L*A8IE AU TEMPS DES 8ARGONIDES
Sémites occidentaux ; la Phénicie ; la Judée. — La Médie et les f migrations iraniennes. — La religion iranienne Zoroastre; les ..: Mages.
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■ Les Sargonides avaient fondé sur les débris des royautés partielles un grand empire sémite. Araméens, Juifs, fihéniciens, les gens de l'Assyrie et de la Ghaldée, même les Arabes, tout ce qui parlait un dialecte sémitique Mitre risthm« de Suez et l'embouchure de l'Euphrate, re- Bonnaissait un même chef et faisait pour la première fois partie d'une même domination. Les peuples conquérants dVutréfois, Egyptiens, Élamites, Touraniens de Médie ou Ao Ghaldée, avaient succombé tour à tour sans espoir de se feelever jamais. Mais le triomphe de la race sémitique sur tes vieilles races civilisées de l'ancien monde avait été chèrement acheté. Nous avons vu quel avait été le sort de Babylone et des Sémites orientaux pendant les dernières jraerres; les Sémites occidentaux avaient souffert encore
5 lus de la conquête que leurs cousins de Mésopotamie et e Ghaldée. La Syrie, jadis si riche et si peuplée, était en pleine décadence : Kadesh n'existait plus que dans le souipenir des scribes égyptiens; Karkémish, Damas, Hamath, perdaient chaque jour de leur importance politique ou tommerciale. L'Aram, écrasé par dix siècles de lutte, était à la merci du premier ennemi venu; Moab, Ammon, les Philistins, étaient plus qu'à moitié ruinés; Israël avait
disparu : seuls les Phéniciens et les Juifi encore quelque apparence de prospérité et d* L'histoire intérieure des Phéniciens, de] d'Ithobaal !•' jusqu'à Tayénement d'Assour-b se résumer en quelques mots. Tyr avait su dans l'hégémonie de la nation ; elle était à confédération composée des différentes cités { l'exception de celle d'Arad, qui continuait ( vie indépendante; mais les membres de cei tion, toujours jaloux de la suprématie de Ty à s'y soustraire et ne négligeaient aucun marquer leur hostilité. Les désordres de la saient que rappeler en grand les discorde elle-même, où l'aristocratie d'origine sidonie: cesse en lutte ouverte avec la classe popula son long règne , Ithobaal avait réussi à maii entre les partis; mais bientôt après sa mo: accidents qui avaient suivi la mort d'Hiron duisirent avec plus de force et des suites plus Baletsor, son fils , ne régna que huit ans ; il ritier un enfant de huit ans, Mutton, don favorisa l'ambition des chefs de la faction po{ ton lui-même ne laissa pour lui succéder Blissar, mariée à son oncle Sicharbal, gra Melkarth, et un enfant en bas âge du nonc lion*. Sicharbal, frère de roi, et en sa quai prêtre le premier dans l'État après le roi, avai par Mutton pour être régent pendant le temps rite. Il fut renversé par le parti populaire et, (
1. Tous ces noms ont été altérés plus ou moins pai grecs et latins qui nous les ont conservés. BaXéCodpo; (SchrOder, Phcminische Sprache, page 198) ; MuUon s' comme le grand prêtre de Baal à Jérusalem au temps d\ p. 363 de cette histoire). List variante 'EUaan est p comme 'AfAÎXxa; est pour >^[i.iXxap, et Sicharbas p (Movers, die Phœnùkr^ t. II, 2'" Theii, p. 353, i note 67 ; 362, note 91). VAcerhas de Justin est pour [S]ai