‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 3)Chapitre 66 sur 170 · L*ASIE AU TEMPS DES SARGONIDES · texte numérisé non relu

L*ASIE AU TEMPS DES SARGONIDES

Kl nées après, assassiné par son neveu. Élissar voulut venger

éc son mari et ourdit une conspiration où l'aristocratie entra

^ tout entière. Découverte, elle s'empara par surprise d'une

à flotte qui se trouvait alors dans le port prête à mettre à la

' Yoile , y embarqua ses partisans et se dirigea vers l'Afri-

r que. Elle débarqua dans la Zeugitane, à l'endroit où les

Sidoniens avaient fondé plusieurs siècles auparavant la

lille de Eambê, acheta du terrain au roi des Liby-Phéni-

eiens et fonda sur les ruines de l'ancienne ville une ville

» nouvelle, Kiriath-Hadeshât^j dont les Grecs ont fait

s Karkhèdôn et les Romains Garthage '.

La fondation de Garthage fut pour Tyr ce que l'émigra- ;, tion de l'aristocratie sidonienne à Tyr avait été pour Sir don : le commencement de la décadence. Déjà sous Itho- : ImaI I*' les Assyriens avaient fait leur apparition en ^ Phénicie; Âssour-nazir-habal avait franchi le Liban et poussé jusqu'à la mer'. Les Tyriens suivirent à son égard la même politique que les Sidoniens avaient pratiquée à l'égard des Égyptiens; ils calculèrent qu'il serait plus profitable de se soumettre sans lutte que de résister à chances inégales et achetèrent la paix. La Phénicie du Nord, Ârad et Simyra, ne voulut pas suivre cet exemple et s'attira de rudes leçons : Arad s'allia aux rois de Damas contre Salmanasar, fut battue et pillée à plusieurs reprises. Quand, après le règne de Samsi-Bin, le pouvoir des Assyriens commença de décliner, Tyr cessa de reconnaître leur suzeraineté et fit l'économie du tribut qu'elle leur avait payé pendant un demi-siècle; mais cinquante ans plus tard, sur un ordre de Touklat-habal-asar II, elle se hâta de reprendre sa chaîne, et son roi, Hirom n, vint, en 742 , à Arpad apporter au vainqueur la rançon de ses suîets*. Dans l'intervalle, Sidon s'était emparée d* Arad, l'avait colonisée (vers 751)'*; l'autorité de Tyr sur la Phénicie avait décliné et Sidon avait repris l'ascen-

1. Prononcé probablement Kart-Hadshdt, — 2. Movers, Die PhcB' nisier, t. Il, 2"' Theil, p. 350-371. — 3. ^Voir p. 347-348. — 4. Voir p. 369. — 5. Movers, Die Phœnifier, t. II, !*•' Theil, p. 368-370.

dant. La défaite de Mutton n *■ , successeur à voulut profiter de Talliance de Retsin pour r indépendance, devint le signal d'une revoit de Chypre. Elouli^ réussit à Tétoufier; m l'exemple de son prédécesseur, il entra en TAssyrie, toutes les autres villes de Phénici nèrent et mirent leurs vaisseaux à la disposi manasar Y. Ëlouli abandonna la Tyr continec ferma dans la ville maritime, d'où il défia les € adversaires. La flotte phénicienne , montée pa riens, fut hattue, le siège changé en blocus ', manasar ni Saryoukin ne réussirent à triompl Saryoukin leva le siège après dix ans d'une résultat. Il se vengea de son échec, en 708, quête de Chypre *, et son fils Sin-akhè-irib fin raison de Torgueilleuse cité. U la prit en 700 le vieil Êlouli par Ithobaal II, qui se reconnui taire*. Cette défaite porta le dernier coup à ] continentale de Tyr. Sidon redevint la métr confédération, mais pour quelques années Vers 680, son roi Abdimilkout s'insurgea con akhè-idin, sans succès, comme toujours. Le rasa les murailles de Sidon et transporta une population en Assyrie '; Tyr recouvra un semb prématie, que son roi Baal compromit de neuve en s'alliant à FËthiopien Ourdamani contre A habal. Âssour-ban-habal eut bien vite raison d< tés d'indépendance; Baal implora et obtint son roi d'Arad, qui résista, succomba à la peine et f La Phénicie, épuisée d'hommes, ne bougea plui chute de Ninive •.

1. Il est appelé Mitenna par les textes assyriens. — 2. Ménandre, Louliya des textes cunéiformes. — 3. Voir p. 2 p. 401. — 5. Voir p. 405. Le fragment de Ménandre attribi trente-six ans de règne. Les monuments assyriens ne pl« mention de Mitenna vers 730 et la prise de Tyr en 700 qu Il est donc probable qu'il faut corriger en vingt-six le chi de Ménandre. — 6. Voir p. 423. — 7. Voir p. 430. — 8. Fi

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