‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 3)Chapitre 75 sur 170 · BIST. ANC · texte numérisé non relu

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baïde et les orages ne se produisent guère qu'une oa dem fois par siècle. Quelques jours après l'avènement de P» inétik, a la pluie tomba à Thèbes en petites gouttes^» qui n'était jamais arriyé auparavant*. » La bataille f s'engagea en avant de Péluse fut menée de p^^rt et d'auml avec une bravoure désespérée. Phanès avait laissé sea enfants en Egypte. Ses anciens soldats, les Garieûs et leslo-j niens au service de Pharaon, les égorgèrent sous ses yeiix,| recueillirent leur sang dans un grand vase à moitié pltal de vin, burent le mélange et se lancèrent comme deslorieux au plus fort de la mêlée. Vers le soir, la ligne égyp* tienne plia enfin et la déroute commença. Au lieu de raUiit les débris de ses troupes et de disputer le passage des» naux, Psamétik, perdant la tète, courut s'enfermer àmi Mempbis. Eambysès l'envoya sommer dei se rendre, mé la foule furieuse massacra les hérauts. Après quelqnil jours de siège, la ville fut prise. La Haute-Egypte se m mit sans résistance, les Libyens et les Gyrénéens n'att»! dirent pas qu'on les attaquât pour offrir un tribut. Us i^eule bataille heureuse avait suffi pour détruire rempaj des Pharaons* (533).

Cette chute rapide d'une puissance qui depuis des sièdsl défiait tous les efforts de l'Orient, et le sort de ce roi m n'était monté sur le trône que pour tomber aussitôt, reoplirent les contemporains d'étonnement et de pitié. Oi contait que, dix jours après la reddition de Memphis^le vainqueur voulut éprouver la constance de son prisonnier. Il fit défiler devant lui sa fille habillée en esclan, ses fils et les fils des principaux Égyptiens qu'on m^ nait à la mort, sans qu'il se departtt de son impassibiliti; Mais un de ses anciens compagnons de plaisir étant vent'

1. Héro<lote, 111, 10. Jusqu'à nos jours les gens de la Haute-Égjptt ont considéré la pluie eomme un événement de mauvais augure. Qi d'eux disait, au commencement du siècle, en parlant de l'eipéditis du général Bonaparte : « Nous savions qu'un grand malheur nous iiKnaçait : il avait plu à Thèbes un peu avant l'arrivée des Français. > - 2. flérodole, lU, \Ç^U\modotft, l, 68, Ignore Psamétik lîl, et Oé* sias, Prrsico, § O,\eiiotiim^ km^V^^^.

passer, couvert de haillons comme un mendiant, Pflamék éclata en sanglots et se battit le front de désespoir. Lambysès, étonné de cet excès de douleur chez un homme ui venait de marquer tant de fermeté, lui en fit demaner la raison. « A cette (juestion il répondit : « 0 fils de Eyros ! mes infortunes personnelles sont trop grandes pour qu'on les pleure, mais non pas le malheur de mon ami. Quand unhomme tombe du luxe et de l'abondance dans la misère au seuil de la vieillesse, on peut bien pleurer sur lui. » Lorsque le messager rapporta ces paroles àKamby- Ks, il reconnut que c'était vrai ; Kroesos éclata en pleurs, U aussi, — car il était en Egypte avec Kambysès, — et ms les Perses présents se mirent à pleurer. Même Ramifiés fut touché de pitié. » Il traita son prisomnier en roi t allait peut-être le rétablir comme vassal sur le trône d'ï!^ jrpte, quand il apprit que Psamétik conspirait contre lui. le fit mettre à mort* et confia le gouvernement de l'É- ^pte au Perse Aryandès*.

1. Hérodote, III, 14-1&. P*aprè9 Gtéslan, ^ma,$ 9, le rpi 4'égypte t envoyé à Suse et y mourut prisonnier. » 2. Hérodote, IV, 166. Yoioi tableau de la famille Saïte depuis Tawnekht :

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