SA ASSUR A-NA KA - SA - DI IL - U - KA
d* Âssour pour la conquête il vint.
On remarquera que les noms propres d'hommes et de pays sont précédés de signes spéciaux qui les annoncent. J se met devant le nom de Naboukoudouroussour afin de montrer qu*il va être question d'un homme ; -Ji devant le nom d'Assour, pour montrer qu'il va être question d'un pays. Nàboukoudour-oiusour est formé de trois éléments significatifs, dont le premier est un nom divin, celui de Nebo: ce fait est annoncé par la présence du signe idéographique des dieux >» f , derrière le dou vertical | et devant le signe idéographique du dieu Nebo &T:, . Les deux autres éléments sont également idéographiques, mais leur valeur est prouvée par la variante purement syllabique, T »^
^ , NA'Bi'UV'KU-DU'VM'Bi-U'TsU'URy dcs bricTues de Ba-
bylone. Le nom de l'Assyrie est écrit avec l'idéogramme du dieu Assour t^^yp^^ précédé du déterminatif des ^ys
584 CHAPITIffi XV
'^. Les autres mots sont écrits syllabe à syllabe anmoja des signes ordinaires dont j*ai donné le tableau \
Le système cunéiforme, légèrement modifié, fut eitj ployé à écrire, outre les dialectes sémitiques de l'Assyrie, quatre autres langues non ariennes *, les dialectes tounniens de la Ghaldée\ de la Médie*, de la Susiane etk langue des gens d'Ourarti. Vers le \f siècle avant note ère les Iraniens s'en emparèrent et firent , parmi les signes, un choix destiné à rendre les articulations de leur langoe'.] De cette opération sortit le système des cunéiformes arieiu le plus simple de tous et le plus facile à lire. La piopailj des signes qui le composent sont alphabétiques ; quelque)' uns sont restés syllabiques ou sont employés comme idéi^ grammes. 11 n'a jamais servi à écrire que les inscripticwl rédigées dans les dialectes iraniens de la Perse et de h Médie au temps des rois Achéménides : apparu avecKyro5,| il disparait deux siècles plus tard avec Darios Codoman.
Ijes éerltinres égyptleai L'alphabet) le syllabaire 9 les «If^ea déticnaÊmmÛËt»
Lorsqu'à la renaissance des lettres, les savants s'occo*
fièrent de recueillir les fragments relatifs à l'antiquité, te ivres consacrés aux écritures de l'Egypte et en particolier des hiéroglyphes d'HorapoUon attirèrent leur attention. Égarés par les témoignages grecs et latins, les uns erronés, les autres mal compris, ils imaginèrent que les caractères hiéroglyphiques représentaient chacun une idée. Pendait
deux siècles et demi, les savants perdirent leur temps i
1. Pour rëtude de Tass^en, voir Oppert, Expédition en Mésopotami,\ t. II, et Grammaire assyrienne, 2* édit. Pans, 186*7; J. Menant, ieJJ^j haire assyrien, in>4% Paris, 1869-1872, et Leçons dépigraphie assyriaoi, ' in-8*, Paris, 1874; Sayce, Assyrian Grommar^ in-i 3 , Londres, 1872; E. Schrader, Die assyrisch - bahylonischen Keilinschrifien, in-8*, Leipzig. 1872. — 2. De là le nom de cunéiformes anariens qu*on a donné auisys* tèmes dans lesquels sont écrits ces quatre langues. — 3. Fr. Lenormant, Études accadiennes, 1-2, Paris, in-4% 1872-1874. — 4. Norris, Memoir» ihescythit version ofthe Behisiun inscription, dans le Journal of the royi Asiatic SocietY» No\. W, i^^tV. v — ^. Q^^rt^ Journal asiatique, i^ii tl. "
rechercher sur les rares monuments, sdors connus en Europe, les signes idéographiques dont les auteurs classiques leur donnaient le sens. Les uns, comme le jésuite Kircher, improvisèrent , de toutes pièces , un système ingénieux*; les autres, s'adressèrent à l'hébreu, auchaldéen, au chinois *, pour y retrouver des analogues à l'égyptien. Tous les efforts avaient été vains et le livre de l'Egypte semblait devoir rester scellé à jamais, lorsqu'en 1799 un officier d'artillerie français, M. Boussard, trouva, près de Aosette, une inscription rédigée en trois écritures : hiéroglyphique, démotique et grecque. Le texte grec montra que eétait un décret solennd, rédigé par les prêtres, en l'honneur d'un Ptolémée, le cinquième du nom. Silvestre de Sacy\ et bientôt après le Suédois Akerblad* en étudièrent la partie démotique qu'en raison de son aspect cursif on présumait être de nature alphabétique. Akerblad, avec une sagacité merveilleuse, démêla quelquesuns des principaux caractères du système nouveau qu'il avait sous les yeux, et dressa un premier alphabet démotique , dont la plupart des éléments sont restés acquis à la science : s'il avait persévéré dans la voie qu'il s'était tracée ^ il aurait peut-être résolu le problème des écritures égyptiennes. Rebuté par le mauvais état du texte hiéroglyphique, il laissa à d'autres le soin de reprendre son œuvre et de retrouver la clef du système.
