulliz, la rivière en front, un bois sur ses de: vaincu et pris avec son fils aîné. Ses deux avaient combattu dans les rangs des Assyrien à sa place et reconnus, Tammaritou vice-roi Oummanigas, roi de Suse et de Madaktou s raineté d'Assour. Une expédition dans le pays qui s'était déclaré pour les Ëlamites, acheva h chefs vaincus furent traités avec toute lacruautt Téoumman et son fils furent décapités, plusic généraux écorchés vifs, aveuglés ou mutilés. L'h»
I)ar tant de supplices n'abattit pas le courage d< eur roi, élevé par les Assyriens et vassal de Nir bientôt gagner aux sentiments patriotiques di et devint Fennemi acharné de ses anciens prot Assour-akhè-idin avait remis la vice-royau lone à son second fiLs Saoul-masadd-youkii vécut d'abord en bonne intelligence avec son fi succès des guerres contre Téoumman lui fit ci son autorité : il ne voulut pas rester l'humb son frère et songea à la révolte. Assour-ban-ha
dresser au moins'dans ses parties essentielles le tableat de la famille royale susienne à cette époque :