De:‘éronome, xxxiv, 6, — 2, Josus, xx
lites : Jebus, Gibeon au sud, Laïs au nord et d’autres moins importantes. L’arche d'alliance, établie d’abord à Guilgal en ‘avant de Jéricho, puis à Shilo et confiée à la garde d’Éphraim, demeura le sanctuaire commun de la uation.
La Palestine et la phénicie au temps des guges.
Josué n’eut pas de successeur. Le culte national fut maintenu tant bien que mal après sa mort, «tout le temps des anciens qui lui survécurent, » et la conquête cont-3a ; mais le manque d’unité dans le commandement et le dé. cousu des efforts individuels ne permirent pas d'obtenir des résultats décisifs. Au sud, Juda et Siméon battirent les Ca nanéens à Bezek et chassèrent toutes les tribus indigènes qui habitaient la montagne des Amorrhéens, à l’exception des Jébusites : ils n’osèrent pas affronter en rase campa< gne les chariots et les lourds bataillons vêtus de fer des Philistins. Au centre, Manassé négligea de prendre Bethshean et sa banlieue; Taanak et Mageddo, situées sur la grande route d'Égypte en Mésopotamie et placées sous Ja surveillance spéciale des Pharaons, ne furent pas attaquées. Au nord, les petites tribus d’Asher, de Zébulon, de Naph- \ali, d’Issashar et de Dan purent à peine occuper la moindre partie du territoire qui leur avait été assignée!.
De ce côté, les enfants d'Israël avaient rencontré dans les Sidoniens de redoutables adversaires. Pendant quatre siècles, la Phénicie avait payé tribut à Pharaon, et s’était trouvée heureuse d’acheter, au prix de quelques sacrifices, le monopole du commerce égyptien. Elle avait tiré le plus grand parti possible de la protection que l’Égypte lui avait accordée et du développement que l’ouverture des riches marchés du Delta avait donné à sa marine. L’essor de la colonisation dans la mer Égée avait été arrêté, il est vrai, par l’influence toujours croissante des Grecs et par les migrations des peuples de la mer : chassés de la Crète