Zoega avait remarqué déjà que les cartouches des obélisques devaient renfermer des noms de roi écrits au moyen de signes alphabétiques. Un savant anglais du plus grand mérite. Th. Young, essaya de reconstituer l'alphabet des cartouches. De i8i4à 1818, il s'exerça sur les divers systèmes d'écriture égyptienne, et sépara mécaniquement les groupes différents dont se composaient le texte hiéroglyphique et le texte démotique de l'inscription de Rosette. Après avoir déterminé, d'une manière plus ou moins exacte, le sens de chacun d'eux, il en essaya la lecture :
1. Kircher, Œdipns Mgyptiacus, T, Romae, 1 652- 1 654, 3 parties en 4 vol. — 2. De Guignes, dans les Mémoires de V Académie des inscriptions et belles-lettres, XXIX., 11, XXXIV* i. — 3. Lettre au citoyen Chaptal sur t inscription égyptienne du monument de Rosette, in-8*, Paris, 1802. — &. Lettre sur l'inscription égyptienne du monument de Rosette ^vûl-%* y \^*k*
ki signes du cartouche ( * ^ ^ ^ ^ P J lui parorent a-
primer le nom de Ptolémée, sans qu'il réussit à leur assigner à tous leur valeur exacte. Il reconnut que ■««et
\\ répondaient à p, t, i; mais il oonsîd^a |^ comme m caractère superflu « et donna au lion couché, j%^ k vtleor
syllabique ole, à .<= celle de ma, à y celle de d5« me Encouragé par ce succès relatif, il prit le^ nom de Béfé* nice dans les textes de la Description de FÈgypte, et ciN^ cha à déterminer le son des hiérc^yphes qui le crMBpft-
saient Analysant f^ \^\ '^ ^ % J * ^ trouva les lecture
^ = BiM, <=► = «, A«^ =. ;ir, ^ =« «, KEN; il considérai comme inutile « ainsi que * et %. Défalquant les fausses valeurs qu'il avait cru découvrir, restait un total de dnq caractères exacts : ■» P; a» r; H» /; ""^^ n; et « — , F, f,
Îu'il avait reconnus. Toutes ses tentatives pour aller an elà restèrent infructueuses : il déchiffra Arsinoé, où il y avait le titre Aatokrator, et Evergétés où il y avait KcBSQr\ Ses idées étaient justes en partie» mais sa méthode imparfaite; il entrevit la terre promise, mais sans pouvoir y entrer.
Le véritable initiateur fut François Champollion» qu'on appelle Champollion le Jeune pour le distinguer de son frère aine, ChampoUion-Figeac. Dès son enfance, il s'était livré à l'étude des langues orientales et surtout à celle do copte, n publia, de 1811 à i8id, les deux premiers volumes d'un ffrand ouvrage intitulé : YÉgypte sou$ les Phor raons, dans lequd il rétablissait au moyen des documents coptes la géographie nationale de l'Egypte* La comparaison des monuments avec les manuscrits le porta à reconnaître que les trois systèmes de l'écriture égyptienne, l'hiératique, le démotique et l'hiéroglvphique ne différaient pas en résdité : l'hiératique et le démotique n'étaient que des tracés de plus en plus cursifs de récriture ordinaire^ Après avoir cru fermement que les hiéroglyphe:»
1. Th. Yonng, Arehœolofta, 1017, AVU, t>o; XncycUpgBdm Brà. 4*ediL IV, i" part; Account of ducottenu in iùro^lytiUc UUnUmre, 8*, LuidoD,
lient des signes d'idées, ii finit par reconnaître qu'ils lient des signes de sons, et repnt, vers 1821, le proàme que M. Young n'avait pas résolu. Le premier résult de ses travaux, publié en septembre 1822 , dans une tre adressée à M. Dacier, secrétaire perpétuel de TAcamie des inscriptions et belles-lettres, fut accueilli avec le curiosité mâée de quelque incrédulité. Le Précis itL jUme hiéroglyphique, paru deux ans plus tard, convainlit toutes les personnes de bonne fm et ne laissa sub- .ter aucun doute sur f authenticité de la déoouverta uunpoUion, après avoir décomposé le nom de Ptcdànée
1k, p; ^, t; 1^, o;J«,i;^=s,jif;n,/;P,ar, essaya les leurà qu'il avait obtenues sur les cartouches
et de
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il lut les noms de Bérénice , de Cléopatre et d^Alexandrew obtint de la sorte un idphabet
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